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	<title>JFK l'assassinat les questions</title>
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		<title>Les derniers mois de la vie d'Oswald</title>
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		<dc:creator>Pierre NAU</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le comportement d'Oswald &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans est d&#233;concertant. Apr&#232;s avoir trouv&#233; un emploi subalterne qui ne l'int&#233;resse gu&#232;re il reprend des activit&#233;s politiques pour le moins contradictoires. Tout d'abord il essaie manifestement d'infiltrer les milieux anticastristes en prenant contact avec Carlos Bringuier responsable de l'association des &#233;tudiants cubains. Il lui fait part de ses intentions et fait valoir aupr&#232;s de ce dernier de r&#233;elles capacit&#233;s de lutte et d'aptitudes &#224; organiser ou (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;Lee Harvey Oswald&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=justify&gt;Le comportement d'Oswald &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans est d&#233;concertant. Apr&#232;s avoir trouv&#233; un emploi subalterne qui ne l'int&#233;resse gu&#232;re il reprend des activit&#233;s politiques pour le moins contradictoires. Tout d'abord il essaie manifestement d'infiltrer les milieux anticastristes en prenant contact avec Carlos Bringuier responsable de l'association des &#233;tudiants cubains. Il lui fait part de ses intentions et fait valoir aupr&#232;s de ce dernier de r&#233;elles capacit&#233;s de lutte et d'aptitudes &#224; organiser ou &#224; contrer des actions de gu&#233;rilla &#233;tant donn&#233; son pass&#233; de Marine. Paradoxalement, peu de temps apr&#232;s, il se fait remarquer en distribuant des tracts pro castristes sur la voie publique. A cette occasion, il se met bien en &#233;vidence, de fa&#231;on &#224; ce qu'on le remarque. Voil&#224; des attitudes bien &#233;tranges et peu habituelles chez Oswald qu'on pr&#233;sente volontiers comme un &#234;tre reclus, discret et peu communicatif. Mais Oswald n'en reste pas l&#224;. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; et tr&#232;s vite lib&#233;r&#233; moyennant une amende symbolique de 10$ il r&#233;cidive peu apr&#232;s et devant les cam&#233;ras de t&#233;l&#233;vision cette fois-ci. Contrairement &#224; la fois pr&#233;c&#233;dente, il n'est pas arr&#234;t&#233; et un producteur de m&#233;dia local lui propose de participer &#224; un d&#233;bat radiophonique. A cette &#233;mission, il intervient comme repr&#233;sentant du mouvement Fair Play for Cuba face &#224; un anti castriste qui n'est autre que Bringuier avec qui il &#233;tait entr&#233; en contact &#224; son arriv&#233;e &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans. Car entre temps, Oswald a cr&#233;&#233; une section du mouvement dans cette ville qui n'a jamais compt&#233; qu'un seul membre, lui-m&#234;me. Cette section dispara&#238;tra d'ailleurs compl&#232;tement au d&#233;part d'Oswald de la ville. Quel est le r&#244;le exact d'Oswald &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Manifestement Oswald ne s'est pas rendu dans cette ville dans le seul but de trouver un emploi. M&#234;me si la description faite par la Commission Warren est s&#233;duisante elle est peu convaincante. Elle nous dit qu'Oswald, d&#233;prim&#233; et d&#233;sesp&#233;r&#233; de ne pas trouver un emploi, &#233;prouve le mal du pays et pense avoir plus de chance de trouver un travail correspondant &#224; ses aptitudes dans la ville de son enfance. Touchant, un rien m&#233;lo mais peu probable. S'agissant de l'emploi finalement trouv&#233; on ne peut pas dire qu'Oswald ait pleinement r&#233;ussi dans sa qu&#234;te. Au contraire on opposera que les emplois pr&#233;c&#233;dents d'Oswald &#233;taient au moins aussi valorisant que celui consistant &#224; graisser des machines dans une fabrique de la Nouvelle Orl&#233;ans. Si ce n'est pas pour l'unique recherche d'un emploi il faut chercher une autre explication dans ses activit&#233;s politiques. A ce propos on fera observer que c'est la seule fois de sa vie qu'Oswald d&#233;ploiera une activit&#233; militante qu'on ne lui soup&#231;onnait pas auparavant. Sa pens&#233;e politique et son engagement &#233;tait jusqu'alors d'ordre intellectuel et th&#233;orique. Pourquoi donc un tel changement d'attitude ? Est-il vraiment spontan&#233; et &#224; la seule initiative de l'int&#233;ress&#233; ? Il est difficile de r&#233;pondre tr&#232;s clairement &#224; cette question.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'observation des faits on peut en d&#233;duire qu'Oswald cherche &#224; infiltrer les milieux anticastristes pour mieux les d&#233;stabiliser ensuite en se mettant en &#233;vidence en pleine rue en train de distribuer des tracts d'une organisation oppos&#233;e aux th&#232;ses des r&#233;fugi&#233;s castristes. Cette activit&#233; d'agitateur ne correspond pas au personnage et peut difficilement &#234;tre le fruit d'un pur hasard. Un &#233;v&#233;nement compl&#233;mentaire vient accr&#233;diter cette th&#232;se. L'arrestation d'Oswald et sa lib&#233;ration rapide alors qu'il vient de d&#233;velopper une activit&#233; subversive laissent perplexes. A une &#233;poque o&#249; la tension &#233;tait extr&#234;me entre les Etats-Unis et Cuba, l'appartenance &#224; un mouvement de soutien &#224; la r&#233;volution castriste et la d&#233;monstration d'un activit&#233; militante dans ce domaine n'&#233;tait pas recommand&#233;e et passible de peines plus lourdes que celle &#224; laquelle Oswald a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; savoir quelques heures de d&#233;tention et 10 malheureux dollars d'amende. Un autre fait assez peu comment&#233; ou enqu&#234;t&#233; par la Commission Warren, concerne la visite d'un agent du FBI qui viendra interroger Oswald &#224; la demande de ce dernier lors de sa br&#232;ve d&#233;tention. Il est gu&#232;re probable que la conversation se soit limit&#233;e &#224; parler du voyage d'Oswald en URSS. Si Oswald avait eu des choses &#224; dire dans ce domaine il aurait profit&#233; des occasions fournies lors des rencontres pr&#233;c&#233;dentes avec des repr&#233;sentants de l'agence f&#233;d&#233;rale &#224; Dallas. Cette rencontre &#233;tait-elle alors convenue ? Extravagant ? Pure invention ? Pas si s&#251;r ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Quittons le champ des suppositions et revenons en aux faits. Marina d&#233;clare que son mari quelque peu secou&#233; par son arrestation avait d&#233;cid&#233; de mettre pour un temps ses activit&#233;s militantes entre parenth&#232;ses. Admettons. On observera qu'il ne faut que quelques jours &#224; Oswald pour se remettre de sa m&#233;saventure et qu'il repart de plus belle dans ses activit&#233;s subversives. En revanche, point d'arrestation cette fois-ci, alors que la t&#233;l&#233;vision le filme en plein effort. R&#233;cidiviste, logiquement et en toute rigueur il aurait du &#234;tre arr&#234;t&#233; et condamn&#233; &#224; une peine plus lourde que la fois pr&#233;c&#233;dente. Il n'en est rien et on lui fournit m&#234;me l'occasion de se mettre encore davantage en valeur, en participant &#224; une &#233;mission radiophonique. Aussi, le plus naturellement du monde, il continue son entreprise de d&#233;stabilisation de la r&#233;action anticastriste en d&#233;veloppant les th&#232;ses du Fair Play for Cuba Commitee sans en r&#233;f&#233;rer d'ailleurs au bureau national du mouvement. Rappelons qu'Oswald avait cr&#233;&#233; cette antenne &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans de sa propre initiative. Lors de ce d&#233;bat il se montrera habile &#233;vitant de perdre son sang froid m&#234;me s'il est un temps un peu d&#233;stabilis&#233; lorsque son passage en URSS est &#233;voqu&#233;. La qualit&#233; de son intervention laisse &#224; penser que l'intervention &#233;tait pr&#233;par&#233;e et que le contenu des d&#233;clarations avait &#233;t&#233; soigneusement mis au point. Le producteur responsable de l'&#233;mission fut d'ailleurs agr&#233;ablement surpris par le comportement d'Oswald et par la tenue de ses propos.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour toutes ces raisons il est difficile de croire que tous ces &#233;v&#233;nements aient &#233;t&#233; &#224; la seule initiative d'Oswald. Les indices d&#233;cel&#233;s &#224; l'examen des faits expos&#233;s plus haut portent &#224; croire qu'Oswald &#233;tait, &#224; son insu pour le moins ou de son plein gr&#233;, en mission &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans. La bienveillance dont a fait preuve le FBI vis &#224; vis d'Oswald, apr&#232;s sa lib&#233;ration, laisse supposer qu'elle le contr&#244;lait ou qu'elle s'en servait. La d&#233;stabilisation de toute organisation anticastriste sur le sol am&#233;ricain pr&#233;sentait un certain int&#233;r&#234;t, dans la mesure o&#249; de tels groupuscules pouvaient par leurs agissements, &#234;tre un frein au d&#233;but de r&#233;chauffement des relations am&#233;ricano-sovi&#233;tiques. N'oublions pas que Kennedy venait de rencontrer Khroutchev &#224; Vienne et que porter atteinte &#224; l'int&#233;grit&#233; d'un &#233;tat satellite (Cuba) par l'activit&#233; d&#233;bordante d'organisations anti-castristes, risquait de remettre en cause un processus encore fragile. C'est la raison pour laquelle les agissements d'Oswald pr&#233;sentait un r&#233;el int&#233;r&#234;t.&#8232;Apr&#232;s l'&#233;mission, Oswald ne s'attarde gu&#232;re &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans. Toutefois, il semble qu'il n'ait pas rejoint sa famille &#224; Dallas imm&#233;diatement et qu'il ait fait un crochet &#224; Mexico-City.&lt;br class='autobr' /&gt;
2 - Le s&#233;jour &#224; Mexico :&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons vu plus haut qu'Oswald aurait parl&#233; pour la premi&#232;re fois de son voyage &#224; Mexico City &#224; sa femme Marina dans le courant du mois d'ao&#251;t. Il lui aurait fait part &#224; cette occasion de son intention de rejoindre Cuba de l&#224; bas avant de gagner l'Union sovi&#233;tique ult&#233;rieurement. Le sc&#233;nario semble cr&#233;dible et possible de la part de quelqu'un qui est d&#233;j&#224; pass&#233; une premi&#232;re fois &#224; l'Est. Pour plus de s&#233;curit&#233;, Oswald demande m&#234;me &#224; son &#233;pouse de parler &#224; personne de son voyage au Mexique. Quelque soit le r&#233;el motif de son voyage, on comprend ais&#233;ment que se pr&#233;parant &#224; une nouvelle d&#233;fection il n'en fasse pas de la publicit&#233; autour de lui. Aussi on ne comprend pas l'attitude d'Oswald quand au cours de son voyage il fait part de ses intentions de se rendre &#224; Cuba avant de rejoindre l'URSS. Pour quelqu'un qui d'ordinaire est avare de ses propos et peu communicatif, l'attitude a de quoi surprendre. Ceci d'autant plus qu'il vient de faire part &#224; sa femme de recommandations de discr&#233;tion bien compr&#233;hensible. Alors pourquoi agit-il de la sorte ? S'il avait voulu se faire remarquer, il faut bien convenir qu'il ne s'y serait pas pris autrement. A cette &#233;tranget&#233;, nous ne pouvons qu'&#233;mettre des hypoth&#232;ses tant les informations dont on dispose sur Oswald &#224; ce moment l&#224; sont limit&#233;es :&#8232;- soit des gens ont confondu Oswald avec quelqu'un d'autre qui avait une certaine ressemblance avec ce dernier. Apr&#232;s tout c'est possible et Oswald ne serait pas le premier &#224; avoir un sosie. L&#224; encore ce n'est pas le fruit de l'imagination, mais la diff&#233;rence d'attitude par rapport au personnage habituel d'Oswald qui le sugg&#232;re ;&#8232;- soit Oswald en d&#233;clarant ses intentions, cherchait &#224; masquer une mission d'une toute autre nature dans la capitale mexicaine ;&#8232;- soit quelqu'un lui ressemblant avait pour mission de se faire remarquer dans le but de compromettre Oswald.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des trois hypoth&#232;ses &#233;voqu&#233;es seule les deux premi&#232;res paraissent recevables. En effet si quelqu'un avait l'intention de se faire passer pour Oswald et le compromettre dans l'attentat &#224; venir contre le Pr&#233;sident Kennedy, c'est &#224; Dallas qu'il l'aurait fait et non pas &#224; Mexico City. On peut donc presque rejeter cat&#233;goriquement la derni&#232;re hypoth&#232;se. Pour ce qui concerne les deux autres suppositions il est plus d&#233;licat de trancher. Si la diff&#233;rence d'attitude d'Oswald interpelle au point d'imaginer que des personnes bien intentionn&#233;es aient cru voir Oswald alors qu'il s'agissait de quelqu'un d'autre, il faut bien reconna&#238;tre que les &#233;l&#233;ments dont nous disposons pour &#233;tayer une telle hypoth&#232;se sont bien minces. Il reste donc l'hypoth&#232;se selon laquelle Oswald avait une autre mission &#224; Mexico que celle qu'il avait bien voulu r&#233;v&#233;ler &#224; sa femme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Revenons sur la mission avou&#233;e d'Oswald consistant &#224; obtenir un visa pour la Havane avant de se rendre en URSS. Oswald se rend donc confiant &#224; l'ambassade de Cuba o&#249; il esp&#232;re obtenir rapidement et facilement le pr&#233;cieux document. Apr&#232;s tout il a toutes les raisons du monde d'&#234;tre confiant. N'a-t-il pas obtenu 3 ans plus t&#244;t en 2 jours un visa pour se rendre en Union sovi&#233;tique. Aussi les quelques jours qu'il a pr&#233;vu de passer &#224; Mexico doivent suffire. Aussi, Oswald a de quoi &#234;tre surpris quand il voit la tournure que prennent les &#233;v&#233;nements et en particulier quand on lui annonce qu'il lui faut obtenir un visa russe avant de se rendre &#224; la Havane et que 4 mois sont n&#233;cessaires. Surpris, Oswald se met en col&#232;re et une vive discussion s'en suit avec le consul de l'ambassade. Encore une fois, au risque de se r&#233;p&#233;ter on reste dubitatif face &#224; l'attitude d'Oswald. Comment oublier un tel individu apr&#232;s un &#171; show &#187; si peu discret. Mais peut-&#234;tre &#233;tait-ce le but pour masquer une autre facette de la venue d'Oswald &#224; Mexico ? Car en dehors de sa venue &#224; l'ambassade de Cuba on sait rien, du moins pour le commun des mortels, de l'emploi de Lee Harvey Oswald &#224; Mexico City. Il aurait occup&#233; son temps &#224; visiter des mus&#233;es et &#224; assister &#224; des corridas. Pourquoi pas. On objectera toutefois que personne ne peut t&#233;moigner sur l'emploi du temps complet d'Oswald pendant son s&#233;jour &#224; Mexico. Il a tr&#232;s bien pu rencontrer discr&#232;tement et en l'absence de regards indiscrets d'autres personnes ayant un lien avec l'assassinat &#224; venir. Car on ne peut pas raisonnablement exclure l'hypoth&#232;se selon laquelle Oswald venait &#224; Mexico City dans le cadre de l'assassinat pour y rencontrer des complices ou des individus plus ou moins impliqu&#233;s dans ce projet. Autrement, il avait bien mieux &#224; faire en restant au Texas &#224; s'activer &#224; la pr&#233;paration de l'attentat surtout s'il se trouvai &#234;tre l'unique assassin comme l'a pr&#233;tendu par la suite la Commission Warren. Rappelons qu'Oswald aurait &#233;t&#233; &#224; l'origine de la tentative d'attentat calamiteuse &#224; l'encontre du G&#233;n&#233;ral Walker et que dans ces conditions il devait tout particuli&#232;rement pr&#233;parer un attenta autrement plus d&#233;licat techniquement. Ce qui veut dire un entra&#238;nement au tir r&#233;gulier et un rep&#233;rage des lieux. Or ce n'est visiblement pas ce qu'il est venu faire &#224; Mexico City.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien des &#233;l&#233;ments portent &#224; croire qu'Oswald est venu &#224; Mexico dans un double but. Le premier connu de tous consistait &#224; y &#233;tablir une demande de visa ce qui semble &#234;tre une activit&#233; annexe pour mieux en cacher une autre. Car comment expliquer le fait qu'Oswald ne cherchera jamais &#224; contacter Silvia Duran pour avoir des nouvelles de son visa et comme cette derni&#232;re le lui avait propos&#233;e en lui donnant ses coordonn&#233;es. Pour quelqu'un de d&#233;termin&#233; &#224; quitter son pays, comme on l'a pr&#233;tendu par la suite, l'attitude est pour le moins &#233;trange. Restons en l&#224; pour l'&#233;pisode mexicain et venons en maintenant &#224; l'examen des faits et gestes d'Oswald de retour &#224; Dallas 2 mois avant l'attentat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Commentaires sur les faits et agissements d'Oswald &#224; son retour &#224; Dallas :&lt;br class='autobr' /&gt;
A son retour de Mexico City nous avons vu qu'il ne rejoint pas imm&#233;diatement sa famille. Oswald demeure quelques temps &#224; Dallas. Pourquoi cette d&#233;cision ? Le but avou&#233; &#224; sa femme de son voyage n'&#233;tait-il d'obtenir un visa pour Cuba et &#224; ce titre il &#233;tait tout naturel qu'il la rejoigne d&#232;s son arriv&#233;e &#224; Dallas pour lui faire part des r&#233;sultats de sa d&#233;marche. On nous dit qu'Oswald pr&#233;f&#232;re rester seul &#224; Dallas, s'inscrire &#224; l'agence pour l'emploi locale avant de retrouver les siens. Apr&#232;s tout la d&#233;marche est louable pour un homme qui a la charge d'une famille qui va prochainement s'agrandir. Toutefois, un crochet par Irving pour retrouver les siens ne l'aurait pas consid&#233;rablement retard&#233; dans ses d&#233;marches. Ce n'est donc que le week-end du 4 et 5 octobre qu'il rejoint en auto-stop Irving, car Marina qui ne souhaitait pas le revoir avait interdit &#224; Ruth Paine d'aller chercher Lee en ville comme ce dernier le lui avait demand&#233; au t&#233;l&#233;phone. Que s'est-il donc pass&#233; et quel a &#233;t&#233; l'emploi du temps d'Oswald entre le 3 octobre au soir jour de son arriv&#233;e et pendant la journ&#233;e du 4 octobre avant qu'il ne rejoigne le domicile des Paine. Il est difficile d'imaginer que la seule recherche d'un emploi ait &#233;t&#233; la seule activit&#233; d'Oswald pendant cette p&#233;riode. Il avait s&#251;rement un autre motif, suffisamment important pour ne pas rejoindre sa famille directement ou ne pas au moins la pr&#233;venir. Oswald avait l'habitude de t&#233;l&#233;phoner r&#233;guli&#232;rement &#224; sa femme quand il &#233;tait seul la semaine &#224; Dallas. Dans ces conditions, on ne comprend pas tr&#232;s bien pourquoi il aurait chang&#233; ses habitudes sauf si des affaires importantes &#224; r&#233;gler le lui imposaient. Dans ce cas, on comprend mieux sa discr&#233;tion et sa prudence.&#8232;Mais alors quelles &#233;taient les t&#226;ches qu'Oswald avaient &#224; accomplir dans la journ&#233;e du 4 octobre. La r&#233;ponse r&#233;side s&#251;rement dans ses activit&#233;s et dans le but de son voyage &#224; Mexico. La mission d'Oswald &#224; Mexico comportait probablement autre chose qu'une simple demande de visa pour Cuba. Si le voyage a un rapport avec l'attentat, comme c'est probable, Oswald avait dans ce cadre une bonne raison de se rendre dans la capitale mexicaine. Devait-il &#233;tablir des contacts en vue d'une retraite des participants &#224; l'attentat ou de son propre repli ? Servait-il d'interm&#233;diaire pour &#233;tablir les conditions d'acheminement des membres du complot &#224; Dallas ? Sa connaissance de la ville pouvait &#234;tre un atout et pr&#233;sentait un r&#233;el int&#233;r&#234;t pour une conspiration projetant un assassinat dans cette ville. S'est-il entra&#238;n&#233; discr&#232;tement, dans un coin isol&#233; au maniement des armes en vue de la pr&#233;paration de l'attentat du 22 novembre ? Ce qui est s&#251;r c'est qu'il ne s'est pas servi de son arme rest&#233;e &#224; Dallas et dont il ne se servira pas davantage dans les semaines pr&#233;c&#233;dant l'attentat. Quoiqu'il en soit, le voyage &#224; Mexico ne peut r&#233;pondre qu'&#224; la logique de pr&#233;paration de l'attentat de Dealey Plaza. Dans le cas contraire, c'est &#224; dire si l'escapade mexicaine n'est autre qu'une simple demande de visa, l'attitude d'Oswald seul et unique assassin suppos&#233; du Pr&#233;sident Kennedy est compl&#232;tement incoh&#233;rente. Or jusqu'&#224; pr&#233;sent, tout ce qu'&#224; entrepris Oswald, trop facilement catalogu&#233; comme un &#234;tre d&#233;s&#233;quilibr&#233; et instable, r&#233;pondait &#224; une certaine logique. On voit mal pourquoi sa d&#233;marche intellectuelle changerait subitement.&#8232;Apr&#232;s le week-end pass&#233; chez les Paine ? Oswald se met &#224; la recherche d'un travail d&#232;s le 7 octobre. Il loue une chambre en ville et entame sa qu&#234;te d'un emploi. Hormis le temps consacr&#233; &#224; cette activit&#233;, on nous assure qu'Oswald passe son temps &#224; lire dans sa chambre, ne re&#231;oit personne et ne sort pas le soir. Etonnant pour quelqu'un qui est suppos&#233; accomplir dans un peu plus d'un mois le meurtre tr&#232;s d&#233;licat de Dealey plaza. Il ne s'entra&#238;ne pas &#224; la pratique du tir alors qu'il en a apparemment besoin si l'on consid&#232;re son fameux rat&#233; quelques mois plus t&#244;t dans sa tentative de supprimer le G&#233;n&#233;ral Walker. Il ne proc&#232;de pas non plus au rep&#233;rage des lieux o&#249; il est suppos&#233; agir dans quelques semaines. Curieux comportement pour la pr&#233;paration du meurtre du si&#232;cle ! A ces constations il vient naturellement deux choses &#224; l'esprit.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Oswald n'a pas pr&#233;m&#233;dit&#233; de longue date l'assassinat de Dealey Plaza&lt;br class='autobr' /&gt;
Il agira donc dans quelques temps sous l'effet d'une pulsion incontr&#244;lable et ce juste avant l'arriv&#233;e du Pr&#233;sident &#224; Dallas. En effet, les raisons d'Oswald d'en vouloir au Pr&#233;sident ont d&#251; &#234;tre soudaines. Cette d&#233;duction vient &#224; l'esprit si l'on garde en m&#233;moire une conversation intervenue le 25 octobre. Bavardant avec Micha&#235;l Paine et un ami de ce dernier, il louait alors l'action de Kennedy dans le domaine de la d&#233;fense des libert&#233;s. On comprend mal dans ces conditions les raisons qui ont pu pousser Oswald &#224; changer radicalement d'avis au point d'attenter &#224; la vie du Pr&#233;sident Kennedy.&lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-&#234;tre les circonstances g&#233;ographiques favorables de l'emplacement qu'il d&#233;croche enfin gr&#226;ce &#224; l'intervention de l'amie de la famille Ruth Paine ont &#233;t&#233; un facteur d&#233;clenchant dans sa pulsion soudaine. En effet, l'emploi d'Oswald se trouve &#234;tre un travail de magasinier au sein du D&#233;p&#244;t de livres scolaires sur Dealey Plaza, l&#224; o&#249; dans un mois et neuf jours le cort&#232;ge pr&#233;sidentiel doit passer. Il faut bien admettre que trouver un emploi &#224; un endroit aussi sensible et strat&#233;gique ressemble &#224; un concours de circonstances tel qu'il suscite bien des interrogations.&#8232;En admettant qu'Oswald soit bien l'assassin unique, on comprend mal l'attitude du FBI. Ce dernier s'int&#233;resse &#224; Oswald depuis son retour d'URSS et continue de le faire &#224; l'automne 1963. A deux reprises, l'agent James Hosty se rend au domicile des Paines, le 1er et le 5 novembre, dans le but de rencontrer et d'interroger Oswald. Si le FBI a &#233;t&#233; si prompt &#224; interroger Oswald sur ses activit&#233;s d'outre rideau de fer, il faut bien admettre qu'il a fait preuve d'une singuli&#232;re l&#233;g&#232;ret&#233; en laissant Oswald occuper un emploi &#224; un endroit pareil. La seule explication &#224; une telle attitude r&#233;side dans le fait qu'Oswald n'&#233;tait s&#251;rement pas consid&#233;r&#233; comme un &#234;tre dangereux, susceptible d'attenter &#224; la vie du Pr&#233;sident par l'agence f&#233;d&#233;rale.&#8232;Toutefois, le FBI a alors commis une erreur d'appr&#233;ciation incroyable de la part d'une agence dont le professionnalisme n'est plus &#224; d&#233;montrer. Pourtant le profil d'Oswald et ses id&#233;es, aurait d&#251; aiguiser la vigilance du FBI quand on sait l'obsession qu'avait le grand patron du bureau de l'&#233;poque, Edgar Hoover, pour le communisme. Pour toutes ces raisons, Oswald plus que quiconque aurait du appara&#238;tre en t&#234;te de la liste des personnages potentiellement dangereux lors de la visite du Pr&#233;sident Kennedy &#224; Dallas. Force est de constater qu'il n'en a rien &#233;t&#233; parce que le FBI avait peut-&#234;tre toutes les assurances qu'Oswald ne pr&#233;sentait pas un r&#233;el danger.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voil&#224; donc Oswald install&#233; au Texas school books depository, effectuant son travail correctement et qui, fid&#232;le &#224; ses habitudes, ne se lie &#224; personne. Toute sa vie se d&#233;roule le plus naturellement du monde jusqu'au 17 novembre o&#249; surgit l'incident du coup de fil donn&#233; par Ruth Paine dans sa nouvelle chambre, &#224; Oak Cliff.&#8232;Depuis le 15 octobre, Oswald loue une nouvelle chambre. Mary Bledsoe, sa logeuse pr&#233;c&#233;dente, avait d&#233;cid&#233; de ne plus poursuivre leur collaboration sans aucune autre explication que celle consistant &#224; dire qu'elle ne l'aimait pas.&#8232;Le coup de fil provoque la ire d'Oswald, au moment o&#249; il apprend par sa femme que Ruth Paine avait tent&#233; de le joindre sans succ&#232;s par t&#233;l&#233;phone ? Manifestement Oswald est fortement contrari&#233; par cette tentative de prise de contact. Il faut dire qu'ayant lou&#233; sous un faux nom, O.H Lee, Ruth Paine n'avait aucune chance de le joindre et sa surprise fut vive quand la logeuse, Earlene Roberts, lui annon&#231;a que personne r&#233;pondant au nom d'Oswald n'occupait une de ses chambres. La r&#233;action d'Oswald ne peut s'expliquer autrement qu'en consid&#233;rant qu'il ne souhaitait pas &#234;tre d&#233;rang&#233;. Il ne peut s'agir comme on l'a un peu trop facilement dit d'une utilisation maniaque d'un alias. Par cons&#233;quent, on peut supposer que la nature de ses activit&#233;s conduisait Oswald &#224; agir de la sorte. Et dans ce cadre, la pr&#233;paration de l'attentat pourrait expliquer qu'il ait pris cette pr&#233;caution &#233;l&#233;mentaire. Malheureusement, personne n'a apparemment vu Oswald dans des activit&#233;s li&#233;es &#224; la pr&#233;paration d'un tel acte. Alors soit Oswald a &#233;t&#233; particuli&#232;rement discret dans ses d&#233;placements ou prises de contact &#233;ventuelles, soit il n'a toujours pas d&#233;cid&#233; d'abattre Kennedy. On observera toutefois qu'il n'est pas possible de contr&#244;ler tous les faits et gestes d'un individu 24 heures sur 24. Sauf bien &#233;videmment s'il est suivi en permanence, ce qui n'&#233;tait pas son cas. Sinon, l'organisme charg&#233; de sa filature s'est rendu coupable d'une n&#233;gligence particuli&#232;rement regrettable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oublions un instant l'hypoth&#232;se selon laquelle Oswald n'a toujours pas d&#233;cid&#233; d'assassiner le Pr&#233;sident et essayons de voir quels auraient pu &#234;tre les contacts d'Oswald dans les semaines pr&#233;c&#233;dant l'attentat. R&#233;capitulons les indices laissant supposer qu'Oswald a eu des contacts avec des individus pouvant avoir un lien avec l'attentat de Dealey plaza.&lt;br class='autobr' /&gt;
De retour de Mexico City Oswald ne revient pas chez lui directement et passe une journ&#233;e compl&#232;te &#224; Dallas. Cette p&#233;riode para&#238;t beaucoup trop longue pour la seule d&#233;marche de s'inscrire &#224; l'agence pour l'emploi locale. Il est probable que le 4 octobre &#224; Dallas Oswald avait rendez-vous avec quelqu'un. On peut facilement imaginer que le motif de leur rencontre &#233;tait li&#233; au voyage de Mexico City. A cette affirmation qui peut para&#238;tre gratuite et toute droite sortie de l'imagination, on peut opposer le fait qui suit et qui aurait tendance &#224; donner du poids &#224; cette hypoth&#232;se.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques temps auparavant, Oswald a probablement &#233;t&#233; vu par une r&#233;fugi&#233; cubaine, Silvia Odio, en compagnie de deux autres cubains dans son appartement de Dallas. Silvia Odio n'&#233;tait pas seule. Sa soeur Anita &#233;tait &#233;galement pr&#233;sente. Toutes deux reconna&#238;tront formellement Oswald comme la personne s'&#233;tant rendu &#224; leur domicile en compagnie des deux cubains. Malheureusement, pour une question de date le t&#233;moignage de Silvia Odio ne sera pas consid&#233;r&#233; comme digne de foi par la Commission Warren. Odio situait l'entrevue &#224; la fin du mois de septembre (le 26 ou le 27 septembre). Or,&#224; cette date Oswald &#233;tait suppos&#233; &#234;tre encore &#224; Mexico. Alors soit Mrs Odio se trompe, soit Oswald est revenu plus vite que pr&#233;vu, soit quelqu'un ressemblant &#224; Oswald est entr&#233; en sc&#232;ne. Evidemment, la Commission a opt&#233; pour la premi&#232;re &#233;ventualit&#233; et comme beaucoup de t&#233;moignages laissant entendre que l'assassinat n'&#233;tait pas le fait d'un seul individu, sa d&#233;position n'a pas &#233;t&#233; examin&#233;e avec tout le soin requis. Toutefois, m&#234;me s'il ne s'agit pas d'Oswald, son sosie avait fait part du meurtre en pr&#233;paration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oswald a &#233;t&#233; vu en compagnie de J.D.Tippit en discussion avec Jack Ruby au Carrousel la bo&#238;te de nuit de ce dernier par Beverly Oliver qui n'est autre que la fameuse &#171; Babouchka lady &#187; qui appara&#238;t sur le film d'Abraham Zapruder. Elle n'est pas la seule &#224; avoir aper&#231;u Oswald chez Ruby. Une de ses amies danseuses et une autre employ&#233;e de la boite de nuit de Ruby ont fait la m&#234;me constatation. Mais l&#224; encore, leurs t&#233;moignages ne retiendront pas l'attention de la commission qui maintiendra toujours qu'Oswald et Ruby ne se connaissait pas. Elle pr&#233;tendra que les t&#233;moins faisaient erreur ou pire qu'il n'&#233;taient pas fiables. Il est t&#244;t de m&#234;me difficile d'admettre que les trois personnes se soient tromp&#233;es et il n'y a pas de raisons objectives de rejeter cat&#233;goriquement leurs t&#233;moignages.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que dire de la r&#233;action de la Commission et de son analyse des d&#233;clarations des t&#233;moins pr&#233;cit&#233;s ? La premi&#232;re remarque qui vient &#224; l'esprit est de dire que beaucoup de t&#233;moins se trompent, surtout quand ils ne vont dans son sens. La seconde est d'ajouter qu'&#224; force de vouloir faire pr&#233;valoir une orientation elle perd sa cr&#233;dibilit&#233; au oint de friser quelques fois le ridicule. Pourtant &#224; la lecture de certains t&#233;moignages, en particulier ceux de Brennan et Markham principaux t&#233;moins &#224; charge d'Oswald, on est en droit d'&#234;tre encore plus dubitatif tant les incoh&#233;rences de leurs d&#233;clarations mettent mal &#224; l'aise. Mais pour eux, le doute n'a pas de place et la commission a ferm&#233; les yeux sur les quelques &#171; impr&#233;cisions &#187; de leurs propos tant ils allaient dans le sens souhait&#233; : un seul assassin, Lee Harvey Oswald.&#8232;Le 21 novembre, Oswald revient &#224; Irving accompagn&#233; par Will Frazier pour r&#233;cup&#233;rer dit-il des tringles &#224; rideaux qu'il a l'intention d'installer dans sa chambre. Pour la Commission Warren, l'intention d'Oswald est tout autre. Ce dernier vient r&#233;cup&#233;rer en fait le Mannlicher Carcano, le fusil avec lequel il va le lendemain tirer sur le Pr&#233;sident. Il &#233;tait temps. Car &#224; priori, il ne semble pas s'&#234;tre servi de l'arme depuis sa tentative calamiteuse d'attentat contre le G&#233;n&#233;ral Walker en avril dernier. L&#224; dessus, pour une fois, tout le monde est d'accord pour d&#233;clarer qu'Oswald ne s'est pas entra&#238;n&#233; depuis. Pour corroborer ce fait, aucune bo&#238;te de cartouches ne sera retrouv&#233;e dans ses effets personnels. Oswald n'avait donc &#224; sa disposition que 4 balles. 3 ont &#233;t&#233; tir&#233;es, selon la Commission Warren, sur le cort&#232;ge pr&#233;sidentiel et une restait dans le magasin de l'arme quand celle-ci a &#233;t&#233; d&#233;couverte derri&#232;re une pile de livres au cinqui&#232;me &#233;tage du d&#233;p&#244;t de livres scolaires. Quel sens de l'&#233;conomie et quelle optimisation des moyens mis &#224; disposition serait-on tent&#233; de dire. Enfin un dernier &#233;l&#233;ment est troublant dans les faits et gestes d'Oswald juste avant d'accomplir le crime dont on l'accuse. Le matin du 22 novembre avant de partir, Oswald laisse dans sa chambre son alliance et 170 $, une fortune pour lui. D'o&#249; vient cet argent pour quelqu'un toujours aux abois comme lui ? Myst&#232;re et difficile &#224; expliquer si tant est qu'il soit l'unique tueur suppos&#233; avoir tu&#233; le Pr&#233;sident. &lt;br class='autobr' /&gt;
Oswald a &#233;t&#233; vu en compagnie de J.D.Tippit en discussion avec Jack Ruby au Carrousel la bo&#238;te de nuit de ce dernier par Beverly Oliver qui n'est autre que la fameuse &#171; Babouchka lady &#187; qui appara&#238;t sur le film d'Abraham Zapruder. Elle n'est pas la seule &#224; avoir aper&#231;u Oswald chez Ruby. Une de ses amies danseuses et une autre employ&#233;e de la boite de nuit de Ruby ont fait la m&#234;me constatation. Mais l&#224; encore, leurs t&#233;moignages ne retiendront pas l'attention de la commission qui maintiendra toujours qu'Oswald et Ruby ne se connaissait pas. Elle pr&#233;tendra que les t&#233;moins faisaient erreur ou pire qu'il n'&#233;taient pas fiables. Il est t&#244;t de m&#234;me difficile d'admettre que les trois personnes se soient tromp&#233;es et il n'y a pas de raisons objectives de rejeter cat&#233;goriquement leurs t&#233;moignages. &lt;br class='autobr' /&gt;
Que dire de la r&#233;action de la Commission et de son analyse des d&#233;clarations des t&#233;moins pr&#233;cit&#233;s ? La premi&#232;re remarque qui vient &#224; l'esprit est de dire que beaucoup de t&#233;moins se trompent, surtout quand ils ne vont dans son sens. La seconde est d'ajouter qu'&#224; force de vouloir faire pr&#233;valoir une orientation elle perd sa cr&#233;dibilit&#233; au oint de friser quelques fois le ridicule. Pourtant &#224; la lecture de certains t&#233;moignages, en particulier ceux de Brennan et Markham principaux t&#233;moins &#224; charge d'Oswald, on est en droit d'&#234;tre encore plus dubitatif tant les incoh&#233;rences de leurs d&#233;clarations mettent mal &#224; l'aise. Mais pour eux, le doute n'a pas de place et la commission a ferm&#233; les yeux sur les quelques &#171; impr&#233;cisions &#187; de leurs propos tant ils allaient dans le sens souhait&#233; : un seul assassin, Lee Harvey Oswald.&#8232;Le 21 novembre, Oswald revient &#224; Irving accompagn&#233; par Will Frazier pour r&#233;cup&#233;rer dit-il des tringles &#224; rideaux qu'il a l'intention d'installer dans sa chambre. Pour la Commission Warren, l'intention d'Oswald est tout autre. Ce dernier vient r&#233;cup&#233;rer en fait le Mannlicher Carcano, le fusil avec lequel il va le lendemain tirer sur le Pr&#233;sident. Il &#233;tait temps. Car &#224; priori, il ne semble pas s'&#234;tre servi de l'arme depuis sa tentative calamiteuse d'attentat contre le G&#233;n&#233;ral Walker en avril dernier. L&#224; dessus, pour une fois, tout le monde est d'accord pour d&#233;clarer qu'Oswald ne s'est pas entra&#238;n&#233; depuis. Pour corroborer ce fait, aucune bo&#238;te de cartouches ne sera retrouv&#233;e dans ses effets personnels. Oswald n'avait donc &#224; sa disposition que 4 balles. 3 ont &#233;t&#233; tir&#233;es, selon la Commission Warren, sur le cort&#232;ge pr&#233;sidentiel et une restait dans le magasin de l'arme quand celle-ci a &#233;t&#233; d&#233;couverte derri&#232;re une pile de livres au cinqui&#232;me &#233;tage du d&#233;p&#244;t de livres scolaires. Quel sens de l'&#233;conomie et quelle optimisation des moyens mis &#224; disposition serait-on tent&#233; de dire. Enfin un dernier &#233;l&#233;ment est troublant dans les faits et gestes d'Oswald juste avant d'accomplir le crime dont on l'accuse. Le matin du 22 novembre avant de partir, Oswald laisse dans sa chambre son alliance et 170 $, une fortune pour lui. D'o&#249; vient cet argent pour quelqu'un toujours aux abois comme lui ? Myst&#232;re et difficile &#224; expliquer si tant est qu'il soit l'unique tueur suppos&#233; avoir tu&#233; le Pr&#233;sident. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Oswald pigeon ou coupable ?&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la question qui hante tous les esprits critiques depuis plus de 50 ans maintenant. Evidemment pour les partisans des conclusions de la Commission Warren, la question ne se pose plus et le d&#233;bat n'est plus d'actualit&#233;. Encore que certains membres de la Commission aient eu rapidement des doutes sur le carac t&#232;re exhaustif de leurs investigations et sur la fiabilit&#233; de leurs principaux t&#233;moins &#224; charge. Il reste cependant &#224; d&#233;terminer si la question pos&#233;e se pose vraiment de mani&#232;re aussi tranch&#233;e. Essayons donc d'y voir plus clair.&lt;br class='autobr' /&gt;
1- Oswald coupable&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut bien admettre que la culpabilit&#233; d'Oswald est sugg&#233;r&#233;e par des faits incontestables :&#8232;Oswald &#233;tait bien au 6i&#232;me &#233;tage du d&#233;p&#244;t de livres vers 12h10. Ces coll&#232;gues de travail l'ont vu et ce dernier leur a dit qu'il ne descendait pas (tout de suite ou pas du tout ?) d&#233;jeuner &#224; la cantine au 2i&#232;me &#233;tage. Apparemment il y est rest&#233; 12 h 35 juste c'est &#224; dire peu de temps avant que Truly ne l'aper&#231;oive avec le policier Weitzman au niveau de la cantine.&#8232;Oswald est rest&#233; d&#233;jeuner au 6i&#232;me &#233;tage en consommant du poulet. Des restes de son repas ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s sur une bo&#238;te de livres.(ce point est contest&#233; par Tom Alyea un des premiers t&#233;moins &#224; avoir investi le 6i&#232;me &#233;tage : t&#233;moignage)&#8232;Oswald n'a apparemment pas quitt&#233; l'&#233;tage puisque personne ne l'a vu descendre aux &#233;tages inf&#233;rieurs et en particulier les employ&#233;s du d&#233;p&#244;t se trouvant &#224; l'&#233;tage imm&#233;diatement inf&#233;rieur.&#8232;C'est son fusil qui a &#233;t&#233; d&#233;couvert cach&#233; derri&#232;re une pile de bo&#238;te de livres et ce sont trois cartouches correspondant au calibre du Mannlicher Carcano qui se trouvaient align&#233;es au pied de la fen&#234;tre d'o&#249; ont &#233;t&#233; tir&#233;s les coups de feu.&#8232;Oswald pr&#233;sent &#224; l'&#233;tage a d&#251; assister &#224; tous les &#233;v&#233;nements qui s'y sont produits. En effet il n'existait pas de cloisons de s&#233;paration &#224; l'int&#233;rieur de l'&#233;tage. De plus le bruit des coups de feu ne pouvant pas passer inaper&#231;u, Oswald a au moins &#233;t&#233; interpell&#233; par ceux-ci. &lt;br class='autobr' /&gt;
2- Oswald bouc-&#233;missaire ou &#171; pigeon &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'Oswald soit un bouc-emissaire ou non, n'exclue pas forc&#233;ment pour autant sa culpabilit&#233;. Il peut tr&#232;s bien avoir particip&#233; &#224; un niveau subalterne &#224; la mise sur pied de l'assassinat et &#234;tre &#224; ce titre coupable de complicit&#233; de meurtre. Toutefois, et en d&#233;pit des faits &#233;num&#233;r&#233;s pr&#233;c&#233;demment, la pr&#233;sence d'Oswald au 6i&#232;me &#233;tage, n'impliquent pas automatiquement qu'il &#233;tait &#224; la fen&#234;tre Est donnant sur Dealey Plaza en train de tirer sur le cort&#232;ge pr&#233;sidentiel vers 12 heures 30. Des faits insuffisamment expliqu&#233;s ou des suppositions trop vite rejet&#233;es sont l&#224; pour le sugg&#233;rer :&lt;br class='autobr' /&gt;
Oswald n'avait pas l'entra&#238;nement n&#233;cessaire pour r&#233;ussir le tir tr&#232;s d&#233;licat qu'on lui attribue. Aucune pratique de tir avec son arme n'a pu &#234;tre mis en &#233;vidence lors de l'enqu&#234;te. L'absence de bo&#238;te de cartouches dans ses effets personnels et son emploi du temps dans le mois pr&#233;c&#233;dent l'assassinat conforte l'hypoth&#232;se selon laquelle Oswald n'avait pas l'habitude d'un exercice fr&#233;quent au tir ;&#8232;L'arme du crime retrouv&#233;e initialement &#233;tait identifi&#233;e comme &#233;tant une carabine Mauser GEWHER 43 de calibre 7,92mm. Le policier Seymour Weitzman &#224; l'orine de l'identification, avait une exp&#233;rience de plus de 20 ans des armes &#224; feu. Une confusion de sa part est totalement exclue de la part d'un expert de cette qualit&#233;. Les conditions dans lesquelles cette arme est devenue subitement une Mannlicher Carcano italienne sont demeur&#233;es pour le moins obscures. Les explications avanc&#233;es par la Commission Warren pour expliquer ce volte face ne sont pas du tout convaincantes. La confusion entre les deux armes est impossible pour un expert. Enfin la simple lecture de l'inscription sur l'arme suffisait, dans un cas comme dans l'autre, &#224; identifier l'une ou l'autre de ces deux armes ;&#8232;Le Mannlicher carcano d'Oswald n'&#233;tait pas adapt&#233;e &#224; l'ex&#233;cution d'un tel tir. La manoeuvre de la culasse mobile entre chaque coup, interdit pratiquement toute chance de r&#233;ussite dans le minimum de temps rapport&#233; par la Commission Warren ;&#8232;Oswald n'a pas eu le temps mat&#233;riel pour d&#233;placer toutes les bo&#238;tes de livres n&#233;cessaires &#224; la fabrication du mur de protection pour abriter le tireur des regards indiscrets de la foule. De plus aucune empreinte de ce dernier n'a &#233;t&#233; relev&#233;e sur les bo&#238;tes d&#233;plac&#233;es. En supposant qu'il est rev&#234;tu des gants lors de la manutention, ceux-ci n'ont jamais &#233;t&#233; retrouv&#233;s. Enfin, une telle manutention a pour effet imm&#233;diat d'&#233;lever la fr&#233;quence du rythme cardiaque n&#233;faste &#224; l'ex&#233;cution d'un tir de pr&#233;cision ;&#8232;Oswald n'a pas eu le temps n&#233;cessaire pour d&#233;placer les bo&#238;tes de livres, apporter tout le soin requis au montage de sa carabine, prendre le repos suffisant pour abaisser le rythme cardiaque et se concentrer suffisamment avant d'effectuer son tir ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Oswald n'a pas dispos&#233; non plus du temps n&#233;cessaire apr&#232;s le tir pour cacher son arme &#224; l'autre extr&#233;mit&#233; du b&#226;timent et descendre au 2i&#232;me &#233;tage o&#249; il est aper&#231;u calme, d&#233;tendu et surtout pas essouffl&#233; le moins du monde. Quand on sait qu'il n'a dispos&#233; que de 40 secondes entre la fin du dernier coup de feu et le moment o&#249; il est intercept&#233; au 2i&#232;me &#233;tage, la performance suppos&#233;e d'Oswald laisse r&#234;veur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que conclure de toutes ces constatations sur le r&#244;le d'Oswald au 5 &#232;me &#233;tage du d&#233;p&#244;t de livres. Tout d'abord il para&#238;t exclu qu'il soit compl&#232;tement &#233;tranger &#224; l'assassinat et aux &#233;v&#233;nements intervenus &#224; l'&#233;tage du d&#233;p&#244;t de livres d'o&#249; sont partis tout ou partie des coups de feu. Il est tout aussi improbable qu'il soit l'auteur des coups de feu mortels port&#233;s sur le Pr&#233;sident avec la carabine qu'il poss&#233;dait et en consid&#233;rant sa qualit&#233; plus que m&#233;diocre. Sa participation est probablement li&#233;e &#224; l'emploi qui &#233;tait le sien au sein de l'&#233;tablissement et &#224; la connaissance des lieux qui &#233;tait la sienne. Cette qualit&#233; lui a certainement permis de faciliter l'installation du tueur (s'il est &#233;tabli qu'il ait &#233;t&#233; seul). Il a probablement servi de guetteur au moment ou le tueur et son &#233;quipe (s'il n'&#233;tait pas seul) s'attachait &#224; pr&#233;parer le &#171; nid &#187; du tireur. Il devait se trouver au sommet de la cage d'escalier contr&#244;lant ainsi les all&#233;es et venues. Son r&#244;le, et ce n'&#233;tait pas le moindre, aurait &#233;t&#233; en cas de besoin de contenir sous un quelconque pr&#233;texte l'&#233;ventuel importun susceptible de remettre en cause la t&#226;che du ou des tueurs. On comprend alors pourquoi aucune empreinte d'Oswald, occup&#233; &#224; faire le guet, n'a &#233;t&#233; trouv&#233;e sur les bo&#238;tes de livres d&#233;plac&#233;es. Enfin on comprend aussi pourquoi Oswald a demand&#233; &#224; ses coll&#232;gues de travail descendant d&#233;jeuner de lui renvoyer l'ascenseur. Ce n'&#233;tait pas pour l'utiliser apr&#232;s l'attentat car Oswald sachant que les policiers auraient t&#244;t fait d'investir l'immeuble, l'utilisation de l'ascenseur aurait &#233;t&#233; tr&#232;s risqu&#233; et constituait un pi&#232;ge redoutable. En fait c'est pour emp&#234;cher tout emploi de quelqu'un remontant des &#233;tages inf&#233;rieurs pendant l'assassinat qu'Oswald fait cette demande &#224; ses coll&#232;gues. Pour toutes ces raisons il semble bien qu'Oswald faisait bien partie d'un complot &#224; l'int&#233;rieur duquel il avait un r&#244;le d'importance, illustr&#233; par 3 phases cl&#233;s compl&#233;mentaires les unes des autres :&#8232;- son s&#233;jour &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans ;&#8232;- son voyage &#224; Mexico City ;&#8232;- le r&#244;le de faciliteur jou&#233; au d&#233;p&#244;t de livres scolaires au profit des v&#233;ritables auteurs du tir effectu&#233; de cet endroit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette hypoth&#232;se, force est de constater que tout a parfaitement fonctionn&#233; pour lui jusqu'&#224; sa rencontre avec Truly et Weitzman apr&#232;s les coups de feu. Cette rencontre a probablement permis au v&#233;ritable tireur de s'enfuir pendant qu'Oswald interpell&#233; par le policier et Truly retardait leur progression. Ce qui s'est pass&#233; apr&#232;s ne peut &#234;tre que suppos&#233; et a &#233;t&#233; abord&#233; dans la page consacr&#233;e &#224; l'&#233;tude de la possibilit&#233; du complot. Cependant l'&#233;pisode de &#171; l'erreur d'identification de l'arme &#187; et la transformation de la carabine Mauser GEWHER 43 de calibre 7,92mm en Mannlicher Carcano italien laisse bien songeur et sugg&#232;re l'hypoth&#232;se de la substitution de l'arme avanc&#233;e par de nombreux chercheurs. Si la substitution a eu effectivement lieu comme le sugg&#232;rent les faits, alors il ne fait aucun doute qu'en rempla&#231;ant l'arme du crime par celle d'Oswald, le but recherch&#233; par les auteurs de cette intervention &#233;tait d'accuser Oswald. A ce titre, Oswald a &#233;t&#233; un bouc &#233;missaire ou un pigeon (&#171; a patsy &#187;) pour reprendre sa propre expression. Malgr&#233; cela, il est aussi coupable pour avoir particip&#233; &#224; la conspiration et y avoir jou&#233; un r&#244;le actif.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;3 - Conclusion :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Au terme de cette &#233;tude rapide de l'&#233;nigmatique personnage qu'a &#233;t&#233; Lee Harvey Oswald il reste un sentiment de malaise que l'on a du mal &#224; &#233;vacuer. Depuis pr&#232;s de 40 ans, ce personnage d'apparence ordinaire et de personnalit&#233; discr&#232;te porte &#224; lui seul une responsabilit&#233; bien trop lourde. Il n'est pas juste de le tenir pour seul responsable de l'attentat qui co&#251;ta la vie &#224; John Fitzgerald Kennedy et du meurtre de Tippit qui techniquement et pratiquement n'ont pas pu &#234;tre perp&#233;tr&#233;s par le m&#234;me individu. M&#234;me si le personnage pr&#233;sentait des facettes d&#233;sagr&#233;ables et manifestait des attitudes pour le moins critiquables il est temps que, pour l'histoire et ses filles June et Rachel, justice soit enfin faite en d&#233;non&#231;ant tous les coupables de ces deux meurtres et de ceux commis envers ceux qui d&#232;s le d&#233;but n'ont pas admis la v&#233;rit&#233; officielle un peu trop vite annonc&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
En attendant, d&#233;sign&#233; seul coupable de l'attentat de Dealey Plaza depuis pr&#232;s de 60 ans, Lee Harvey Oswald est pour l'instant combl&#233; au del&#224; de toutes ses esp&#233;rances .Il a laiss&#233; son nom dans l'histoire et cela dure depuis plus d'un demi si&#232;cle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Biographie succincte de l'assassin pr&#233;sum&#233;</title>
		<link>http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?article10</link>
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		<dc:date>2026-09-08T13:47:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre NAU</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La vie de Lee Harvey Oswald peut se r&#233;sumer &#224; une qu&#234;te d&#233;sesp&#233;r&#233;e et obstin&#233;e d'un id&#233;al dont il n'avait peut-&#234;tre pas pleinement conscience. D&#233;sillusion et frustration s'entrem&#234;lent car dans tout ce qu'il entreprend tout semble conduire &#224; une impasse. Cette constance se retrouve tout au long de sa vie, dont voici r&#233;sum&#233;e tr&#232;s bri&#232;vement les diff&#233;rentes &#233;tapes, et tout d'abord dans sa jeunesse. 1- Sa jeunesse : Lee et ses fr&#232;res Robert &#224; gauche et John &#224; droite &lt;br class='autobr' /&gt; Une enfance difficile, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;Lee Harvey Oswald&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=justify&gt;La vie de Lee Harvey Oswald peut se r&#233;sumer &#224; une qu&#234;te d&#233;sesp&#233;r&#233;e et obstin&#233;e d'un id&#233;al dont il n'avait peut-&#234;tre pas pleinement conscience. D&#233;sillusion et frustration s'entrem&#234;lent car dans tout ce qu'il entreprend tout semble conduire &#224; une impasse. Cette constance se retrouve tout au long de sa vie, dont voici r&#233;sum&#233;e tr&#232;s bri&#232;vement les diff&#233;rentes &#233;tapes, et tout d'abord dans sa jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;1- Sa jeunesse &lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_347 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L285xH207/brothers-7dc40.jpg?1788875178' width='285' height='207' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;center&gt;Lee et ses fr&#232;res Robert &#224; gauche et John &#224; droite&lt;/center&gt;&lt;br&gt;
&lt;p align=justify&gt;
Une enfance difficile, marqu&#233;e par l'absence d'un p&#232;re mort deux mois avant sa naissance et une carence affective que sa m&#232;re possessive et instable sera incapable de lui apporter. Etre fragile, il ne trouvera jamais aupr&#232;s d'elle l'&#233;quilibre qu'il recherche. Tr&#232;s t&#244;t, des s&#233;jours en institution sp&#233;cialis&#233;e pour essayer de corriger une inadaptation sociale illustr&#233;e par une tendance certaine &#224; l'isolement, &#224; l'&#233;cole buissonni&#232;re et au replis sur lui-m&#234;me. C'est pourtant un enfant vif et plut&#244;t gai comme l'attestent des clich&#233;s de l'&#233;poque mais qui ne parvient toutefois pas &#224; s'int&#233;grer dans un tissu social.&#8232;Tout sugg&#232;re que le jeune Lee recherche l'isolement et qu'il manifeste un go&#251;t prononc&#233; pour la solitude. Cette tendance au repli sur lui-m&#234;me lui pose des probl&#232;mes dans ses relations avec ses camarades de classe. C'est un &#233;l&#232;ve au demeurant sans histoire qui se situe dans la moyenne. Son d&#233;sir d'&#234;tre reconnu et de faire parler de lui se manifeste tr&#232;s t&#244;t.&#8232;Cette crise d'identit&#233; est s&#251;rement li&#233;e &#224; la carence affective dont il a &#233;t&#233; victime dans sa prime enfance et &#224; l'absence d'un p&#232;re v&#233;ritable qui lui aurait apport&#233; peut-&#234;tre apport&#233; le soutien n&#233;cessaire.&#8232;Alors d&#232;s l'&#226;ge de dix sept ans il d&#233;cide de s'engager dans le corps des Marines &#224; la fois pour se soustraire &#224; son univers familial mais aussi pour se prouver &#224; lui-m&#234;me qu'il est capable de faire de grandes choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 - Oswald chez les Marines :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_266 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L122xH170/oswald2-0f4f1-d7768.jpg?1788875178' width='122' height='170' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;L'engagement d'Oswald chez les marines est surprenant.&#8232;Lui qui a toujours montr&#233; des difficult&#233;s de s'int&#233;grer dans une soci&#233;t&#233;, choisit de rejoindre une collectivit&#233; o&#249; l'esprit de corps et la coh&#233;sion qui le caract&#233;risent s'accommodent mal de la pr&#233;sence d'individus ayant une tendance &#224; l'individualisme et au repli sur eux-m&#234;mes.&#8232;Toujours est-il qu'Oswald int&#232;gre ce corps en satisfaisant aux tests d'aptitude requis. Du maniement des armes qu'il aura fait pendant cette p&#233;riode, on retiendra qu'il &#233;tait un tireur honn&#234;te sans plus , m&#234;me si une fois il a obtenu la note qui lui permettait de se situer dans la cat&#233;gorie des tireurs d'&#233;lite.&#8232;Toutefois, il ne renouvellera pas cette performance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s sa p&#233;riode de formation initiale et diff&#233;rents cours de perfectionnement, en particulier dans le domaine du radar et de son utilisation, il sert dans plusieurs affectations. C'est au cours de celles-ci et en particulier en Extr&#234;me orient que ses premi&#232;res m&#233;saventures se produisent. Tout d'abord il se blesse au coude avec son arme &#224; feu personnelle en la faisant tomber sur le sol alors qu'il d&#233;fait le ceinturon de son pantalon. A l'un de ses coll&#232;gues, accouru apr&#232;s avoir &#233;t&#233; alert&#233; par la d&#233;tonation, il d&#233;clarera le plus calmement du monde : &#034;je crois que je viens de me tirer dessus !!&#034;. Cet incident lui vaut d'&#234;tre traduit en cour martiale pour la premi&#232;re fois. Pour avoir introduit une arme personnelle en toute ill&#233;galit&#233;, il est condamn&#233; &#224; une amende, 20 jours de travaux forc&#233; et &#224; 6 mois d'isolement avec sursis. Hormis cette &#233;pisode il compara&#238;tra devant cette cour en une autre occasion. Probablement un peu ivre, il est poursuivi cette fois-ci pour mots d&#233;plac&#233;s envers un sous-officier. Cette fois-ci, la sentence est plus lourde : 28 jours de travaux forc&#233;s, 55$ d'amende et 2 mois d'isolement ferme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Hormis ces deux incidents, ceux qui l'ont c&#244;toy&#233; pendant cette p&#233;riode, Lee Harvey Oswald est d&#233;peint comme un &#234;tre intelligent, sachant ex&#233;cuter les ordres mais qui a tendance &#224; se plaindre assez souvent. Il se fait remarquer par sa culture g&#233;n&#233;rale assez d&#233;velopp&#233;e, sa connaissance des affaires internationales et sa Russophilie. A ce sujet il est raill&#233; par ses coll&#232;gues qui entre autre sobriquets l'appelle souvent &#034;Oswaldkovich&#034;. Il se livre complaisamment en vantant le marxisme et le mod&#232;le sovi&#233;tique. Il montre aussi ses connaissances au sujet des probl&#232;mes concernant Am&#233;rique du sud et en particulier de Cuba. C'est au cours de son affectation &#224; El Toro qu'il manifeste son int&#233;r&#234;t pour le marxisme &#224; son entourage.&#8232;Ses camarades diront de lui qu'il avait une perception et une approche plut&#244;t th&#233;orique de cette philosophie. C'est apparemment &#224; cette p&#233;riode d'affectation en Extr&#234;me-Orient qu'il apprend le russe et qu'il songe peut-&#234;tre &#224; vivre diff&#233;remment en rejoignant l'URSS dans le futur. Auparavant Oswald doit terminer son contrat qui le lie aux Marines.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en septembre 1959 soit avec 2 mois d'avance sur la date pr&#233;vu, qu'il obtient une lib&#233;ration anticip&#233;e. Officiellement, c'est au titre de soutien de famille et pour venir en aide &#224; sa m&#232;re que cette faveur lui est accord&#233;e. Mais aussit&#244;t lib&#233;r&#233;, Lee a d'autre projets en t&#234;te et le moment est venu pour lui de mettre &#224; ex&#233;cution ce dont il a envie depuis un certain temps : rejoindre l'URSS et prendre la nationalit&#233; sovi&#233;tique. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3- Oswald en URSS :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_348 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L175xH219/lhorussia-2-43d01.jpg?1788875178' width='175' height='219' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p align=justify&gt;C'est dans une lettre adress&#233;e &#224; sa m&#232;re qu'Oswald fait part en septembre 1959 de sa d&#233;cision de rejoindre l'URSS. Il lui explique que son avenir est l&#224; bas et que ses valeurs sont diff&#233;rentes des siennes et de celles de son fr&#232;re Robert. Il est conscient que son entourage aura des difficult&#233;s &#224; admettre son choix mais rien ne l'arr&#234;te, c'est d&#233;cid&#233; il part. Son long p&#233;riple d&#233;bute par une travers&#233;e de l'Atlantique en bateau qui le conduit de la Nouvelle Orl&#233;ans au port du Havre en France. De l&#224; il rejoint Southampton en Angleterre o&#249; il avait projet&#233; d'y demeurer quelques temps avant de rejoindre une &#233;cole en Suisse. Mais il change de plan et s'envole pour Helsinki. Deux jours apr&#232;s son arriv&#233;e il obtient un visa pour l'URSS et arrive &#224; Moscou en train. Apr&#232;s son installation, il demande la nationalit&#233; russe et devant le peu d'empressement des autorit&#233;s sovi&#233;tiques &#224; la lui accorder, il fait une tentative de suicide en se tailladant les veines des poignets. Hospitalis&#233;, il obtient une prolongation de son s&#233;jour et passe le plus clair de son temps dans sa chambre d'h&#244;tel &#224; se perfectionner dans la langue russe qu'il ne ma&#238;trise pas encore tout &#224; fait. Une ann&#233;e passe et c'est alors qu'il rejoint la ville de Minsk en Bi&#233;lorussie. L&#224; il obtient par l'interm&#233;diaire d'une de ses relations et de la croix-rouge un emploi dans une fabrique de composants &#233;lectroniques. A emploi &#233;quivalent, il touche un salaire bien plus &#233;lev&#233; qu'un russe au m&#234;me poste. Il dispose imm&#233;diatement d'un appartement avec un balcon donnant sur la rivi&#232;re ce qu'un russe met des ann&#233;es &#224; obtenir et &#224; condition qu'il ait une famille. Force est de constater qu'Oswald jouit d'un traitement de faveur par rapport aux autochtones de son niveau. Pendant son s&#233;jour &#224; Minsk il demande et obtient une licence de chasse pour chasser le gros gibier et aura l'occasion de participer &#224; quelques parties mais pas de mani&#232;res tr&#232;s assidues. D&#233;j&#224; l'ennui le gagne et sa vision th&#233;orique du marxisme n'a que peu de rapport avec la r&#233;alit&#233; de la vie sovi&#233;tique. Un rayon de soleil vient &#224; point nomm&#233; pour &#233;claircir son quotidien morose. Elle est russe et elle s'appelle Marina Nickolaievna Prusakova. Il la rencontre lors d'un bal organis&#233; par le syndicat de son usine. Apr&#232;s une idylle, tr&#232;s vite ils se marient. Mais le mal du pays se fait sentir et Lee envisage un retour au pays sans malgr&#233; tout renoncer &#224; ses convictions qui dans son fort int&#233;rieur sont plus fortes que les d&#233;sillusions qui ont &#233;t&#233; les siennes sur le terrain. C'est alors qu'il s'adresse &#224;&#8232;l'ambassade am&#233;ricaine pour obtenir un visa de retour alors que 2 ans auparavant il avait demand&#233; &#224; ce m&#234;me organisme la possibilit&#233; de renoncer &#224; sa citoyennet&#233; am&#233;ricaine. Les autorit&#233;s sovi&#233;tiques ne feront aucune difficult&#233;, trop contente s&#251;rement de voir partir un individu quelque peu encombrant. Plus surprenant toutefois est la facilit&#233; avec laquelle sa femme Marina obtiendra le visa de sortie du territoire sovi&#233;tique &#224; une &#233;poque o&#249; les relations entre les deux superpuissances &#233;taient tr&#232;s tendues.&#8232;C'&#233;tait en 1962 peu apr&#232;s l'&#233;pisode des missiles de Cuba et le conflit mondial &#233;vit&#233; de justesse. On comprendra pourquoi la facilit&#233; avec laquelle Marina quitte son pays a de quoi surprendre. A-t-elle &#233;t&#233; aid&#233; ? Myst&#232;re ? Il se peut que son oncle membre du MVD ne soit pas &#233;tranger &#224; cette d&#233;marche. Quoi qu'il en soit le couple rejoint les Etats-Unis o&#249; il arrivent par bateau &#224; New-York le 14 juin 1962. C'est alors que d&#233;bute l'installation du couple qui rejoint Fort Worth au Texas &#224; cette &#233;poque.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans une lettre adress&#233;e &#224; sa m&#232;re qu'Oswald fait part en septembre 1959 de sa d&#233;cision de rejoindre l'URSS. Il lui explique que son avenir est l&#224; bas et que ses valeurs sont diff&#233;rentes des siennes et de celles de son fr&#232;re Robert. Il est conscient que son entourage aura des difficult&#233;s &#224; admettre son choix mais rien ne l'arr&#234;te, c'est d&#233;cid&#233; il part. Son long p&#233;riple d&#233;bute par une travers&#233;e de l'Atlantique en bateau qui le conduit de la Nouvelle Orl&#233;ans au port du Havre en France. De l&#224; il rejoint Southampton en Angleterre o&#249; il avait projet&#233; d'y demeurer quelques temps avant de rejoindre une &#233;cole en Suisse. Mais il change de plan et s'envole pour Helsinki. Deux jours apr&#232;s son arriv&#233;e il obtient un visa pour l'URSS et arrive &#224; Moscou en train. Apr&#232;s son installation, il demande la nationalit&#233; russe et devant le peu d'empressement des autorit&#233;s sovi&#233;tiques &#224; la lui accorder, il fait une tentative de suicide en se tailladant les veines des poignets. Hospitalis&#233;, il obtient une prolongation de son s&#233;jour et passe le plus clair de son temps dans sa chambre d'h&#244;tel &#224; se perfectionner dans la langue russe qu'il ne ma&#238;trise pas encore tout &#224; fait. Une ann&#233;e passe et c'est alors qu'il rejoint la ville de Minsk en Bi&#233;lorussie. L&#224; il obtient par l'interm&#233;diaire d'une de ses relations et de la croix-rouge un emploi dans une fabrique de composants &#233;lectroniques. A emploi &#233;quivalent, il touche un salaire bien plus &#233;lev&#233; qu'un russe au m&#234;me poste. Il dispose imm&#233;diatement d'un appartement avec un balcon donnant sur la rivi&#232;re ce qu'un russe met des ann&#233;es &#224; obtenir et &#224; condition qu'il ait une famille. Force est de constater qu'Oswald jouit d'un traitement de faveur par rapport aux autochtones de son niveau. Pendant son s&#233;jour &#224; Minsk il demande et obtient une licence de chasse pour chasser le gros gibier et aura l'occasion de participer &#224; quelques parties mais pas de mani&#232;res tr&#232;s assidues. D&#233;j&#224; l'ennui le gagne et sa vision th&#233;orique du marxisme n'a que peu de rapport avec la r&#233;alit&#233; de la vie sovi&#233;tique. Un rayon de soleil vient &#224; point nomm&#233; pour &#233;claircir son quotidien morose. Elle est russe et elle s'appelle Marina Nickolaievna Prusakova. Il la rencontre lors d'un bal organis&#233; par le syndicat de son usine. Apr&#232;s une idylle, tr&#232;s vite ils se marient. Mais le mal du pays se fait sentir et Lee envisage un retour au pays sans malgr&#233; tout renoncer &#224; ses convictions qui dans son fort int&#233;rieur sont plus fortes que les d&#233;sillusions qui ont &#233;t&#233; les siennes sur le terrain. C'est alors qu'il s'adresse &#224;&#8232;l'ambassade am&#233;ricaine pour obtenir un visa de retour alors que 2 ans auparavant il avait demand&#233; &#224; ce m&#234;me organisme la possibilit&#233; de renoncer &#224; sa citoyennet&#233; am&#233;ricaine. Les autorit&#233;s sovi&#233;tiques ne feront aucune difficult&#233;, trop contente s&#251;rement de voir partir un individu quelque peu encombrant. Plus surprenant toutefois est la facilit&#233; avec laquelle sa femme Marina obtiendra le visa de sortie du territoire sovi&#233;tique &#224; une &#233;poque o&#249; les relations entre les deux superpuissances &#233;taient tr&#232;s tendues.&#8232;C'&#233;tait en 1962 peu apr&#232;s l'&#233;pisode des missiles de Cuba et le conflit mondial &#233;vit&#233; de justesse. On comprendra pourquoi la facilit&#233; avec laquelle Marina quitte son pays a de quoi surprendre. A-t-elle &#233;t&#233; aid&#233; ? Myst&#232;re ? Il se peut que son oncle membre du MVD ne soit pas &#233;tranger &#224; cette d&#233;marche. Quoi qu'il en soit le couple rejoint les Etats-Unis o&#249; il arrivent par bateau &#224; New-York le 14 juin 1962. C'est alors que d&#233;bute l'installation du couple qui rejoint Fort Worth au Texas &#224; cette &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4- Le retour au Texas :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Oswald est accueilli par son fr&#232;re Robert &#224; Fort Worth. Il demeure quelques temps chez ce dernier avec Marina et leur fille June n&#233;e en URSS.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les deux fr&#232;res &#233;vitent toute conversation politique par accord tacite. Moins de 15 jours apr&#232;s son installation au Texas, le FBI s'int&#233;resse une premi&#232;re fois &#224; Oswald et souhaite conna&#238;tre les raisons pour lesquelles ce dernier avait d&#233;cid&#233; de partir en Union sovi&#233;tique en 1959. Ils en seront pour leurs frais. Oswald refuse cat&#233;goriquement de s'expliquer en d&#233;clarant ne pas vouloir revenir sur le pass&#233;. Il consent tout juste &#224; dire qu'il n'a pas demand&#233; &#224; obtenir la nationalit&#233; russe et qu'il n'a pas &#233;t&#233; questionn&#233; par des officiels du r&#233;gime sur son pass&#233; et ses exp&#233;riences d'ancien Marine. Il fait ensuite la promesse que sa femme d&#233;clarera son adresse actuelle &#224; l'ambassade sovi&#233;tique &#224; Washington. Le FBI d&#233;clarera qu'Oswald est rest&#233; d&#233;sagr&#233;able et peu coop&#233;ratif pendant toute l'entrevue. Au bout d'un mois, Oswald et sa petite famille quitte le domicile de son fr&#232;re et va s'installer quelque temps chez sa m&#232;re avant de louer finalement un appartement meubl&#233;. Les relations entre la belle fille et Marguerite la m&#232;re d'Oswald sont cordiales. Sans emploi depuis son arriv&#233;e le manque d'argent se fait sentir quand Oswald trouve finalement un emploi d'ouvrier m&#233;tallurgiste. Il se montre peu communicatif mais effectue correctement son travail. Il gardera cet emploi jusqu'en octobre 1962. Entre temps, une deuxi&#232;me fois le FBI s'int&#233;resse &#224; lui. Cette fois ci la rencontre a lieu sur un parking et l'entretien se d&#233;roule sur la banquette arri&#232;re de la voiture des agents du bureau f&#233;d&#233;ral. Oswald adopte une attitude plus souple et moins agressive que lors de la rencontre pr&#233;c&#233;dente. Toutefois il persiste dans sa strat&#233;gie de refus de s'expliquer sur les raisons de son d&#233;part en URSS 3 ans auparavant. Il leur d&#233;clare cependant que sa femme Marina est bien enregistr&#233;e &#224; l'ambassade sovi&#233;tique &#224; Washington. Aux dires de Marina, Lee &#233;tait boulevers&#233; &#224; la suite de cette entrevue et surpris que le FBI s'int&#233;resse autant &#224; lui. Pour permettre &#224; Marina de mieux s'int&#233;grer dans le tissu social local, le couple d&#233;veloppe de nombreux liens avec la communaut&#233; russe de Fort Worth et de Dallas. Cette derni&#232;re est tout autant dispos&#233;e &#224; aider Marina &#224; s'int&#233;grer que d&#233;sireuse de conna&#238;tre d&#233;veloppements de la vie en URSS. Toutefois le couple Oswald suscite une certaine m&#233;fiance au sein de la communaut&#233; russe &#224; cause de la facilit&#233; avec laquelle Oswald et sa femme ont quitt&#233; l'Union sovi&#233;tique. Ceci n'emp&#234;che pas les membre du groupe de se montrer g&#233;n&#233;reux envers la famille Oswald et de leur mettre &#224; disposition la nourriture et les v&#234;tements dont ils ont besoin. Cette aide est assez mal v&#233;cu par Lee Harvey Oswald atteint dans sa fiert&#233; et incapable de subvenir par lui-m&#234;me aux besoins de sa famille. D&#233;sagr&#233;able et nerveux cette r&#233;action n&#233;gative vis &#224; vis de l'aide fournie est mal ressentie par la communaut&#233; russe locale. Cette n'appr&#233;cie pas non plus les convictions, les opinions et l'attitude critique d'Oswald envers son pays. Elle condamne &#233;galement sa fa&#231;on de traiter Marina envers laquelle il se montre, il est vrai, peu d&#233;licat. L'&#233;tat mental de Lee se d&#233;t&#233;riore et sa frustration grandit. Irritable, reclus, instable, il quitte brutalement son emploi sous le faux pr&#233;texte d'un d&#233;m&#233;nagement et se retrouve rapidement dans le besoin. Marina dit ne plus reconna&#238;tre l'homme qu'elle a &#233;pous&#233; dans son pays d'origine. M&#234;me si elle reconna&#238;t qu'il l'aide autant qu'avant, il s'irrite et s'emporte pour n'importe quel pr&#233;texte. On soup&#231;onne m&#234;me &#224; l'&#233;poque qu'il bat sa femme qui, au moins en une occasion, arborera un bel oeil au beurre noir. Elle se contentera alors de d&#233;clarer qu'elle s'est cogner contre une porte...Alors que Lee se met &#224; la recherche d'un emploi Marina s'installe chez une amie. Apr&#232;s s'&#234;tre adresser &#224; une agence pour l'emploi locale, il finit par obtenir un emploi chez un photographe en octobre 1962. Le couple s'installe alors dans un appartement &#224; Elsbeth street. Les querelles au sein du couple sont toujours fr&#233;quentes. Lee refuse que Marina apprenne trop vite l'anglais pour ne pas perdre son &#034;contact russe&#034;. A George de Morendschild, un membre de la communaut&#233;, qui lui fait la remarque que ce n'est pas la meilleure fa&#231;on pour Marina de s'int&#233;grer dans son pays d'accueil, Oswald lui r&#233;pond s&#232;chement :&#034; C'est mon affaire&#034;. L'ambiance au sein du couple se d&#233;grade. De s&#233;parations en retrouvailles l'&#233;quilibre psychologique de Marina se d&#233;t&#233;riore. Elle d&#233;clarera plus tard avoir pens&#233; au suicide pendant cette p&#233;riode. Toujours est-il qu'Oswald et sa famille se retrouve chez son fr&#232;re Robert pour f&#234;ter le Thanksgiving &#224; la fin du mois de novembre 1962. C'est la derni&#232;re fois que les deux fr&#232;res se r&#233;uniront. Ils ne se reverront plus jusqu'&#224; l'assassinat du 22 novembre 1963. D'ici l&#224; Oswald, en d&#233;pit de sa d&#233;sillusion de la vie sovi&#233;tique n'en demeure pas moins un marxiste convaincu. Dans ce cadre, il entre en contact avec le parti communiste am&#233;ricain et avec le parti socialiste (Socialist Worker Party) qu'il tente de rejoindre et &#224; qui il propose ses services. Dans le m&#234;me temps, la famille Oswald d&#233;m&#233;nage une nouvelle fois pour s'installer &#224; West Neely street. Cet appartement dispose d'une petite cour et d'un porche et convient mieux aux Oswald.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_350 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L448xH336/west_neely-c3254.jpg?1788875178' width='448' height='336' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;center&gt;La r&#233;sidence des Oswald &#224; West Neely Street (Photo prise le 19/11/03)&lt;/center&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p align=justify&gt;C'est dans l'arri&#232;re cour de ce dernier que Marina est sens&#233;e avoir pris le clich&#233; tr&#232;s controvers&#233; de son mari tenant d'une main son fusil et de l'autre deux journaux (le Worker et l'Indepedent alors qu'&#224; son ceinturon est fix&#233; un colt. Car &#224; trois mois d'intervalle Oswald ach&#232;te deux armes &#224; feu sous le pseudonyme de A.J.Hidell. Tout d'abord il fait l'acquisition d'un revolver Smith et Wesson de calibre 38 aupr&#232;s d'un magasin de Los Angeles, puis d'un fusil de type Mannlicher Carcano vendu par la maison Klein de Chicago. Marina d&#233;clarera avoir vu son mari se servir une fois de cette arme pour s'entra&#238;ner en vue d'aller chasser le gros gibier par la suite et elle ajoutera qu'il la nettoyait plus fr&#233;quemment qu'il ne s'en servait. C'est avec ce fusil qu'Oswald aurait tent&#233; d'assassiner le G&#233;n&#233;ral Walker, personnalit&#233; de l'extr&#234;me droite locale dans la nuit du 6 au 7 avril 1963. L'op&#233;ration tourne au fiasco le plus complet puisque Oswald rate une cible immobile parfaitement visible et situ&#233;e &#224; moins de 30 m&#232;tres de lui. Penaud il rentre chez lui encore plus frustr&#233; qu'il n'&#233;tait avant cette tentative. Ayant perdu son travail le 6 avril il se retrouve &#224; nouveau en proie &#224; des difficult&#233;s financi&#232;res. Les disputes au sein du couple sont fr&#233;quentes et Oswald de plus en plus instable et irritable force m&#234;me sa femme &#224; &#233;crire une lettre &#224; l'ambassade sovi&#233;tique pour qu'elle retourne en Union sovi&#233;tique. Mais auparavant, le couple a un besoin d'argent de plus en plus pressant, d'autant plus que Marina attend un deuxi&#232;me enfant qui doit na&#238;tre en octobre. C'est pour cette raison que Lee d&#233;cide de partir pour la Nouvelle Orl&#233;ans, sa ville natale, o&#249; il esp&#232;re trouver du travail. Il s'y rend le 24 avril 1963. Marina reste pour sa part au Texas tant que son mari n'aura pas trouv&#233; un emploi et un appartement pour les loger. Elle est h&#233;berg&#233;e par une amie Ruth Paine dont elle a fait la connaissance en avril 1963. A son contact, Marina apprend l'anglais et son amie re&#231;oit en &#233;change des cours de russe. C'est aussi l'occasion pour June de c&#244;toyer des enfants de son &#226;ge et d'&#234;tre un peu mois sauvage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- 5 L'arriv&#233;e &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans :&#8232;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Arriv&#233; dans sa ville natale, Oswald esp&#232;re trouver rapidement du travail. Dans un premier temps, il est h&#233;berg&#233; par sa tante Lillian. En mai il trouve un emploi comme ouvrier et charg&#233; de lubrifier des machines outils. Peu satisfait de cet emploi et assez peu fier de cet emploi il dira &#224; sa femme Marina qu'il travaille chez un photographe. Gr&#226;ce &#224; l'intervention d'une amie d'enfance, il trouve un appartement qui lui convient et qui semble assez spacieux pour accueillir toute sa petite famille. Il demande donc &#224; Marina de le rejoindre d&#233;s que possible. C'est son amie Ruth Paine qui se charge de la conduire &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans pour retrouver son mari. Ruth Paine restera 8 jours avec le couple avant de retourner &#224; Irving retrouver les siens. Les retrouvailles avec Marina se passe bien et les premiers temps seront aux dires de sa femme plus tard une des meilleures p&#233;riodes qu'ils n'aient jamais pass&#233; ensemble. Mais les nuages s'amoncellent &#224; nouveau. Lee perd son emploi en juillet pour les motifs suivants : &#233;tourderie et inefficacit&#233;...C'est alors qu'il d&#233;cide de s'&#233;tablir soit &#224; Cuba soit de retourner en URSS. Selon Marina il voulait rejoindre par tous les moyens Cuba. D&#233;pit&#233;e et d&#233;contenanc&#233;e par l'attitude de son mari, Marina se confie &#224; son amie Ruth Paine. Elle lui dit que l'arriv&#233;e prochaine du deuxi&#232;me explique peut-&#234;tre la conduite d&#233;routante de son mari. Pendant ce temps, au d&#233;but du mois de juin, Oswald proj&#232;te de cr&#233;er une branche &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans du FPCC (Fair Play for Cuba Comitee). A cet effet, Il utilise un autre pseudonyme (Lee Osborne) pour passer commande de tracts sur lesquels &#233;taient &#233;crits &#171; Hands-off Cuba &#187; (non intervention &#224; Cuba) et des formulaires de demandes d'adh&#233;sion au mouvement.&#8232;Au d&#233;but du mois d'ao&#251;t, il entre alors en contact avec un r&#233;fugi&#233; cubain r&#233;pondant au nom de Carlos Briguer, farouche opposant au r&#233;gime castriste et pr&#233;sident pour la Nouvelle-Orl&#233;ans du conseil des &#233;tudiants cubains. Il d&#233;clare &#224; ce dernier qu'en tant qu'ancien Marine il est rompu aux techniques de la gu&#233;rilla et qu'il peut prendre une part active et directe &#224; la lutte contre le r&#233;gime castriste. Il laissera m&#234;me entre les mains de Bringuier, son manuel de &#171; guide pour les Marines &#187;. On comprend mieux alors pourquoi Bringuier et ses camarades se mettront en col&#232;re quand ils verront Oswald le 9 ao&#251;t 1963 distribuer des tracts pour le Fair Play for Cuba Commitee. Une dispute &#233;clate alors entre Oswald et les trois r&#233;fugi&#233;s cubains et sont arr&#234;t&#233;s peu apr&#232;s pour troubles de l'ordre public.&#8232;Une fois en prison, Oswald est interrog&#233;, &#224; sa demande, par un agent du FBI. A ce dernier et &#224; l'officier de police qui l'interrogeront, il d&#233;clarera &#234;tre membre de la branche locale du Fair Play for Cuba Commitee forte de 35 membres et qu'il est en contact avec le pr&#233;sident de cette organisation un certain A.J.Hidell. En fait, Oswald semble n'avoir &#233;t&#233; que l'unique membre de cette branche et le pr&#233;sident fant&#244;me n'est autre que le nom d'emprunt dont il s'&#233;tait servi lors de l'achat de son revolver et de son fusil au cours du premier semestre de 1963. Apr&#232;s avoir plaider coupable pour les charges retenues &#224; son encontre, il est lib&#233;r&#233; et condamn&#233; &#224; verser 10$. Cette arrestation bouleversera Oswald qui restera un temps peu actif. Mais tr&#232;s vite, une semaine apr&#232;s, il distribue &#224; nouveau des tracts, cette fois-ci devant l'International trade mart de la Nouvelles-Orl&#233;ans. A cette occasion Oswald se fait aider par un tiers et la t&#233;l&#233;vision locale diffuse des images d'Oswald en action. Briguer d&#233;cide alors de pi&#233;ger Oswald. Il envoie au domicile de ce dernier une de ses relations se faisant passer pour un sympathisant cubain, en vue d'essayer d'obtenir des renseignements de la part d'Oswald. Mais la manoeuvre &#233;choue car Oswald sent la ruse. C'est &#224; ce moment l&#224; qu'un producteur de radio local entre en sc&#232;ne. William Stuckey a depuis longtemps l'intention d'organiser un d&#233;bat entre un r&#233;fugi&#233; cubain et un membre du Fair Play for Cuba Commitee. Ayant entendu parler d'Oswald par Bringuier, il met en place l'organisation d'un d&#233;bat entre Bringuier et Oswald qui a finalement lieu le 21 ao&#251;t 1963. Au cours de cet &#233;mission, Oswald d&#233;fend le r&#233;gime castriste et le marxisme. Il sera mis sur la d&#233;fensive quand sa fuite vers la Russie fut &#233;voqu&#233;e au cours de l'&#233;mission. Oswald qui se conduisit bien lors des interviews et des d&#233;bats, fit une bonne impression &#224; Stuckey. Il le qualifia de personne franche et intelligente. Stuckey admit ult&#233;rieurement que l'&#233;mission marqua la fin du Fair Play for Cuba Commitee &#224; la Nouvelle-Orl&#233;ans. Ce qui laisse supposer que l'organisation se limitait en fait au seul Lee Harvey Oswald, alias A.J.Hidell, alias Lee Osborne. Oswald &#233;crivit plusieurs fois &#224; V.T.Lee le directeur national du Fair Play for Cuba Commitee pour lui rendre compte, souvent de mani&#232;re tr&#232;s exag&#233;r&#233;e, de ses activit&#233;s sans qu'apparemment ce dernier ne manifeste un r&#233;e l int&#233;r&#234;t au courrier d'Oswald. Il en sera de m&#234;me pour ce qui concerne le parti communiste qui adoptera une attitude analogue &#224; son &#233;gard.&#8232;Ruth Paine arriva le 20 septembre &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans et ramena Marina chez elle &#224; Irving au Texas le 22 en pr&#233;vision de la naissance prochaine. c'est alors qu'Oswald d&#233;cida de mettre &#224; ex&#233;cution le projet dont il avait &#224; Marina au cours du mois d'ao&#251;t : se rendre &#224; Mexico avant de gagner Cuba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 - Le voyage &#224; Mexico :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Le plan qu'avait &#233;chafaud&#233; Oswald pour se rendre &#224; Cuba &#233;tait assez rocambolesque. Selon Marina, &#224; l'&#233;poque o&#249; Lee lui en avait parl&#233;e, il envisageait se rendre &#224; Mexico et de l&#224; prendre un avion qu'il d&#233;tournerait ensuite vers la Havane. Quoiqu'il en soit, le 25 septembre 1963, il se rend &#224; Mexico city apr&#232;s avoir obtenu un visa touristique au consulat mexicain de la Nouvelle Orl&#233;ans. Avant son d&#233;part il demande &#224; Marina ne pas faire &#233;tat de ce voyage &#224; quiconque. Elle tiendra parole et ne parlera du voyage de son de mari qu'apr&#232;s l'assassinat du 22 novembre 1963. Lee se rend &#224; Mexico en bus et d&#233;clare au cours de son voyage qu'il va &#224; Cuba via Mexico. Il ajoute qu'il est membre du Fair Play for Cuba Commitee &#224; des touristes anglais et qu'il esp&#232;re rencontrer Fidel &#224; Cuba. Ce comportement est plut&#244;t &#233;trange chez Oswald d'ordinaire si peu communicatif . Hormis cette conversation il reste silencieux si ce n'est une br&#232;ve apart&#233; avec des touristes australiens qui lui demandent s'il conna&#238;t un h&#244;tel bon march&#233; &#224; Mexico City. Oswald leur indique le Cuba Hotel alors qu'apparemment il n'a jamais mis les pieds dans cette ville. Arriv&#233; &#224; Mexico et apr&#232;s &#234;tre descendu dans un h&#244;tel bon march&#233; de la ville il se rend &#224; l'ambassade de Cuba. Sur place il s'adresse &#224; Sivia Duran et demande un visa de transit pour Cuba avant de se rendre plus tard en Russie. Au passage, il mentionne qu'il a d&#233;j&#224; r&#233;sid&#233; pendant 3 ans dans ce pays. Silvia Duran enregistre sa demande et celle-ci lui demande de repasser dans l'apr&#232;s-midi en possession des documents et des photos requis. A son retour Silvia Duran lui signifie que l'ambassade d'URSS demande un d&#233;lai de 4 mois pour l'obtention du visa et qu'en l'absence de celui-ci il lui est impossible d'avoir un visa interm&#233;diaire pour Cuba. A ce moment l&#224;, Oswald devient si nerveux qu'elle demande l'intervention du consul, Eusibio Azque. La conversation entre les deux hommes est particuli&#232;rement vive et le consul dit &#224; Oswald que des gens comme lui desservent la r&#233;volution castriste et qu'il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour que sa demande n'aboutisse pas . A la fin de cette entrevue orageuse, Silvia Duran communique &#224; Oswald ses coordonn&#233;es qu'il note dans son agenda personnel pour avoir des nouvelles de son visa ult&#233;rieurement. La demande de visa est malgr&#233; tout envoy&#233;e &#224; la Havane qui r&#233;pondra en octobre que la demande serait agr&#233;e qu'une fois le visa pour l'URSS accord&#233;. Oswald ne passera pas le moindre coup de fil et ne se souciera plus de la suite donn&#233;e &#224; sa demande. En dehors de son passage &#224; l'ambassade personne n'a vu Oswald en d'autre compagnie. Il d&#233;clarera &#224; Marina avoir pass&#233; le plus clair de son temps &#224; visiter les mus&#233;es et &#224; assister &#224; des corridas.D&#233;pit&#233; et bredouille il rentre &#224; Dallas le 30 septembre 1963 non sans avoir au pr&#233;alable achet&#233; &#224; Marina le bracelet qu'elle lui avait demand&#233;. Il revient &#224; Dallas par bus en &#233;tablissant la r&#233;servation sous un nouveau nom d'emprunt : H.O.Lee.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_259 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L448xH336/north_beckley-f7add.jpg?1788877014' width='448' height='336' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;center&gt;Le logement d'Oswald &#224; North Beckley (Photo prise le 19/11/03)&lt;/center&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p align=justify&gt;C'est Earlene Roberts sa nouvelle logeuse qui l'accueille. Quand il ne cherche pas un emploi, Oswald passe le plus clair de son temps &#224; lire des livres qu'il emprunte &#224; la biblioth&#232;que et des revues auxquelles il est abonn&#233;. Le lundi 14 octobre 1963, Ruth Paine apprend par une de ses relations qu'un emploi se lib&#232;re au d&#233;p&#244;t de livres scolaires situ&#233; &#224; Dealey plaza. Roy Truly le super intendant de l'&#233;tablissement souhaite voir Oswald avant de l'engager. Oswald fait une bonne impression &#224; Roy Truly qui l'embauche. Oswald commence &#224; travailler au d&#233;p&#244;t de livres scolaires le 16 octobre. Oswald ne change rien &#224; son comportement habituel et demeure r&#233;serv&#233; et solitaire. Son seul contact se limite &#224; la fr&#233;quentation de Will Frazier qui, voisin de Ruth Paine, le ram&#232;ne chaque vendredi &#224; Irving. C'est le cas du vendredi 18 octobre qui est aussi le jour de son anniversaire et une petite f&#234;te est donn&#233; en l'honneur de Lee &#224; cette occasion. Deux jours apr&#232;s, c'est la naissance de sa fille Rachel qui voit le jour &#224; l'h&#244;pital Parkland. Tr&#232;s heureux, Oswald rend visite &#224; sa femme avec laquelle il passe deux bonnes heures. Mais les activit&#233;s d'Oswald ne cessent pas pour autant. Le 23 octobre il assiste &#224; un meeting conduit par le G&#233;n&#233;ral Walker, le m&#234;me qu'Oswald aurait tent&#233; d'assassiner dans la nuit du 6 au 7 avril dernier. Deux jours apr&#232;s, il assiste avec Micha&#235;l Paine &#224; une r&#233;union qui a lieu &#224; l'universit&#233; m&#233;thodiste du Sud et &#224; l'initiative de l'union am&#233;ricaine pour les libert&#233;s civiles. A ce meeting, il est dit qu'il ne fallait pas consid&#233;rer les membres de la John Birch Society (groupe d'extr&#234;me droite) comme des antis&#233;mites. Oswald intervient en d&#233;clarant qu'il avait entendu lors du meeting du 23/10/63 des propos antis&#233;mites et anti-catholiques. Plus tard dans la soir&#233;e Oswald poursuivit la discussion avec Micha&#235;l Paine et un des coll&#232;gues de ce dernier. Au cours de la discussion, Oswald expose ses vues marxistes tout en admettant que dans le domaine des libert&#233;s individuelles les Etats-Unis &#233;taient en avance par rapport &#224; l'Union sovi&#233;tique. Il insista en faisant l'&#233;loge du Pr&#233;sident Kennedy pour son travail dans ce domaine.&lt;br&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le FBI &#233;tait au courant de la situation des Oswald. Un proc&#232;s verbal archiv&#233; dans les locaux de la police de Dallas l'atteste. L'agence f&#233;d&#233;rale savait qu'Oswald avait adh&#233;r&#233; au Worker, &#233;tait impliqu&#233; dans le Fair Play for Cuba Commitee et avait effectu&#233; un voyage &#224; Mexico City. De plus par 2 fois le FBI se manifeste au domicile des Paine &#224; Irving. A aucune de leurs visi tes Oswald n'&#233;tait pr&#233;sent. Le premier passage d'un agent a lieu le 1er novembre 1963 et le second passage de deux inspecteurs cette fois-ci intervient le 5 novembre, soit 17 jours seulement avant l'assassinat de Dealey plaza. Oswald est manifestement troubl&#233; de l'int&#233;r&#234;t que lui porte le FBI et pense que l'agence est d&#233;termin&#233;e &#224; contrecarrer ses projets. Aussi, il &#233;crit &#224; l'ambassade sovi&#233;tique &#224; Washington pour la tenir inform&#233;e des pressions exerc&#233;es sur sa femme et lui pour les emp&#234;cher de mener &#224; bien leur projet de retour en URSS. Car apparemment, Oswald n'a pas renonc&#233; &#224; son dessein qui l'a conduit &#224; Mexico City pour demander un visa pour Cuba, &#233;tape pr&#233;alable de son retour en Russie.&lt;br&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
En attendant, au cours du week-end du 8 novembre Ruth Paine lui donne une deuxi&#232;me le&#231;on de conduite &#224; Oswald en lieu et place de l'examen de conduite qui devait avoir lieu ce jour l&#224; et qui est report&#233; pour cause d'&#233;lections. Apr&#232;s avoir pass&#233; le long week-end du 8 au 11 novembre, Oswald s'en retourne &#224; Dallas travailler. Le 17 novembre un incident survient. A la demande de Marina, Ruth Paine essaie de contacter Lee chez lui. Elle n'y parvient pas pour la bonne raison que la logeuse qui prend la communication ne conna&#238;t personne r&#233;pondant au nom de Lee Harvey Oswald parmi les occupants des diff&#233;rentes chambres. Il est vrai qu'Oswald s'&#233;tant fait enregistr&#233; sous un nom d'emprunt, son entreprise &#233;tait vou&#233;e &#224; l'&#233;chec. Peu de temps apr&#232;s, Oswald t&#233;l&#233;phone &#224; sa femme comme il en avait l'habitude et cette derni&#232;re lui fait part de la m&#233;saventure de Ruth Paine et lui demande des explications. En lieu et place, Lee rentre dans une col&#232;re folle et lui interdit de lui t&#233;l&#233;phoner. Lui seul doit le faire si n&#233;cessaire et il lui demande avec insistance de ne plus recommencer et de ne parler &#224; personne de cet incident. Le jeudi 21 novembre, Lee demande &#224; Frazier de le ramener &#224; Irving. Etonn&#233;, ce dernier lui r&#233;pond que c'est jeudi. Oswald lui r&#233;pond qu'il doit passer chez lui pour r&#233;cup&#233;rer des tringles &#224; rideaux pour les disposer vraisemblablement dans la chambre qu'il loue. Les deux hommes arrivent &#224; Irving et Marina et Ruth s'&#233;tonnent de voir revenir Lee &#224; un jour inhabituel. Il leur donne la m&#234;me explication que celle fournie &#224; Frazier. Lee essaie de faire la paix avec Marina qui se montre tr&#232;s peu coop&#233;rative. Elle n'a toujours pas dig&#233;r&#233; l'&#233;pisode du 17 novembre. Lee au contraire se montre pr&#233;venant et participe &#224; toutes les t&#226;ches m&#233;nag&#232;res pour aider sa femme. Marina lui dit avoir besoin d'une machine &#224; laver et Lee lui promet qu'il va faire son possible pour la lui acheter. Il passe un long moment &#224; jouer sur la pelouse avec sa fille June et regarde la t&#233;l&#233;vision avant d'aller se coucher vers 21 heures. Ruth Paine remarque bien &#224; un moment que la lumi&#232;re du garage est rest&#233;e allum&#233;e. Elle pense que Lee a s&#251;rement oublier de l'&#233;teindre en allant chercher ses tringles &#224; rideaux parmi les effets personnels des Oswald qui sont entrepos&#233;s dans le garage. Cependant, ni Marina ni Ruth n'ont vu Lee &#224; un quelconque moment dans le local. Le lendemain, Lee se r&#233;veille t&#244;t et Marina est encore endormie. Elle ne le voit qu'avant de partir apr&#232;s que Lee ait dispos&#233; dans un vase son alliance et toute sa fortune. Il attend Frazier pr&#233;s de son v&#233;hicule et ce dernier le questionne sur l'emballage qu'il aper&#231;oit &#224; l'arri&#232;re de son v&#233;hicule. Ce sont mes tringles &#224; rideaux lui r&#233;pond Lee. Frazier se souvenant de ce que Lee lui avait dit la veille et qui motivait son retour &#224; Irving ne fut pas surpris par les propos d'Oswald. Frazier d&#233;posera ensuite Oswald &#224; proximit&#233; du d&#233;p&#244;t de livres scolaires avant d'aller garer son v&#233;hicule. Il verra Oswald s'&#233;loigner tenant l'emballage &#224; une extr&#233;mit&#233;, l'autre &#233;tant bloqu&#233;e sous son &#233;paule. Il le voit dispara&#238;tre une fois l'entr&#233;e du b&#226;timent franchie. Il ne le reverra plus de la journ&#233;e. Dans quelques heures des coups de feu &#233;clateront au passage du cort&#232;ge pr&#233;sidentiel et Dealey plaza sera le th&#233;&#226;tre d'une des plus grandes trag&#233;dies de la jeune histoire des Etats-Unis d'Am&#233;rique.&lt;br&gt; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Le s&#233;jour &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le comportement d'Oswald &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans est d&#233;concertant. Apr&#232;s avoir trouv&#233; un emploi subalterne qui ne l'int&#233;resse gu&#232;re il reprend des activit&#233;s politiques pour le moins contradictoires. Tout d'abord il essaie manifestement d'infiltrer les milieux anticastristes en prenant contact avec Carlos Bringuier responsable de l'association des &#233;tudiants cubains. Il lui fait part de ses intentions et fait valoir aupr&#232;s de ce dernier de r&#233;elles capacit&#233;s de lutte et d'aptitudes &#224; organiser ou &#224; contrer des actions de gu&#233;rilla &#233;tant donn&#233; son pass&#233; de Marine. Paradoxalement, peu de temps apr&#232;s, il se fait remarquer en distribuant des tracts pro castristes sur la voie publique. A cette occasion, il se met bien en &#233;vidence, de fa&#231;on &#224; ce qu'on le remarque. Voil&#224; des attitudes bien &#233;tranges et peu habituelles chez Oswald qu'on pr&#233;sente volontiers comme un &#234;tre reclus, discret et peu communicatif. Mais Oswald n'en reste pas l&#224;. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; et tr&#232;s vite lib&#233;r&#233; moyennant une amende symbolique de 10$ il r&#233;cidive peu apr&#232;s et devant les cam&#233;ras de t&#233;l&#233;vision cette fois-ci. Contrairement &#224; la fois pr&#233;c&#233;dente, il n'est pas arr&#234;t&#233; et un producteur de m&#233;dia local lui propose de participer &#224; un d&#233;bat radiophonique. A cette &#233;mission, il intervient comme repr&#233;sentant du mouvement Fair Play for Cuba face &#224; un anti castriste qui n'est autre que Bringuier avec qui il &#233;tait entr&#233; en contact &#224; son arriv&#233;e &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans. Car entre temps, Oswald a cr&#233;&#233; une section du mouvement dans cette ville qui n'a jamais compt&#233; qu'un seul membre, lui-m&#234;me. Cette section dispara&#238;tra d'ailleurs compl&#232;tement au d&#233;part d'Oswald de la ville. Quel est le r&#244;le exact d'Oswald &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Manifestement Oswald ne s'est pas rendu dans cette ville dans le seul but de trouver un emploi. M&#234;me si la description faite par la Commission Warren est s&#233;duisante elle est peu convaincante. Elle nous dit qu'Oswald, d&#233;prim&#233; et d&#233;sesp&#233;r&#233; de ne pas trouver un emploi, &#233;prouve le mal du pays et pense avoir plus de chance de trouver un travail correspondant &#224; ses aptitudes dans la ville de son enfance. Touchant, un rien m&#233;lo mais peu probable. S'agissant de l'emploi finalement trouv&#233; on ne peut pas dire qu'Oswald ait pleinement r&#233;ussi dans sa qu&#234;te. Au contraire on opposera que les emplois pr&#233;c&#233;dents d'Oswald &#233;taient au moins aussi valorisant que celui consistant &#224; graisser des machines dans une fabrique de la Nouvelle Orl&#233;ans. Si ce n'est pas pour l'unique recherche d'un emploi il faut chercher une autre explication dans ses activit&#233;s politiques. A ce propos on fera observer que c'est la seule fois de sa vie qu'Oswald d&#233;ploiera une activit&#233; militante qu'on ne lui soup&#231;onnait pas auparavant. Sa pens&#233;e politique et son engagement &#233;tait jusqu'alors d'ordre intellectuel et th&#233;orique. Pourquoi donc un tel changement d'attitude ? Est-il vraiment spontan&#233; et &#224; la seule initiative de l'int&#233;ress&#233; ? Il est difficile de r&#233;pondre tr&#232;s clairement &#224; cette question.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'observation des faits on peut en d&#233;duire qu'Oswald cherche &#224; infiltrer les milieux anticastristes pour mieux les d&#233;stabiliser ensuite en se mettant en &#233;vidence en pleine rue en train de distribuer des tracts d'une organisation oppos&#233;e aux th&#232;ses des r&#233;fugi&#233;s castristes. Cette activit&#233; d'agitateur ne correspond pas au personnage et peut difficilement &#234;tre le fruit d'un pur hasard. Un &#233;v&#233;nement compl&#233;mentaire vient accr&#233;diter cette th&#232;se. L'arrestation d'Oswald et sa lib&#233;ration rapide alors qu'il vient de d&#233;velopper une activit&#233; subversive laissent perplexes. A une &#233;poque o&#249; la tension &#233;tait extr&#234;me entre les Etats-Unis et Cuba, l'appartenance &#224; un mouvement de soutien &#224; la r&#233;volution castriste et la d&#233;monstration d'un activit&#233; militante dans ce domaine n'&#233;tait pas recommand&#233;e et passible de peines plus lourdes que celle &#224; laquelle Oswald a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; savoir quelques heures de d&#233;tention et 10 malheureux dollars d'amende. Un autre fait assez peu comment&#233; ou enqu&#234;t&#233; par la Commission Warren, concerne la visite d'un agent du FBI qui viendra interroger Oswald &#224; la demande de ce dernier lors de sa br&#232;ve d&#233;tention. Il est gu&#232;re probable que la conversation se soit limit&#233;e &#224; parler du voyage d'Oswald en URSS. Si Oswald avait eu des choses &#224; dire dans ce domaine il aurait profit&#233; des occasions fournies lors des rencontres pr&#233;c&#233;dentes avec des repr&#233;sentants de l'agence f&#233;d&#233;rale &#224; Dallas. Cette rencontre &#233;tait-elle alors convenue ? Extravagant ? Pure invention ? Pas si s&#251;r ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Quittons le champ des suppositions et revenons en aux faits. Marina d&#233;clare que son mari quelque peu secou&#233; par son arrestation avait d&#233;cid&#233; de mettre pour un temps ses activit&#233;s militantes entre parenth&#232;ses. Admettons. On observera qu'il ne faut que quelques jours &#224; Oswald pour se remettre de sa m&#233;saventure et qu'il repart de plus belle dans ses activit&#233;s subversives. En revanche, point d'arrestation cette fois-ci, alors que la t&#233;l&#233;vision le filme en plein effort. R&#233;cidiviste, logiquement et en toute rigueur il aurait du &#234;tre arr&#234;t&#233; et condamn&#233; &#224; une peine plus lourde que la fois pr&#233;c&#233;dente. Il n'en est rien et on lui fournit m&#234;me l'occasion de se mettre encore davantage en valeur, en participant &#224; une &#233;mission radiophonique. Aussi, le plus naturellement du monde, il continue son entreprise de d&#233;stabilisation de la r&#233;action anticastriste en d&#233;veloppant les th&#232;ses du Fair Play for Cuba Commitee sans en r&#233;f&#233;rer d'ailleurs au bureau national du mouvement. Rappelons qu'Oswald avait cr&#233;&#233; cette antenne &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans de sa propre initiative. Lors de ce d&#233;bat il se montrera habile &#233;vitant de perdre son sang froid m&#234;me s'il est un temps un peu d&#233;stabilis&#233; lorsque son passage en URSS est &#233;voqu&#233;. La qualit&#233; de son intervention laisse &#224; penser que l'intervention &#233;tait pr&#233;par&#233;e et que le contenu des d&#233;clarations avait &#233;t&#233; soigneusement mis au point. Le producteur responsable de l'&#233;mission fut d'ailleurs agr&#233;ablement surpris par le comportement d'Oswald et par la tenue de ses propos.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour toutes ces raisons il est difficile de croire que tous ces &#233;v&#233;nements aient &#233;t&#233; &#224; la seule initiative d'Oswald. Les indices d&#233;cel&#233;s &#224; l'examen des faits expos&#233;s plus haut portent &#224; croire qu'Oswald &#233;tait, &#224; son insu pour le moins ou de son plein gr&#233;, en mission &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans. La bienveillance dont a fait preuve le FBI vis &#224; vis d'Oswald, apr&#232;s sa lib&#233;ration, laisse supposer qu'elle le contr&#244;lait ou qu'elle s'en servait. La d&#233;stabilisation de toute organisation anticastriste sur le sol am&#233;ricain pr&#233;sentait un certain int&#233;r&#234;t, dans la mesure o&#249; de tels groupuscules pouvaient par leurs agissements, &#234;tre un frein au d&#233;but de r&#233;chauffement des relations am&#233;ricano-sovi&#233;tiques. N'oublions pas que Kennedy venait de rencontrer Khroutchev &#224; Vienne et que porter atteinte &#224; l'int&#233;grit&#233; d'un &#233;tat satellite (Cuba) par l'activit&#233; d&#233;bordante d'organisations anti-castristes, risquait de remettre en cause un processus encore fragile. C'est la raison pour laquelle les agissements d'Oswald pr&#233;sentait un r&#233;el int&#233;r&#234;t.&#8232;Apr&#232;s l'&#233;mission, Oswald ne s'attarde gu&#232;re &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans. Toutefois, il semble qu'il n'ait pas rejoint sa famille &#224; Dallas imm&#233;diatement et qu'il ait fait un crochet &#224; Mexico-City.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;- Le s&#233;jour &#224; Mexico :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Nous avons vu plus haut qu'Oswald aurait parl&#233; pour la premi&#232;re fois de son voyage &#224; Mexico City &#224; sa femme Marina dans le courant du mois d'ao&#251;t. Il lui aurait fait part &#224; cette occasion de son intention de rejoindre Cuba de l&#224; bas avant de gagner l'Union sovi&#233;tique ult&#233;rieurement. Le sc&#233;nario semble cr&#233;dible et possible de la part de quelqu'un qui est d&#233;j&#224; pass&#233; une premi&#232;re fois &#224; l'Est. Pour plus de s&#233;curit&#233;, Oswald demande m&#234;me &#224; son &#233;pouse de parler &#224; personne de son voyage au Mexique. Quelque soit le r&#233;el motif de son voyage, on comprend ais&#233;ment que se pr&#233;parant &#224; une nouvelle d&#233;fection il n'en fasse pas de la publicit&#233; autour de lui. Aussi on ne comprend pas l'attitude d'Oswald quand au cours de son voyage il fait part de ses intentions de se rendre &#224; Cuba avant de rejoindre l'URSS. Pour quelqu'un qui d'ordinaire est avare de ses propos et peu communicatif, l'attitude a de quoi surprendre. Ceci d'autant plus qu'il vient de faire part &#224; sa femme de recommandations de discr&#233;tion bien compr&#233;hensible. Alors pourquoi agit-il de la sorte ? S'il avait voulu se faire remarquer, il faut bien convenir qu'il ne s'y serait pas pris autrement. A cette &#233;tranget&#233;, nous ne pouvons qu'&#233;mettre des hypoth&#232;ses tant les informations dont on dispose sur Oswald &#224; ce moment l&#224; sont limit&#233;es : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; soit des gens ont confondu Oswald avec quelqu'un d'autre qui avait une certaine ressemblance avec ce dernier. Apr&#232;s tout c'est possible et Oswald ne serait pas le premier &#224; avoir un sosie. L&#224; encore ce n'est pas le fruit de l'imagination, mais la diff&#233;rence d'attitude par rapport au personnage habituel d'Oswald qui le sugg&#232;re ; - soit Oswald en d&#233;clarant ses intentions, cherchait &#224; masquer une mission d'une toute autre nature dans la capitale mexicaine ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; soit quelqu'un lui ressemblant avait pour mission de se faire remarquer dans le but de compromettre Oswald.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des trois hypoth&#232;ses &#233;voqu&#233;es seule les deux premi&#232;res paraissent recevables. En effet si quelqu'un avait l'intention de se faire passer pour Oswald et le compromettre dans l'attentat &#224; venir contre le Pr&#233;sident Kennedy, c'est &#224; Dallas qu'il l'aurait fait et non pas &#224; Mexico City. On peut donc presque rejeter cat&#233;goriquement la derni&#232;re hypoth&#232;se. Pour ce qui concerne les deux autres suppositions il est plus d&#233;licat de trancher. Si la diff&#233;rence d'attitude d'Oswald interpelle au point d'imaginer que des personnes bien intentionn&#233;es aient cru voir Oswald alors qu'il s'agissait de quelqu'un d'autre, il faut bien reconna&#238;tre que les &#233;l&#233;ments dont nous disposons pour &#233;tayer une telle hypoth&#232;se sont bien minces. Il reste donc l'hypoth&#232;se selon laquelle Oswald avait une autre mission &#224; Mexico que celle qu'il avait bien voulu r&#233;v&#233;ler &#224; sa femme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Revenons sur la mission avou&#233;e d'Oswald consistant &#224; obtenir un visa pour la Havane avant de se rendre en URSS. Oswald se rend donc confiant &#224; l'ambassade de Cuba o&#249; il esp&#232;re obtenir rapidement et facilement le pr&#233;cieux document. Apr&#232;s tout il a toutes les raisons du monde d'&#234;tre confiant. N'a-t-il pas obtenu 3 ans plus t&#244;t en 2 jours un visa pour se rendre en Union sovi&#233;tique. Aussi les quelques jours qu'il a pr&#233;vu de passer &#224; Mexico doivent suffire. Aussi, Oswald a de quoi &#234;tre surpris quand il voit la tournure que prennent les &#233;v&#233;nements et en particulier quand on lui annonce qu'il lui faut obtenir un visa russe avant de se rendre &#224; la Havane et que 4 mois sont n&#233;cessaires. Surpris, Oswald se met en col&#232;re et une vive discussion s'en suit avec le consul de l'ambassade. Encore une fois, au risque de se r&#233;p&#233;ter on reste dubitatif face &#224; l'attitude d'Oswald. Comment oublier un tel individu apr&#232;s un &#171; show &#187; si peu discret. Mais peut-&#234;tre &#233;tait-ce le but pour masquer une autre facette de la venue d'Oswald &#224; Mexico ? Car en dehors de sa venue &#224; l'ambassade de Cuba on sait rien, du moins pour le commun des mortels, de l'emploi de Lee Harvey Oswald &#224; Mexico City. Il aurait occup&#233; son temps &#224; visiter des mus&#233;es et &#224; assister &#224; des corridas. Pourquoi pas. On objectera toutefois que personne ne peut t&#233;moigner sur l'emploi du temps complet d'Oswald pendant son s&#233;jour &#224; Mexico. Il a tr&#232;s bien pu rencontrer discr&#232;tement et en l'absence de regards indiscrets d'autres personnes ayant un lien avec l'assassinat &#224; venir. Car on ne peut pas raisonnablement exclure l'hypoth&#232;se selon laquelle Oswald venait &#224; Mexico City dans le cadre de l'assassinat pour y rencontrer des complices ou des individus plus ou moins impliqu&#233;s dans ce projet. Autrement, il avait bien mieux &#224; faire en restant au Texas &#224; s'activer &#224; la pr&#233;paration de l'attentat surtout s'il se trouvai &#234;tre l'unique assassin comme l'a pr&#233;tendu par la suite la Commission Warren. Rappelons qu'Oswald aurait &#233;t&#233; &#224; l'origine de la tentative d'attentat calamiteuse &#224; l'encontre du G&#233;n&#233;ral Walker et que dans ces conditions il devait tout particuli&#232;rement pr&#233;parer un attenta autrement plus d&#233;licat techniquement. Ce qui veut dire un entra&#238;nement au tir r&#233;gulier et un rep&#233;rage des lieux. Or ce n'est visiblement pas ce qu'il est venu faire &#224; Mexico City.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien des &#233;l&#233;ments portent &#224; croire qu'Oswald est venu &#224; Mexico dans un double but. Le premier connu de tous consistait &#224; y &#233;tablir une demande de visa ce qui semble &#234;tre une activit&#233; annexe pour mieux en cacher une autre. Car comment expliquer le fait qu'Oswald ne cherchera jamais &#224; contacter Silvia Duran pour avoir des nouvelles de son visa et comme cette derni&#232;re le lui avait propos&#233;e en lui donnant ses coordonn&#233;es. Pour quelqu'un de d&#233;termin&#233; &#224; quitter son pays, comme on l'a pr&#233;tendu par la suite, l'attitude est pour le moins &#233;trange. Restons en l&#224; pour l'&#233;pisode mexicain et venons en maintenant &#224; l'examen des faits et gestes d'Oswald de retour &#224; Dallas 2 mois avant l'attentat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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		<title>Conclusion provisoire</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre NAU</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le meurtre politique est une attaque permanente et une insulte &#224; la d&#233;mocratie. C'est encore plus vrai dans le pays qui poss&#232;de une constitution directement inspir&#233;e de la d&#233;claration des droits de l'homme et du citoyen. L'histoire des Etats unis est violente et l'assassinat de pr&#233;sidents fr&#233;quent, si l'on consid&#232;re la jeunesse du pays. Peut-&#234;tre que les Etats unis sont victimes de leur Constitution et du deuxi&#232;me amendement de cette derni&#232;re qui garantit &#224; tout citoyen la possibilit&#233; de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;L'assassinat&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=justify&gt;Le meurtre politique est une attaque permanente et une insulte &#224; la d&#233;mocratie. C'est encore plus vrai dans le pays qui poss&#232;de une constitution directement inspir&#233;e de la d&#233;claration des droits de l'homme et du citoyen.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire des Etats unis est violente et l'assassinat de pr&#233;sidents fr&#233;quent, si l'on consid&#232;re la jeunesse du pays. Peut-&#234;tre que les Etats unis sont victimes de leur Constitution et du deuxi&#232;me amendement de cette derni&#232;re qui garantit &#224; tout citoyen la possibilit&#233; de d&#233;tenir une arme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le deuxi&#232;me amendement de la Constitution des Etats Unis :&#8232;&#034;Une milice bien ordonn&#233;e &#233;tant n&#233;cessaire &#224; la s&#233;curit&#233; d'un Etat libre, le droit qu'a le peuple de d&#233;tenir et de porter des armes ne sera pas enfreint.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour autant, personne dans ce pays ne souhaite remettre en cause l'amendement le plus controvers&#233; &#224; l'ext&#233;rieur du pays, au nom de la pr&#233;servation de la libert&#233; individuelle. Dans ces conditions, l'&#233;thique personnelle et le comportement de l'individu en soci&#233;t&#233; sont les seuls garde-fous. Si l'un d'eux fait d&#233;faut, le risque de d&#233;rapage est grand. Les hommes politiques sont plus menac&#233;s que dans tout autre pays.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutefois, si l'assassinat est utilis&#233; comme &#034;solution politique&#034;, il est n&#233;faste &#224; plus d'un titre car il :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; traumatise l'opinion politique&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; d&#233;stabilise les institutions&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; menace la d&#233;mocratie&lt;br class='autobr' /&gt;
L'assassinat du Pr&#233;sident Kennedy n'a pas &#233;chapp&#233; &#224; la r&#232;gle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_346 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L320xH200/jfkgrave-2-c6fca.jpg?1788812925' width='320' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La tombe de John Fitzgerald Kennedy (Photo Fr&#233;d&#233;ric Nau)&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Plus de 50 ans apr&#232;s sa mort tragique, bien des interrogations demeurent. Le sujet reste tabou parmi la classe politique am&#233;ricaine, alors que le peuple est plus d&#233;sireux de conna&#238;tre toute la v&#233;rit&#233;. Il est difficile de conclure sur un tel sujet. On a toujours l'impression de lire un livre inachev&#233;. Cette impression ne me quitte pas depuis toutes ces ann&#233;es. Par respect de l'homme et pour sa m&#233;moire, il nous faut savoir. Rester plus longtemps dans l'ignorance c'est faire injure &#224; l'Histoire, notre patrimoine culturel. Pour l'heure, un sentiment de frustration insupportable demeure quand revient la question :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Oswald le tueur isol&#233; ? Il est tr&#232;s difficile d'adh&#233;rer aux conclusions de la Commission Warren tant les qualit&#233;s faisaient d&#233;faut &#224; l'int&#233;ress&#233; pour r&#233;ussir un tir aussi d&#233;licat.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Oswald aid&#233; d'un autre tireur ? C'est ce que sugg&#232;rent l'&#233;tude des faits et l'analyse des &#233;v&#232;nements li&#233;s &#224; l'assassinat.&#8232;A mon avis, la bonne question n'est pas de se demander si Oswald est coupable ou non. Pendant des ann&#233;es, les partisans de la th&#232;se officielle, celle de l'assassin isol&#233;, ont oppos&#233; leurs convictions &#224; ceux qui voyaient plut&#244;t l'oeuvre d'un complot dans l'assassinat de Dealey Plaza. C'est &#224; n'en pas douter la pire fa&#231;on de proc&#233;der pour faire avancer la recherche de la v&#233;rit&#233;. C'est d'autant plus vrai que le d&#233;bat n'est plus d'actualit&#233; depuis que la commission s&#233;natoriale (le HSCA) a rendu public son rapport en 1978. Parmi ses conclusions, la plus spectaculaire est celle qui faisait &#233;tat d'un quatri&#232;me coup de feu mis en &#233;vidence lors de l'&#233;coute d'une bande magn&#233;tique d'un magn&#233;tophone plac&#233; sur une des motocyclettes des policiers du cort&#232;ge pr&#233;sidentiel. Cette d&#233;couverte, capitale &#224; plus d'un titre, venait d&#233;finitivement balayer la th&#232;se officielle qui a toujours soutenu que seuls trois coups de feu avaient &#233;t&#233; tir&#233;s par un seul tireur : Lee Harvey Oswald. Admettre qu'un quatri&#232;me coup de feu avait &#233;t&#233; tir&#233; par un deuxi&#232;me tireur impliquait que l'assassinat &#233;tait l'oeuvre d'un complot. A partir de cette hypoth&#232;se les bonnes questions qui viennent &#224; l'esprit sont les suivantes :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Oswald qui a tr&#232;s probablement tir&#233; sur le cort&#232;ge n'&#233;tait pas seul pour autant. Mais avec l'aide de qui ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Oswald a t-il jou&#233; le r&#244;le qu'on lui pr&#234;te ou sa mission se limitait-elle &#224; aider le tireur d&#233;sign&#233; par la conspiration en pr&#233;venant l'entr&#233;e d'un &#233;l&#233;ment perturbateur &#224; l'&#233;tage. Sa connaissance des lieux o&#249; il &#233;tait employ&#233; le pr&#233;disposait &#224; tenir ce r&#244;le et sa rencontre avec Truly et Baker au deuxi&#232;me &#233;tage peu apr&#232;s les coups de feu le sugg&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Oswald &#233;tait-il le bouc &#233;missaire d&#233;sign&#233; par la conspiration pour prot&#233;ger les v&#233;ritables commenditaires de l'attentat et a t-il &#233;t&#233; abattu par Ruby, membre de cette conjuration, pour &#233;viter un proc&#232;s qui aurait mis en danger les membres du complot ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Qui &#233;tait l'homme surnomm&#233; le &#034;badgeman&#034; que l'on aper&#231;oit sur les photos, cach&#233; derri&#232;re la palissade en bois, au sommet du Grassy Knoll et qui est probablement l'auteur du quatri&#232;me coup de feu mis en &#233;vidence par le HSCA ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Comment est-ce possible que plus de 50 ans apr&#233;s les faits il soit encore impossible de mettre un nom sur cette silhouette ?&#8232;D'autres questions demeurent qui m&#233;ritent r&#233;ponse. Des zones d'ombres m&#233;ritent d'&#234;tre &#233;claircies. C'est la raison pour laquelle ce site sera &#233;volutif et subira des modifications au fur et &#224; mesure de la progression de la v&#233;rit&#233; ou h&#233;las, plus probablement, quand d'autres questions sans r&#233;ponse surgiront. Mais gardons espoir car la v&#233;rit&#233; ne r&#233;siste pas &#224; l'Histoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Une solution &#233;tonnante</title>
		<link>http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?article8</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre NAU</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avertissement : Le contenu de cet article n'engage que la responsabilit&#233; de son auteur (Mike Regan). Si la traduction m'appartient, le texte reste sa propri&#233;t&#233; exclusive et ne peut &#234;tre reproduit sans son autorisation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce document m'a &#233;t&#233; fourni par Michael Regan qui m'a autoris&#233; &#224; le publier apr&#232;s en avoir fait la traduction. Ce point de vue m&#233;rite d'&#234;tre connu. En d&#233;pit de la surprise l&#233;gitime qu'il peut susciter &#224; sa lecture, c'est une pi&#232;ce suppl&#233;mentaire &#224; verser au dossier. La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;L'assassinat&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Avertissement : Le contenu de cet article n'engage que la responsabilit&#233; de son auteur (Mike Regan). Si la traduction m'appartient, le texte reste sa propri&#233;t&#233; exclusive et ne peut &#234;tre reproduit sans son autorisation.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Ce document m'a &#233;t&#233; fourni par Michael Regan qui m'a autoris&#233; &#224; le publier apr&#232;s en avoir fait la traduction. Ce point de vue m&#233;rite d'&#234;tre connu. En d&#233;pit de la surprise l&#233;gitime qu'il peut susciter &#224; sa lecture, c'est une pi&#232;ce suppl&#233;mentaire &#224; verser au dossier. La lunette du Mannlicher Carcano retrouv&#233; au sixi&#232;me &#233;tage &#233;tait dispos&#233;e sur le fusil comme si le tireur &#233;tait gaucher. Or Oswald &#233;tait droitier. Alors qui &#233;paulait l'arme ? Michael Regan apporte une r&#233;ponse. A vous de juger.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Dans le cort&#232;ge, Dillard se trouvait dans la voiture num&#233;ro trois quand il prit cet instantan&#233; &#224; l'aide de son appareil-photo seulement trois secondes apr&#232;s la fusillade soit environ dix secondes apr&#232;s le premier coup de feu. Sur cette une image on peut voir quelles fen&#234;tres &#233;taient ouvertes et celles qui &#233;taient ferm&#233;es &#224; ce moment-l&#224;. Le n&#233;gatif, ainsi que le perfectionnement des portions de l'image menant au c&#244;t&#233; Ouest du b&#226;timent a tout simplement disparu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_344 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L342xH271/god30-2-5a4ed.jpg?1788798625' width='342' height='271' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;div class='spip_document_345 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L165xH235/god31-2-3eda6.jpg?1788798625' width='165' height='235' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p align=justify&gt;La photo a &#233;t&#233; alors agrandie et particuli&#232;rement scrut&#233;e par la Commission Warren. Tout ce qu'il en est rest&#233; figure dans la photo de dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;SOLUTION A L'ASSASSINAT DU PRESIDENT JOHN FITZGERALD KENNEDY&lt;br class='autobr' /&gt;
Les pages du document ci-dessous examinent des faits sp&#233;cifiques dont on a cach&#233; l'existence au cours des ces trente huit derni&#232;res ann&#233;es et qui &#233;liminent, tout &#224; fait clairement, une quelconque possibilit&#233; pour que Lee Harvey Oswald ait assassin&#233; le Pr&#233;sident John Fitzgerald Kennedy.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce document montre &#233;galement la forte probabilit&#233; que des &#233;v&#232;nements se soient produits r&#233;ellement cette apr&#232;s-midi l&#224; sur&#8232;Dealey Plaza. Principalement bas&#233; sur un t&#233;moignage de la Commission Warren, et sur des d&#233;clarations faites par le v&#233;ritable assassin, l'examen pr&#233;sente un &#233;ventail d'&#233;v&#232;nements mineurs, commen&#231;ant le mercredi apr&#232;s-midi du 20 novembre 1963 et s'achevant avec l'&#233;v&#232;nement dramatique de trois coups de feu tir&#233;s par James Jarman, Jr., de la tani&#232;re de l'assassin situ&#233;e au sixi&#232;me &#233;tage du d&#233;p&#244;t de livre scolaires du Texas &#224; 12:30 le vendredi 22 novembre 1963.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;1 - LES FAITS CONCERNANT L'ASSASSINAT DE PR&#201;SIDENT JOHN F. KENNEDY QUI INDIQUENT QUE CE N'EST PAS LEE HARVEY OSWALD QUI A TIR&#201; SUR LA QUEUE DE DETENTE CETTE APR&#200;S-MIDI LA SUR DEALEY PLAZA&lt;br class='autobr' /&gt;
Point #1
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le t&#233;moin oculaire, Amos Euins, a sp&#233;cialement insist&#233; sur le fait que l'assassin avait &#034; une tache blanche &#034;&#224; l'arri&#232;re de la t&#234;te alors qu'il l'apercevait sous le magasin du fusil. En consid&#233;rant une position indiquant que l'arri&#232;re de la t&#234;te de l'homme pouvait avoir &#233;t&#233; visible &#224; quelqu'un se trouvant en dessous dans la rue, pendant que le troisi&#232;me coup de feu &#233;tait vis&#233; et tir&#233;, sugg&#232;re fortement que l'assassin ait &#233;t&#233; gaucher. T&#233;moin oculaire, Arnold Rowland, t&#233;moigna devant la Commission de Warren que juste avant l'assassinat il avait vu un homme se tenir &#224; la fen&#234;tre situ&#233;e &#224; l'extr&#234;me gauche (coin de sud-ouest) du sixi&#232;me &#233;tage du d&#233;p&#244;t de livres scolaires du Texas. L'homme, selon Rowland, tenait ce qu'il a pens&#233; &#234;tre un fusil de forte puissance dans une position de port de bras de type militaire. Le magasin de l'arme pointait au-dessus de l'&#233;paule droite de l'homme, alors qu'il faisait face &#224; Rowland, vers le mur le plus proche (ouest). Une indication suppl&#233;mentaire que le tireur &#233;tait gaucher.&lt;br&gt;
Point #2
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L' Officier de police de Dallas, M.N.MDONALD, t&#233;moigna que Lee Harvey Oswald lui avait donn&#233; un coup de poing &#224; l'aide de sa main gauche au cours de la lutte &#224; l'int&#233;rieur de la salle de cin&#233;ma et avait saisi un pistolet &#224; sa ceinture de la main droite. En outre, la photographie &#233;dit&#233;e d'Oswald prise par son &#233;pouse, Marina, dans l'arri&#232;re cour de leur maison montre un pistolet, dans un &#233;tui, attach&#233; &#224; la hanche droite d'Oswald. D'autres photos prouvent qu'Oswald faisait une raie &#224; ses cheveux du c&#244;t&#233; gauche et portait un bracelet-montre au poignet gauche. Lee Harvey Oswald &#233;tait droitier.&lt;br&gt;
Point #3
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Bien que ce soit un fait prouv&#233; que cinq des employ&#233;s du d&#233;p&#244;t avaient positionn&#233; des bo&#238;tes de livres formant un bouclier devant la fen&#234;tre du coin du sud-est du sixi&#232;me &#233;tage du b&#226;timent, pas une de leurs empreintes digitales ne fut trouv&#233;e sur ces bo&#238;tes de livres une fois analys&#233;es par le FBI. Une forte pr&#233;somption existe pour qu'un soin sp&#233;cial ait &#233;t&#233; pris par au moins certains de ces employ&#233;s pour &#233;liminer la d&#233;tection d'indices relatifs au fait qu'ils avaient manipul&#233; les bo&#238;tes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Point #4
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ces cinq employ&#233;s, y compris un d&#233;nomm&#233; Bonnie Ray Williams, avaient pass&#233; le matin du 22 novembre 1963 &#224; mettre en place un nouveau plancher en contre-plaqu&#233; au sixi&#232;me &#233;tage du TSBD. &#034; Les d&#233;bris blancs &#034; qui sont devenus un tel point de pr&#233;occupation, proche de la parano&#239;a, pour Williams et deux autres employ&#233;s, James Jarman, Jr. et Harold Normand (non impliqu&#233;s dans la construction du plancher), pendant leur t&#233;moignage devant la Commission au cours duquel ils d&#233;clar&#232;rent unanimement qu'ils &#233;taient tomb&#233;s du cinqui&#232;me &#233;tage sur leurs cheveux et caus&#233;s par les impacts des &#233;tuis de cartouche sur le plancher de l'&#233;tage sup&#233;rieur &#233;taient, en r&#233;alit&#233;, des morceaux de pl&#226;tre blanc qui s'&#233;taient accumul&#233;s dans leurs cheveux en provenance du plafond du sixi&#232;me &#233;tage pendant que le nouveau contre-plaqu&#233; &#233;tait mis en place &#224; coups de marteau &#224; cet endroit.&#8232;Bien que Jarman et Norman ne faisaient pas partie des membres de l'&#233;quipe de construction, Norman d&#233;clara qu'il avait fait lui-m&#234;me des visites r&#233;guli&#232;res au sixi&#232;me &#233;tage afin de &#034; prendre l'air &#034;. Selon le t&#233;moignage de Williams, cependant, Norman avait fait plus que simplement &#034; prendre l'air&#034;. Normand &#034; nous avait aider &#224; d&#233;placer le stock alentour &#034;.&#8232;Bas&#233; sur le t&#233;moignage de la Commission Warren, il n'est pas possible de placer James Jarman, Jr. au sixi&#232;me &#233;tage au cours de la matin&#233;e avant l'assassinat mais les &#233;v&#233;nements qui se produisirent, juste apr&#233;s que l'&#233;quipe fasse une pose pour le d&#233;jeuner, sugg&#233;rent fortement qu'il ait &#233;t&#233; pr&#233;sent &#224; l'&#233;tage. Au moins pendant une p&#233;riode assez longue pour permettre aux &#034; d&#233;bris blancs &#034; de s'accumuler dans ses cheveux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Point #5
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Bien qu'il soit fait mention &#224; plusieurs reprises dans divers rapports, y compris la Commission de Warren, que James Jarman Jr se trouvait au cinqui&#232;me &#233;tage avec Norman et Williams au moment de l'assassinat, et m&#234;me si l'on discute le moment o&#249; Dillard a pris sa photographie (il n'appara&#238;t pas sur l'image, bien qu'elle ait &#233;t&#233; faite par Tom Dillard dans les secondes de la fusillade), la probabilit&#233; pour qu'il ait commis l'assassinat est tr&#232;s &#233;lev&#233;e. Le fait suppl&#233;mentaire qu'il &#233;tait employ&#233; au d&#233;p&#244;t de livres scolaires du Texas comme pr&#233;pos&#233; &#224; l'emballage et qu'il utilisait r&#233;guli&#232;rement du papier et de la bande adh&#233;sive, de nature identique au papier et &#224; la bande adh&#233;sive bande utilis&#233;s pour empaqueter l'arme de meurtre indique, encore plus fortement, que c'&#233;tait lui qui avait pr&#233;par&#233; et a fourni le sac confectionn&#233; &#224; Oswald quand Oswald est retourn&#233; chez lui dans la soir&#233;e du 21 novembre 1963. Probablement sous le pr&#233;texte que Jarman ach&#232;terait l'arme le jour&#8232;suivant. Quand on sait qu'apr&#232;s avoir &#233;t&#233; plac&#233; en d&#233;tention Oswald avait 13,87 $ sur lui et qu'il avait d&#233;pens&#233; peu de temps auparavant $1,00 pour une course en taxi et environ 40c pour un billet d'autobus et un coca-cola, il est fort probable que Jarman avait r&#233;ellement achet&#233; l'arme du crime &#224; Oswald le matin du 22 novembre et pour un prix convenu de 15,00$. La disposition d'esprit d'Oswald &#224; ce moment l&#224; fut probablement d'&#234;tre heureux de cette occasion de se d&#233;barrasser d'une arme, et d'une preuve , qui le liait facilement &#224; sa propre tentative d'attenter &#224; la vie du G&#233;n&#233;ral Walker quelques mois plus tard.&lt;br class='autobr' /&gt;
Point #6
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034; la tache blanche &#034; vue sur le dos de la t&#234;te de l'assassin par le t&#233;moin oculaire, AMOS Euins, &#233;tait, en r&#233;alit&#233;,&#8232;des morceaux du pl&#226;tre blanc dans les cheveux de James Jarman Jr. La parano&#239;a de Jr. Jarman devant la Commission de Warren au moment o&#249; il t&#233;moignait &#224; propos du pl&#226;tre, &#233;tait simplement d&#251; au fait qu'il avait oubli&#233; d'&#233;poussetter la poudre de ses cheveux avant de tirer sur la queue de d&#233;tente.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034; la tache blanche &#034; vue sur le dos de la t&#234;te de l'assassin par le t&#233;moin oculaire, AMOS Euins, &#233;tait, en r&#233;alit&#233;,des morceaux du pl&#226;tre blanc dans les cheveux de James Jarman Jr. La parano&#239;a de Jr. Jarman devant la Commission de Warren au moment o&#249; il t&#233;moignait &#224; propos du pl&#226;tre, &#233;tait simplement d&#251; au fait qu'il avait oubli&#233; d'&#233;poussetter la poudre de ses cheveux avant de tirer sur la queue de d&#233;tente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Point #7
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'apparition, deux semaines apr&#232;s l'assassinat, d'un sac en papier fait &#224; la main, semblable &#224; celui utilis&#233; pour empaqueter l'arme de meurtre, au bureau des &#034;lettres-mortes&#034; de la poste pr&#232;s de Dallas sugg&#232;re qu'un des conspirateurs avaient essay&#233; de guider les enqu&#234;teurs vers la direction appropri&#233;e. Peut-&#234;tre craignant pour sa propre vie. *NOTE* l'assassinat fut probablement le r&#233;sultat de circonstances qui eurent lieu &#224; Dallas dans l'apr&#232;s-midi de novembre 22nd,1963 comprenant les suivantes ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Point #8
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'arriv&#233;e, naturellement, du cort&#232;ge pr&#233;sidentiel devant le d&#233;p&#244;t de livres dans Elm street (Jarman avait lu les journaux et avait t&#233;moign&#233; de sa connaissance pr&#233;alable de ce fait). La pr&#233;sence d'un fusil de forte puissance dans les mains de trois employ&#233;s au minimum du TSBD le matin de l'assassinat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Point #9
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La pr&#233;sence d'un homme parfaitement capable d'actionner la queue de d&#233;tente d'un Mannlicher-Carcano, de tirer &#224; trois reprises et de mettre fin &#224; la vie du Pr&#233;sident John Fitzgerald Kennedy (l'exp&#233;rience militaire de Jarman d'une dur&#233;e de 8 ans indique &#224; elle seule la connaissance des armes. L'utilisation au cours de son t&#233;moignage du mot &#034; action &#034; en d&#233;crivant les bruits m&#233;taliques qu'il avait entendus de l'arme, sugg&#232;re en outre ses aptitudes. C'est un mot g&#233;n&#233;ralement utilis&#233; parmi les fervents d'armes &#224; feu).&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;FAITS ADDITIONNELS :&lt;br class='autobr' /&gt;
Malheureusement, la s&#233;rie de petits &#233;v&#233;nements qui conduisirent &#224; l'&#233;v&#233;nement catastrophique qui aurait lieu sur Dealey Plaza a d&#233;but&#233; le mercredi apr&#232;s-midi du 20 novembre 1963. Warren Caster, directeur adjoint de la Southwestern Publishing Company qui avait ses bureaux au D&#233;p&#244;t &#224; l'adresse au n&#176; 411 dans Elm Street, avait achet&#233; deux fusils pendant la pause de midi. Un fusil de calibre 22 &#224; coup unique de type Remington, qu'il devait offrir &#224; son fils pour No&#235;l et un fusil de type Mauser, destin&#233; &#224; son usage personnel pour la chasse.&#8232;Sur un comptoir se trouvant juste &#224; l'ext&#233;rieur du bureau du superintendant Roy Truly , Caster montra fi&#232;rement les deux fusils &#224; ses camarades employ&#233;s. Selon le t&#233;moignage de Caster, &#233;taient pr&#233;sents, &#034; M. Shelly &#233;tait l&#224; &#8212; et M. Roy Truly &#034;. De plus, &#034; il y avait m&#234;me des ouvriers &#224; ce moment l&#224; , mais je ne suis pas s&#251;r du nombre. Je ne peux m&#234;me pas vous indiquer leurs noms. Je ne connais pas les ouvriers du TSBD appartenant au d&#233;partement d'exp&#233;dition &#034;. Etait &#233;galement pr&#233;sent, cependant, Lee Harvey Oswald. Oswald mentionna l'incident &#224; la police de Dallas apr&#232;s son arrestation. Alors que Caster montrait les fusils, Oswald, probablement afin d'essayer de se lier &#224; ses camarades employ&#233;s (dans le but de se d&#233;barrasser d'une preuve d'implication), mentionna &#224; un des employ&#233;s du d&#233;partement d'exp&#233;dition qu' il poss&#233;dait aussi un fusil et qu'il pourrait &#234;tre en vente. Cet employ&#233;, selon toute vraissemblance &#233;tait James Jarman, Jr., le pr&#233;pos&#233; &#224; l'emballage du d&#233;partement d'exp&#233;dition. Jarman suggera probablement &#224; Oswald qu'il apporte le fusil le lendemain et qu'il serait int&#233;ress&#233; par l'achat de l'arme. Quand Oswald est apparu le jour suivant sans fusil, il a indiqu&#233; &#224; Jarman qu'il lui manquait le moyen n&#233;cessaire pour transporter le fusil. Jarman, prestement en raison d'un int&#233;r&#234;t manifeste pour l'arme, marcha vers son local d'emballage, d&#233;roula une longue feuille de papier d'emballage et, utilisant de la bande adh&#233;sive, construisit le sac de papier. Il l'a alors donn&#233; &#224; Oswald. Oswald a pli&#233; le sac fait &#224; la main (l'analyse de FBI d&#233;couvrit plus tard huit traces de pliage sur le papier) d'une taille appropri&#233;e pour &#234;tre gliss&#233; dans la poche de hanche ou pour &#234;tre plac&#233; &#224; la ceinture et aller son chemin. Etant retourn&#233; &#224; son domicile dans la soir&#233;e avec son camarade ouvrier , Bull Wesley Frazier, Oswald empaquetta le Mannlicher- Carcano et renvenant le lendemain, encore avec Frazier, finalisa la vente avec Jarman. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tat d'esprit d'Oswald &#224; ce moment l&#224; &#233;tait qu'il &#233;tait heureux d'&#234;tre d&#233;barrass&#233; du fusil. Il est m&#234;me possible de conclure qu'il essayait de rassembler sa vie. Craignant de perdre son &#233;pouse et sa famille en raison de son comportement &#233;rratique et d&#233;ment des mois pr&#233;c&#233;dents (y compris sa tentative de tuer le G&#233;n&#233;ral Walker, dont Marina &#233;tait au courant), il r&#233;pondait aux plaintes de son &#233;pouse &#224; propos du lavage du linge &#224; la main en laissant tout son argent comptant, 170,00$, sur la coiffeuse avant de partir travailler le vendredi 22 Novembre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que le cort&#232;ge pr&#233;sidentiel approchait de Dealey Plaza l'apr&#232;s-midi, Oswald &#233;tait assis dans la salle de d&#233;jeuner du premier &#233;tage dans un semi-&#233;tat de bonheur. Apr&#232;s avoir pass&#233; six mois &#224; vivre dans la crainte qu'un beau jour, des d&#233;tectives de police puissent appara&#238;tre &#224; sa porte, pr&#234;t &#224; l'arr&#234;ter, et l'emm&#232;ne en d&#233;tention pour la tentative de meurtre contre le G&#233;n&#233;ral Walker, il &#233;tait maintenant libre de la seule pi&#232;ce &#224; conviction qui le condamnerait. Le Mannlicher-Carcano. L'&#233;tat de bonheur d'Oswald, cependant, serait bient&#244;t bris&#233;. Ayant juste quitt&#233; la salle de d&#233;jeuner du premier &#233;tage pour acheter un coca cola &#224; un distributeur automatique situ&#233; dans un salon du deuxi&#232;me &#233;tage, il allait &#234;tre confront&#233; &#224; l'officier de police de Dallas Marrion L Baker.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon toute vraissemblance, Oswald ne savait m&#234;me pas que des coups de feu avaient &#233;t&#233; tir&#233;s sur le cort&#232;ge Pr&#233;sidentiel au moment o&#249; il fut interpell&#233; par l'Officier de Police Baker et l'ignora jusqu' &#224; quelques instants plus tard. Mme Reid, une secr&#233;taire du TSBD, fit remarquer &#224; un Oswald confus alors qu'ils se croisiaient et juste apr&#233;s qu'Oswald soit sorti du salon,&#034; Oh, on a tir&#233; sur le Pr&#233;sident, mais peut-&#234;tre ne l'ont-ils pas atteint ! &#034;. En apprenant ceci, quelque chose &#224; la limite du phychotique se cassa probablement chez Oswald. Son intuition lui disait , d'autant plus qu'un officier de police arm&#233; s'&#233;tait pr&#233;cipit&#233; &#224; l'int&#233;rieur du d&#233;p&#244;t, que le Mannlicher-Carcano qu'il avait vendu &#224; Jarman seulement quelques heures plus t&#244;t &#233;tait&#8232;impliqu&#233; dans la fusillade. Tout espoir &#233;tait perdu. A partir de ce moment l&#224;, Oswald perdit les p&#233;dales et cela aboutirait, environ quarante minutes plus tard, au tir mortel contre l'officier Tippit dans une rue du quartier r&#233;sidentiel de Oak Cliff &#224; Dallas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est difficile d&#233;terminer o&#249; et quand James Jarman, Jr. fit l'acquisition du Mannlicher-Carcano d'Oswald, mais &#224; la lumi&#232;re des &#233;l&#233;ments &#233;tonnamment francs du t&#233;moignage de Jarman, l'&#233;change a pu avoir eu lieu dans le matin de la 22 Novembre au premier &#233;tage. Quand l'attorney de la Commission Warren, Joseph Ball lui demanda, quand il avait rencontr&#233; Oswald ce jour, Jarman a r&#233;pondu, &#034; je lui ai fait corriger une commande. Je ne sais pas que quelle heure il &#233;tait &#034;. Une fois press&#233; de r&#233;pondre par Ball, Jarman dit, &#034; il &#233;tait aux alentours de, c'&#233;tait entre 8 et 9 heures je dirais &#034;. Pour ce qui concerne une deuxi&#232;me rencontre qu'il eut avec Oswald ce matin l&#224;, Jarman r&#233;pondit &#034; elle eut lieu entre 9h30 et de 10h00, je crois &#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;pondant &#224; la question de Joseph Ball quant &#224; savoir o&#249; cette r&#233;union avait eu lieu Jarman dit, &#034; entre deux rang&#233;es de casiers. Au premier &#233;tage &#034;. C'est entre ces deux m&#234;mes rang&#233;es de casiers, pr&#232;s des fen&#234;tres de la facade frontale, que Jarman mangera son d&#233;jeuner, seul, juste avant midi. Il sera rejoint peu apr&#232;s &#224; ce m&#234;me endroit par Charles Douglas Givens (un membre de l'&#233;quipe de construction du plancher) et Harold Normand. Ce qui est tout &#224; fait possible c'est que le fusil avait &#233;t&#233; cach&#233; dans ce m&#234;me secteur au cours des heures de la matin&#233;e. Ensemble, ils quitteront le b&#226;timent, demeureront pendant quelque temps dehors devant le b&#226;timent et commenceront &#224; marcher vers l'intersection de Elm street et de Houston street.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; Jarman et &#224; Normand, selon le propre t&#233;moignage de Jarman, ils tourn&#232;rent &#224; gauche sur Houston street, se sont diriger vers le nord en longeant le c&#244;t&#233; du d&#233;p&#244;t de livres et ont disparu de nouveau dans le b&#226;timent par une entr&#233;e arri&#232;re. Si le Manlicher-Carcano n'avait pas &#233;t&#233; au sixi&#232;me &#233;tage &#224; ce moment l&#224;, l'arme n'aurait probablement pas &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;r&#233;e entre les deux rang&#233;e de casiers au premier &#233;tage par Jarman et Norman et transport&#233;e, en empruntant le monte charge arri&#232;re ouest, jusqu'&#224; la tani&#232;re de l'assassin au sixi&#232;me &#233;tage. Apr&#232;s avoir d&#233;j&#224; examin&#233; Dealey Plaza et satisfaits que la plupart des employ&#233;s du d&#233;p&#244;t, particuli&#232;rement les surveillants, se trouvaient devant le b&#226;timent attendant impatiemment l'arriv&#233;e du cort&#232;ge pr&#233;sidentiel, Jarman et Norman &#233;taient tout &#224; fait libres de leurs mouvements dans le b&#226;timent. Ils pourrraient m&#234;me prendre quelques instants pour s'assurer qu'Oswald se tenait &#224; l'&#233;cart. Oswald, assis dans la salle de d&#233;jeuner du premier &#233;tage en train de manger un sandwich au fromage et un morceau de fruit , fera &#233;tat plus tard &#233;tat de sa rencontre avec la police de Dallas.&#8232;Une fois au sixi&#232;me &#233;tage, Jarman se familiarisera peu apr&#232;s avec l'arme en faisant des rechargements r&#233;p&#233;t&#233;s du magasin de l'arme ( le FBI plus tard a conclu qu'au moins un &#233;tui de balle avait des marques indiquant qu'il avait &#233;t&#233; charg&#233; et recharg&#233; dans la chambre un certain nombre de fois) et se d&#233;placant de fen&#234;tre en fen&#234;tre afin de d&#233;terminer le point de vue le plus clair. Bient&#244;t, il se tiendra, avec le fusil adoptant une position de port d'arme de type militaire, &#224; la fen&#234;tre du coin de sud-ouest.&lt;br class='autobr' /&gt;
Observant de la rue en dessous se trouve Arnold Rowland. Au sujet des mouvements de Normand alors que Jarman scrute de la fen&#234;tre du coin sud-ouest, Rowland t&#233;moignera plus tard devant un conseiller de la Commission de Warren, le repr&#233;sentant du Congr&#233;s Gerald R. Ford que, &#034; lorsque j'ai vu l'homme dans l'autre fen&#234;tre, j'ai vu d'abord l'homme se pencher hors de la fen&#234;tre. C'&#233;tait un homme de couleur, je pense &#034;. Interrog&#233; en outre par Ford, qui voulait que Rowland soit plus clair au sujet de l'homme se penchant hors de la fen&#234;tre, Rowland a r&#233;pondu, &#034; l'Est, le coin du Sud-est &#034;. Harold Normand faisait un dernier contr&#244;le final pour s'assurer que leurs activit&#233;s au sixi&#232;me &#233;tage ne seraient pas perturb&#233;es. Bonnie Ray Williams , un participant tr&#232;s probablement peu dispos&#233; entre &#233;galement dans la conspiration &#224; ce moment l&#224;. O&#249; et quand il est difficile de le d&#233;terminer, mais il pourrait tr&#232;s bien avoir fait irruption accidentellement sur la sc&#232;ne quand il est all&#233; jusqu' au sixi&#232;me &#233;tage &#224; la rencontre de Danny Arce et de Billy Lovelady, deux camarades d'&#233;tage membre de l'&#233;quipe charger de la mise en place du plancher qu'il avait pr&#233;vu de rencontrer afin de regarder le cort&#232;ge pr&#233;sidentiel. Sans en informer Williams, cependant, Arce et Lovelady s'&#233;taient joints &#224; la plupart des employ&#233;s du d&#233;p&#244;t en dehors du b&#226;timent et quand Williams est arriv&#233; &#224; l'&#233;tage, son d&#233;jeuner &#224; la main, il s'est trouv&#233; seul. Il &#233;tait environ midi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand l'avocat conseil Joseph Ball, lui demanda combien de temps il &#233;tait rest&#233; &#224; l'&#233;tage, Williams r&#233;pondit, &#034; j'y suis rest&#233; pendant 5, 10, peut-&#234;tre 12 minutes &#034;. En entendant le mouvement de la fen&#234;tre se trouvant &#224; l'&#233;tage imm&#233;diatement au-dessous de lui, Williams descendra au cinqui&#232;me &#233;tage par l'ascenseur Est pour retrouver Jarman et Norman au coin Sud-est. Jusqu' &#224; ce moment, il est facile de conclure que Williams n'avait aucune connaissance pr&#233;alable des &#233;v&#233;nements qui &#233;taient sur le point d'avoir lieu au sixi&#232;me &#233;tage mais, qu'il l'ait voulu ou non, il en faisait partie maintenant. Autrement il n'aurait pas soutenu le t&#233;moignage de Jarman qu'il (Jarman) avait &#233;t&#233; au cinqui&#232;me &#233;tage avec Norman et lui-m&#234;me (Williams) au moment du tir.&#8232;Alors que la majeure partie des &#233;l&#233;ments de temps t&#233;moign&#233;s placent Williams au sixi&#232;me avant Jarman et Norman, il est fortement probable que ces deux acteurs principaux dans la conspiration, apr&#232;s s'&#234;tre rendu compte de la pr&#233;sence de Williams au sixi&#232;me &#233;tage, aient cr&#233;&#233; une diversion qui entra&#238;nerait William hors de la tani&#232;re assassin du sixi&#232;me &#233;tage. Jarman&#8232;et Norman ont tous deux t&#233;moign&#233; qu'avant de quitter le premier &#233;tage &#224; bord de l'ascenseur ouest, qu'ils &#034; avaient scrut&#233; vers le haut l'axe de d'ascenseur &#034; et observ&#233; que l'ascenseur Est se trouvait au sixi&#232;me &#233;tage.&#8232;Pour le moins, ils savaient que quelqu'un se trouvait l&#224; haut. La diversion qu'ils emploieraient consisteraient simplement &#224; faire conna&#238;tre leur pr&#233;sence en faisant glisser des fen&#234;tres juste en-dessous de l'endroit o&#249; Williams s'&#233;tait assis. Cela a fonctionn&#233;, et William a rejoint alors le cinqui&#232;me &#233;tage. Les &#233;v&#233;nements s'intensifiaient maintenant &#224; un niveau proche de la fr&#233;n&#233;sie. L'adr&#233;naline montant, Jarman et Norman gagn&#232;rent la tani&#232;re de l'assassin au sixi&#232;me &#233;tage.&#8232;En consid&#233;rant que Williams fut au m&#234;me &#233;tage de &#034;midi &#224; midi 5, 10, peut-&#234;tre 12 minutes &#034;, Jarman et Norman ont eu plus de quinze minutes pour achever les pr&#233;paratifs finaux pour l'assassinat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand le cort&#232;ge Pr&#233;sidentiel a vir&#233; de Main street vers Houston street, Jarman &#233;tait probablement d&#233;j&#224; en place alors que Norman redescendait vers le bas pour rejoindre William au cinqui&#232;me &#233;tage. Selon toute vraissemblance, si Williams n'&#233;tait pas au courant du complot, pour le maintenir occup&#233; quand Jarman accomplissait sa t&#226;che &#224; l'&#233;tage sup&#233;rieur. Ce qui suivrait ensuite ne peut mieux &#234;tre expliqu&#233; que par les propres d&#233;clarations de Jarman.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que l'avocat conseil de la Commission de Warren, Joseph Ball,questionnait Jarman au sujet des trois coups de feu, Jarman &#233;cartait le premier coup de feu comme &#233;tant, &#034; un retour de flamme ou un officier donnant un salut au Pr&#233;sident &#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la r&#233;f&#233;rence de Jarman au deuxi&#232;me coup de feu, &#224; moins que ce fut une id&#233;e trottant dans l'esprit d'un autre membre du conseil. Pendant que Jarman r&#233;pondait &#224; propos de ce coup de feu, &#034; et alors le deuxi&#232;me coup de feu a &#233;t&#233; tir&#233;, et c'est quand les gens ont commenc&#233; &#224; se coucher sur le sol et que la voiture pr&#233;sidentielle a saut&#233; vers l'avant&#034;, le repr&#233;sentant du Congr&#233;s Gerald R. Ford &#233;couta, jugea que ce seul rapport ne tenait pas et resta assis silencieux alors que 5 pages pleines de t&#233;moignage continuaient &#224; &#234;tre enregistr&#233;es. Environ quinze minutes. Dans son fond int&#233;rieur Ford savait que quelque chose clochait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ayant pris connaissance d'un film de la limousine pr&#233;sidentielle qui avait &#233;t&#233; pris par Abraham Zapruder au moment de l'assassinat, un film qui n'avait pas &#233;t&#233; rendu public et qui ne le serait pas pendant de nombreuses ann&#233;es, Ford savait que&#8232;la voiture &#034; n'avait pas saut&#233; vers l'avant &#034;, comme Jarman l'avait indiqu&#233;, apr&#232;s que le deuxi&#232;me coup de feu ait &#233;t&#233; tir&#233;. L'agent William Greer n'acc&#233;l&#232;rera pas l'allure de la voiture jusqu'&#224; ce que l'agent Clinton Hill ne bondisse de la voiture suiveuse pour aider Mme Kennedy (qui essayait de r&#233;cup&#233;rer une partie du cr&#226;ne de son mari) &#224; regagner de nouveau le si&#232;ge arri&#232;re apr&#232;s le troisi&#232;me coup de feu, et apr&#232;s avoir trouv&#233; une prise s&#251;re au niveau de la partie arri&#232;re-gauche de l'automobile. Ce fut alors, et seulement &#224; cet instant, que la voiture, et pour employer les mots de l'agent Roy Kellerman, &#034; a litt&#233;ralement saut&#233; de cette sacr&#233;e route !! &#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que le Repr&#233;sentant Ford continuait de rester assis en silence, une suspicion qui pouvait commencer &#224; &#234;tre formul&#233;e &#233;tait qu'une cible pouvait donner l'illusion d'un&#034; saut vers l'avant &#034; &#224; un assassin scrutant &#224; travers une lunette de vis&#233;e. La voiture n'avait pas bondi vers l'avant. Le fusil et l'assassin, en raison du recul, avaient &#233;t&#233; rejett&#233;s vers l'arri&#232;re. Le soup&#231;on de Ford a &#233;t&#233; probablement confirm&#233; quelques minutes plus tard apr&#232;s avoir entendu une r&#233;ponse de Jarman &#224; une autre question d'un autre membre du conseil, John J. MCLOY. MCLOY avait demand&#233;, &#034; Avez vous vu r&#233;ellement le Pr&#233;sident frapp&#233; par les balles ? &#034;. La r&#233;ponse de Jarman fut, &#034; Non monsieur, je ne pourrais pas dire que je l'ai vu en fait atteint, mais apr&#232;s le deuxi&#232;me coup de feu, j'ai suppos&#233; qu'il l'avait &#233;t&#233;, parce que j'avais l'oeil sur sa voiture depuis qu'elle &#233;tait descendu de Houston street jusqu' au moment o&#249; elle commen&#231;a &#224; se diriger vers l'autoroute &#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Encore une fois, le soup&#231;on qu'avait Ford que Jarman &#233;tait en train de d&#233;crire des &#233;v&#233;nements vus &#224; travers une lunette de vis&#233;e de forte puissance fut confirm&#233; quand il entendit Jarman utiliser le mot &#034; oeil &#034;, pas au pluriel, mais au singulier. Apr&#232;s avoir entendu Jarman r&#233;pondre &#224; la question de MCLOY&#034;S, &#034; vous l'avez vu s'&#233;ffondrer, vous l'avez vu tomber, n'est-ce pas ? &#034;, en disant, &#034; je l'ai vu pencher la t&#234;te &#034;, le Repr&#233;sentant Ford n'en avait pas eu assez. Il l'interrompit en lui posant une question &#224; propos de la d&#233;claration que Jarman avait fait beaucoup plus t&#244;t. L'&#233;change suivant eut lieu entre Gerald Ford et James Jarman, Jr.&lt;br class='autobr' /&gt;
Repr&#233;sentant Ford : &#034; vous avez r&#233;ellement vu l'embard&#233;e de la voiture vers l'avant n'est-ce pas ? &#034;&#8232;James Jarman : &#034; oui Monsieur&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;Repr&#233;sentant Ford : &#034; C'est une impression claire ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;James Jarman : &#034; oui &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;Repr&#233;sentant Ford : &#034; et vous l'avez suivi alors qu'elle virait de Main street vers Houston street et vous l'avez suivi quand elle a vir&#233; de Houston street vers Elm street ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;James Jarman : &#034; C'est exact, Monsieur &#034;.&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034; Repr&#233;sentant Ford : &#034; Avez vous eu tout le temps l'oeil sur la voiture ?&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;James Jarman : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034; oui, Monsieur &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;Repr&#233;sentant Ford : &#034;D'o&#249; avez-vous pens&#233; que le bruit du premier coup de feu provenait ? Avez-vous une impression distincte de cela ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;James Jarman : &#034; Eh bien il semblait &#224; priori provenir de dessous. C'est ce que j'ai pens&#233;&#8232;&#034; Repr&#233;sentant Ford : &#034; Pendant que vous regardiez par la&#8232;fen&#234;tre et que vous regardiez la voiture du Pr&#233;sident &#034;&#8232;James Jarman : &#034;oui, Monsieur &#034;&#8232;Repr&#233;sentant Ford : &#034; Avez vous eu l'impression&#8232;distincte que le bruit venait de votre gauche ou&#8232;de votre droite ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;James Jarman : &#034; je suis s&#251;r qu'il venait de la gauche&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;Repr&#233;sentant Ford : &#034; mais votre premi&#232;re r&#233;action, &#233;tait qu'il venait de dessous ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034; James Jarman : &#034; oui, Monsieur &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;Repr&#233;sentant Ford : &#034; quand le deuxi&#232;me coup de feu est intervenu, avez-vous&#8232;un quelconque souvenir diff&#233;rent ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;James Jarman : &#034; Eh bien, ils ont tous retenti de fa&#231;on &#224; peu pr&#232;s identique &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;Repr&#233;sentant Ford : &#034;vous vous rappelez distinctement de trois coups de feu ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;James Jarman : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034; oui, Monsieur &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;Repr&#233;sentant Ford : &#034; et &#224; quel moment vous &#234;tes vous lev&#233; de l'endroit o&#249; vous vous &#233;tiez agenouill&#233; pr&#232;s de la fen&#234;tre ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;James Jarman : &#034; quand l'automobile a pris de la vitesse &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034; Repr&#233;sentant Ford : &#034;&#8232;&#233;tait-ce apr&#232;s ce que vous avez pens&#233; &#234;tre le troisi&#232;me coup de feu ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;James Jarman : &#034; le troisi&#232;me coup de feu ; oui.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;.&#8232;Repr&#233;sentant Ford : &#034; N'avez-vous jamais eu des ennuis avec la police&#8232;ou des ennuis disciplinaires dans l'arm&#233;e ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&#8232;James Jarman : &#034; non, monsieur &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Nous pouvons seulement sp&#233;culer quant &#224; savoir jusqu'o&#249; l'interrogatoire du Repr&#233;sentant Ford aurait conduit si un de ses camarades conseillers, Joseph Ball, ne l'avait pas interrompu &#224; ce moment l&#224; pour entra&#238;ner Jarman dans un genre de questions compl&#232;tement diff&#233;rentes et qui concernait le mod&#232;le des v&#234;tements port&#233;s par Lee Harvey Oswald le jour de l'assassinat. &#201;videmment, Ford &#233;tait tout &#224; fait soup&#231;onneux &#224; l'encontre de cet employ&#233; du d&#233;partement d'exp&#233;dition de 34 ans. &lt;br&gt;En parlant en termes de boxe on peut dire que Ford avait mis Jarman dans les cordes juste avant l'interruption impr&#233;vue de Joseph Ball. De plus, il est probable pour conclure, que si on avait laisser faire le Repr&#233;sentant Gerald R. Ford , il aurait pu finir son interrogatoire, &#224; sa convenance, avec, &#034; M.Jarman, avez-vous tir&#233; sur le Pr&#233;sident John Fitzgerald Kennedy ? &#034;. James Jarman, Jr., vu le niveau &#233;tonnant de franchise poss&#233;d&#233; par cet assassin, aurait simplement r&#233;pondu , &#034; oui, Monsieur &#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un complot ?</title>
		<link>http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?article7</link>
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		<dc:date>2026-09-07T15:30:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre NAU</dc:creator>



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&lt;p&gt;La th&#232;se officielle est presque trop parfaite. L'assassin du Pr&#233;sident est arr&#234;t&#233; moins d'une heure apr&#232;s le meurtre. Tout est tellement bien men&#233;, la recherche d'Oswald, son arrestation, son inculpation du meurtre de J.D. Tippit et de celle presque simultan&#233;e de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Son assassinat par Jack Leon Rubinstein dit &#171; Ruby &#187; moins de 48 heures apr&#232;s la disparition de Kennedy emp&#234;che toute instruction et proc&#232;s. Le myst&#232;re Kennedy d&#233;bute. Mais quels sont les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;L'assassinat&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=justify&gt;La th&#232;se officielle est presque trop parfaite. L'assassin du Pr&#233;sident est arr&#234;t&#233; moins d'une heure apr&#232;s le meurtre. Tout est tellement bien men&#233;, la recherche d'Oswald, son arrestation, son inculpation du meurtre de J.D. Tippit et de celle presque simultan&#233;e de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Son assassinat par Jack Leon Rubinstein dit &#171; Ruby &#187; moins de 48 heures apr&#232;s la disparition de Kennedy emp&#234;che toute instruction et proc&#232;s. Le myst&#232;re Kennedy d&#233;bute.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais quels sont les points particuliers qui am&#232;nent &#224; douter des conclusions de la th&#232;se officielle celle rendue c&#233;l&#232;bre par le rapport Warren ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;1- Examinons dans un premier temps l'attitude et le comportement d'Oswald dans chacun des actes du drame.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;i&gt;Le meurtre proprement dit&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Sans se lancer dans des hypoth&#232;ses plus ou moins farfelues et donc plus ou moins cr&#233;dibles, l'attitude d'Oswald post&#233; &#224; la fen&#234;tre du cinqui&#232;me &#233;tage du d&#233;p&#244;t de livre scolaire est surprenante. Examinons les faits et rien d'autre.&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
1 - Pourquoi ne fait-il pas feu sur le Pr&#233;sident alors que la limousine progresse face &#224; lui dans Houston street ? Il a l&#224; une cible facile &#224; viser, qui grossit au fur et &#224; mesure de la progression du cort&#232;ge. Aucun obstacle n'alt&#232;re son champ de vision et la voiture s'appr&#234;te &#224; ralentir avant de continuer sa route vers Elm street par la gauche. Les conditions de tir sont alors optimales.&lt;br&gt;
2- Pourquoi attend-il que la limousine p&#233;n&#232;tre dans Elm street, qu'elle r&#233;apparaisse &#224; sa vue apr&#232;s avoir d&#233;pass&#233; les tilleuls qui la lui masquaient avant de se d&#233;cider &#224; tirer ? La voiture pr&#233;sidentielle est alors &#224; 90 m&#232;tres de lui, s'&#233;loigne et reprend de la vitesse apr&#232;s avoir d&#233;bouch&#233; dans Elm street ? Les conditions de tir sont, contrairement &#224; celles &#233;voqu&#233;es plus haut, bien plus d&#233;licates et l'entreprise est alors susceptible d'&#234;tre vou&#233;e &#224; l'&#233;chec.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La diff&#233;rence de comportement d'Oswald entre l'assassinat du Pr&#233;sident Kennedy et le meurtre de l'agent Tippit dont on l'accuse.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;1- Imm&#233;diatement apr&#232;s les coups de feu, le motocycliste Marion Baker fait irruption &#224; l'int&#233;rieur du Texas School Books Depository. Accompagn&#233; de Roy Truly, le g&#233;rant de l'&#233;tablissement, il atteint la cantine du premier &#233;tage o&#249; il aper&#231;oit un homme. Cet homme tr&#232;s calme est &#224; peine surpris, quand l'arme point&#233;e vers lui Baker demande &#224; Tuly s'il conna&#238;t cet individu. Oui r&#233;pond ce dernier, c'est un de mes employ&#233;s : Lee Harvey Oswald. Voil&#224; un homme qui vient de tirer sur le Pr&#233;sident, qui n'est pas essouffl&#233; alors que moins d'une minute depuis le dernier coup de feu vienne de s'&#233;couler. Imm&#233;diatement apr&#232;s avoir dissimul&#233; son arme, il a eu le temps de descendre par les escaliers du cinqui&#232;me &#233;tage au premier et de p&#233;n&#233;trer &#224; l'int&#233;rieur de la cantine o&#249; il vient d'acheter une bouteille de Coca-Cola. Quel sang froid et quelle ma&#238;trise de lui-m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le m&#234;me homme sort tranquillement du Texas School Books Depository et prend l'autobus pour rejoindre son domicile. S'apercevant rapidement que le bus est pris dans un embouteillage, il d&#233;cide de rebrousser chemin en prenant un taxi pour rentrer chez lui. Pr&#233;venant et galant, il va m&#234;me jusqu'&#224; proposer le m&#234;me taxi &#224; une dame d'un certain &#226;ge entr&#233;e en m&#234;me temps que lui dans le v&#233;hicule.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une fois arriv&#233; chez lui il se change rapidement prend son revolver et ressort aussit&#244;t. Pourquoi ? Apr&#232;s tout il ne risque rien &#224; rester chez lui. Si la police fait irruption dans son logement il aura beau jeu de d&#233;clarer qu'il a rejoint son domicile car &#233;tant donn&#233; les circonstances, la journ&#233;e de travail &#233;tait termin&#233;e. Il n'est pas le seul &#224; avoir quitt&#233; le Texas School books Depository pour le m&#234;me motif.&lt;br&gt;
2 - Oswald se retrouve dans Oakliff quand la voiture de Tippit l'accoste. Le changement d'attitude d'Oswald est frappant et suscite bien des interrogations :&lt;br class='autobr' /&gt;
Que lui dit Tippit pour qu'il perde subitement son sang-froid ?&lt;br class='autobr' /&gt;
En admettant que ce dernier lui en explique la raison au cours de leur br&#232;ve discussion, Oswald aurait pu essayer de se justifier. Peut-&#234;tre a-t-il tent&#233; de le faire. Si Tippit est alors abattu c'est qu'Oswald se sent menac&#233;. N'a-t-on pas retrouv&#233; l'arme de Tippit l&#233;g&#232;rement &#244;t&#233;e de son &#233;tui. Pour r&#233;pondre &#224; la menace d'Oswald ? Peut-&#234;tre. Les d&#233;clarations des deux principaux t&#233;moins du meurtre sont trop contradictoires et versatiles pour apporter un &#233;clairage satisfaisant. C'est particuli&#232;rement vrai dans le t&#233;moignage du principal t&#233;moin &#224; charge Madame Markham..!
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pourquoi fuyant les lieux du crime, perd-il le contr&#244;le de lui-m&#234;me au point de laisser tomber au pied de Tippit ses papiers personnels* de la poche de son blouson et , plus incroyable encore, de se d&#233;barrasser de son blouson sur un parking ?&lt;br class='autobr' /&gt;
*Nota : On trouvera sur Oswald au moment de son arrestation un portefeuille &#224; l'int&#233;rieur duquel se trouvaient ses papiers. Deux portefeuilles pour un seul homme c'est beaucoup. Curieux !!&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette attitude compl&#232;tement incoh&#233;rente le condamne ou rend pour le moins suspecte son attitude. Un criminel laissant des indices pour mieux &#234;tre identifi&#233; ne s'y prendrait pas autrement. Poursuivant sa fuite &#233;perdue, son agitation est telle qu'il attire l'attention d'un commer&#231;ant &#233;tonn&#233; de son comportement &#233;trange. Ce dernier le voit m&#234;me rentrer sans payer dans un cin&#233;ma le Texas Theater.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_340 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L352xH288/theatre_front-974ac.jpg?1788795076' width='352' height='288' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;- Pourquoi se dispense-t-il d'acheter un ticket alors qu'il a largement de quoi le payer en poche ?&lt;br&gt;
Lui, Oswald, qui a achet&#233; un billet pour prendre l'autobus, pay&#233; la course du taxi attirerait donc b&#234;tement l'attention en p&#233;n&#233;trant sans payer. Quel changement de comportement par rapport &#224; l'homme qu'ont rencontr&#233; il y a &#224; peine une heure Baker et Truly.&lt;br&gt;
Que s'est-il donc pass&#233; ? - d&#233;doublement de la personnalit&#233; ? - est-ce bien le m&#234;me homme auquel nous ayons affaire ? &lt;br&gt;
La diff&#233;rence d'attitude de Lee Harvey Oswald entre le moment o&#249; il est interpell&#233; par Baker dans la cantine du premier &#233;tage du d&#233;p&#244;t de livres et o&#249; il est appr&#233;hend&#233; dans le Texas Theater est &#233;tonnante. Calme et ma&#238;tre de lui il c&#232;de &#224; la panique et adopte une attitude incoh&#233;rente. Que s'est-il pass&#233; ? Avons nous affaire au m&#234;me homme. Nous sommes en droit de nous le demander tant le contraste est saisissant ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Si Oswald est bien le tireur solitaire d&#233;sign&#233; par la commission Warren, il n' y a pas de raison qu'il change d'attitude entre l'assassinat du pr&#233;sident et le meurtre de Tippit. L'assassinat du premier est autrement plus impressionnant et beaucoup moins &#034;tristement commun&#034; que le meurtre d'un agent de police.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si nous avons affaire au m&#234;me homme, il est difficile d'admettre qu'il perde compl&#232;tement le contr&#244;le de lui-m&#234;me apr&#232;s le meurtre de l'agent de police, alors qu'il fait preuve d'un &#034;self-control&#034; remarquable quand il est interpell&#233; par Baker dans la cantine peu apr&#232;s les coups de feu. Pourquoi r&#233;agit-il aussi brutalement &#224; l'int&#233;rieur du cin&#233;ma quand il est interpell&#233;, allant jusqu'&#224; essayer d'abattre un des policiers qui essaie de le ma&#238;triser ? Cette attitude le condamne alors qu'&#224; priori le seul grief qu'on puisse lui tenir, pour l'instant, est d'&#234;tre entr&#233; sans payer. Pourquoi prononce-t-il la phrase d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre : &#034;Eh bien, tout est fini maintenant. Est-ce qu'il comprend qu'on l'a d&#233;couvert ? Peut-&#234;tre. Est-ce que quelque chose cloche dans le sc&#233;nario et quel sc&#233;nario ? A ce stade des interrogations il convient d'expliquer les raisons qui peuvent laisser supposer qu'Oswald n'&#233;tait peut-&#234;tre pas seul impliqu&#233; dans les faits qu'on lui reproche.&lt;br&gt;
&lt;i&gt;2- Examinons les possibilit&#233;s techniques permettant l'ex&#233;cution de l'attentat de fen&#234;tre du cinqui&#232;me &#233;tage du d&#233;p&#244;t de livres tel que d&#233;crit par la Commission Warren.&lt;/i&gt;&lt;br&gt; Dans ce cadre et avant d'en venir aux aspects techniques de la r&#233;alisation, voyons quelles &#233;taient les aptitudes d'Oswald dans le domaine du tir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Capacit&#233;s de tireur d'Oswald&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;Dans ce domaine particuli&#232;rement &#034;sensible&#034;, les conclusions sur les aptitudes d'Oswald am&#232;nent des interrogations l&#233;gitimes.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Comment la commission Warren a-t-elle pu conclure qu'Oswald ait pu tirer avec son Mannlicher Carcano 3 balles en moins de 7 secondes, alors qu'aucun des tireurs d'&#233;lite choisis par elle n'a &#233;t&#233; en mesure de le faire dans les conditions de l'assassin pr&#233;sum&#233; le jour de l'attentat ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Seul un des tireurs choisis a pu, sur cible fixe, loger 3 balles dans un laps de temps similaire.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Comment le m&#234;me Lee Harvey Oswald, &#224; qui l'on a attribu&#233; la tentative calamiteuse d'assassinat sur la personne du G&#233;n&#233;ral Walker, une personnalit&#233; d'extr&#234;me droite de Dallas, en avril 1963 a-t-il pu r&#233;ussir l'attentat de Dealey plaza ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Au printemps dernier, Oswald aurait rat&#233; un attentat apparemment facile. Au cours d'une soir&#233;e d'avril, une fois la nuit tomb&#233;e, le G&#233;n&#233;ral Walker se tenait &#224; son bureau, dos &#224; la fen&#234;tre, offrant ainsi une cible immobile parfaitement visible du fait de l'&#233;clairage int&#233;rieur. Toujours est-il qu'Oswald, &#224; qui la commission Warren a attribu&#233; cette tentative de meurtre, a rat&#233; une cible immobile et situ&#233;e &#224; une vingtaine de m&#232;tres de l'endroit o&#249; il se trouvait. Cet &#233;pisode en dit long sur les pr&#233;tendues capacit&#233;s d'Oswald en mati&#232;re de tir. Malgr&#233; cet &#233;pisode la commission ne se d&#233;partira pas de sa conviction qu'Oswald &#233;tait bel et bien l'auteur des coups de feu de Dealey Plaza. L'ent&#234;tement de la commission, sur cet &#233;pisode en particulier, la discr&#233;dite et jette une zone d'ombre sur la qualit&#233; de ses investigations.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Comment expliquer qu'Oswald ait &#233;t&#233; en mesure de r&#233;aliser le tir parfait sans entra&#238;nement s&#233;rieux pr&#233;alable ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Un minimum de pratique est n&#233;cessaire dans ce domaine, m&#234;me pour un tireur d'&#233;lite, ce qui n'est pas le cas d'Oswald. Marine autrefois, il n'a jamais particuli&#232;rement brill&#233; dans le domaine du tir au contraire. Il se situait dans la moyenne basse et s&#251;rement pas au niveau du tireur d'&#233;lite qu'on lui a pr&#234;t&#233;. L'absence d'entra&#238;nement d'Oswald est pratiquement indiscutable car il ne s'est servi qu'une seule fois de son arme entre le mois d'avril 1963 date de l'achat et le 22 novembre de la m&#234;me ann&#233;e. Cette hypoth&#232;se est v&#233;rifi&#233;e dans la mesure o&#249; l'on ne retrouvera pas, dans les perquisitions effectu&#233;es au cours de l'enqu&#234;te, de bo&#238;te de munitions &#224; son domicile ou dans le garage des &#233;poux Paine &#224; Irving. Marina, sa femme, n'a pas non plus fait &#233;tat d'un entra&#238;nement intensif dans ce domaine. Au cours de sa d&#233;position devant la commission Warren, Madame Bledsoe, la logeuse de la chambre qu'occupa Oswald en octobre en ville n'a pas fait de d&#233;clarations laissant entendre qu'Oswald pratiquait le tir assid&#251;ment. La commission a pourtant insist&#233; en lui demandant &#224; plusieurs reprise de d&#233;crire le nombre et la morphologie des sacs qu'Oswald avait en sa possession au moment de son s&#233;jour. La commission la met pratiquement sur la voie pour lui faire dire qu'Oswald avait autre chose qu'un sac qu'elle d&#233;crit comme un sac de marin. En vain. De plus elle mentionne qu'Oswald passait la majeure partie de son temps dans sa chambre, hormis les sorties effectu&#233;es dans le but de trouver un travail. Curieux pour un homme qui dans un mois va assassiner le Pr&#233;sident. Il ne s'entra&#238;ne pas et sa principale pr&#233;occupation est la recherche d'un emploi. Son souci est toutefois l&#233;gitime car bient&#244;t la naissance d'un deuxi&#232;me enfant va agrandir sa petite famille.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Comment Oswald qui n'&#233;tait pas le tireur d'&#233;lite qu'on pr&#233;tend a-t-il pu r&#233;ussir le tir parfait &#224; l'aide d'une carabine inadapt&#233;e et mal r&#233;gl&#233;e ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant de r&#233;pondre &#224; cette question il convient d'apporter une r&#233;ponse pr&#233;alable &#224; une autre interrogation : le Mannlicher Carcano d'Oswald est-il bien l'arme du crime de Dealey Plaza ? Loin d'&#234;tre incongrue ou d&#233;plac&#233;e, cette question est sugg&#233;r&#233;e par la lecture du rapport Warren et du t&#233;moignage du policier Seymour Weitzman. Dans sa d&#233;position, il dit avoir identifi&#233; l'arme d&#233;couvert derri&#232;re une rang&#233;e de livres au cinqui&#232;me &#233;tage du d&#233;p&#244;t de livres comme &#233;tant une carabine de type Mauser GEWHER de 7,92 mm. S'agissant d'un des meilleurs &#233;l&#233;ments de la police de Dallas et vu son exp&#233;rience des armes, une confusion de sa part est exclue. On peut donc se demander comment cette carabine est subitement devenue une Mannlicher Carcano. Outre l'arme proprement dite, la lunette de vis&#233;e mont&#233;e sur la carabine d'Oswald &#233;tait mal mont&#233;e. Cette derni&#232;re &#233;tait r&#233;gl&#233;e pour un gaucher alors qu'Oswald &#233;tait droitier. Marina sa femme et ses relations ont &#233;t&#233; tous clairs sur ce point. On le voit mal dans ces conditions r&#233;ussir le tir parfait qu'on lui pr&#234;te.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Comment la commission Warren peut-elle &#234;tre aussi affirmative et pr&#233;tendre que le tir que devait r&#233;aliser Oswald n'&#233;tait pas difficile ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'ex&#233;cution du tir attribu&#233; est une chose facile on est en droit de se demander pourquoi aucun des tireurs d'&#233;lite choisi par la commission Warren elle-m&#234;me n'a &#233;t&#233; en mesure d'&#233;galer la performance d'Oswald. C'est &#224; dire un tir dans l'environnement de Dealey Plaza et sur une cible mobile plac&#233;e sur le m&#234;me type de voiture que celle dans laquelle avait pris place John Fitzgerald Kennedy. Contrairement &#224; toute logique, c'est sur une cible fixe dispos&#233;e &#224; l'int&#233;rieur d'un autre type de v&#233;hicule et dans un endroit diff&#233;rent de Dealey Plaza qu'a &#233;t&#233; faite la reconstitution. Pourquoi ? Il faut dire que les r&#233;sultats obtenus par les tireurs d&#233;sign&#233;s n'encourageaient gu&#232;re la commission &#224; corser la difficult&#233;. Ce qui ne l'emp&#234;chera pas de conclure qu'Oswald avait r&#233;alis&#233; ce tir, somme toute facile, aux dires des experts de la commission seul et sans l'aide de quiconque.&lt;br class='autobr' /&gt;
En voulant d&#233;fendre &#224; tout prix une position ind&#233;fendable, la commission Warren s'est consid&#233;rablement discr&#233;dit&#233;e. En s'obstinant &#224; faire d'Oswald le tireur unique et en persistant &#224; ne pas vouloir entendre tous les t&#233;moins qui par leurs d&#233;clarations laissaient supposer qu'Oswald n'&#233;tait peut-&#234;tre pas le seul tireur, elle a cr&#233;&#233; les conditions pour que l'on mette en doute la cr&#233;dibilit&#233; de son travail. Voyons maintenant quels sont ces t&#233;moins oubli&#233;s qui, en toute bonne foi ont vu ou entendu autre chose et r&#233;agi en cons&#233;quence. Cet examen est primordial car si ces t&#233;moignages sugg&#232;rent que les coups de feu ne proviennent pas exclusivement du d&#233;p&#244;t de livres, la th&#232;se du tireur unique d&#233;fendue par la commission s'effondre. On est alors oblig&#233; d'admettre qu'Oswald a &#233;t&#233; aid&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
3 - Dans quelles conditions et comment Oswald a-t-il pu &#234;tre aid&#233; dans l'ex&#233;cution de l'attentat de Dealey Plaza ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Envisagez qu'Oswald ait &#233;t&#233; aid&#233; n'att&#233;nue en rien sa culpabilit&#233; et ne remet pas en cause sa participation &#224; l'assassinat du Pr&#233;sident. Qu'il est tir&#233; ou non, il &#233;tait bien pr&#233;sent &#224; l'int&#233;rieur du Texas School Books Depository. Truly et Baker l'ont vu apr&#232;s les coups de feu et ses coll&#232;gues de travail l'ont vu au cinqui&#232;me &#233;tage avant de le laisser seul au moment du d&#233;jeuner. Etait-il pour autant &#224; la fen&#234;tre du cinqui&#232;me &#233;tage au moment des coups de feu ? Oui si l'on consid&#232;re les d&#233;positions des t&#233;moins &#224; charge.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les t&#233;moins &#224; charge :&lt;br class='autobr' /&gt;
Des principaux t&#233;moins &#224; charge faisant &#233;tat de la pr&#233;sence d'un individu en arme &#224; la fen&#234;tre du cinqui&#232;me &#233;tage peu avant l'attentat et apr&#232;s, Howard Brennan est celui sur lequel la commission Warren s'est particuli&#232;rement appuy&#233;e. Non seulement il avait vu un homme &#224; la fen&#234;tre mais il &#233;tait aussi en mesure d'identifier cet homme comme &#233;tant LeeHarvey Oswald. On comprend ais&#233;ment pourquoi la commission se soit int&#233;ress&#233;e &#224; lui. On ne peut pas contester &#224; Brennan d'avoir vu un homme &#224; la fen&#234;tre. D'autres t&#233;moins ont fait la m&#234;me constatation et &#224; des endroits diff&#233;rents. En particulier deux d&#233;tenus de la prison du comt&#233; qui avait, face &#224; eux, le D&#233;p&#244;t de livres. Leur vision diff&#232;re de celle de Brennan &#224; un petit d&#233;tail pr&#232;s il est vrai. Ce dernier est d'importance, car ceux sont deux hommes que Rowland et Brown affirmaient, &#224; l'&#233;poque, avoir vu &#224; la fen&#234;tre. L'un des deux hommes se tenait en retrait par rapport au tireur. Leur vision qui pouvait para&#238;tre imaginaire et peu fiable venant de d&#233;tenus, ne souffre plus d&#233;sormais la moindre contestation car, bien des ann&#233;es apr&#232;s le drame, les progr&#232;s de traitement de l'image &#233;voluant, c'est effectivement bien deux hommes que l'on distingue &#224; la fen&#234;tre. On ne peut donc absolument pas remettre en cause la pr&#233;sence d'un ou plusieurs individus &#224; la fen&#234;tre Est du d&#233;p&#244;t de livres. Toutefois si la pr&#233;sence de deux individus est av&#233;r&#233;e, la th&#233;orie du tireur isol&#233; n'est plus cr&#233;dible. On peut consid&#233;rer que m&#234;me limit&#233;e au d&#233;p&#244;t de livres et &#224; 2 hommes uniquement, nous avons bien affaire &#224; une conspiration.&lt;br class='autobr' /&gt;
La capacit&#233; de Brennan &#224; reconna&#238;tre Oswald qu'il n'avait jamais vu auparavant est beaucoup plus contestable. Souffrant de myopie il lui &#233;tait difficile de reconna&#238;tre un homme situ&#233; &#224; une quinzaine de m&#232;tres plus haut. On peut supposer que lui aussi comme d'autres a &#233;t&#233; influenc&#233;, dans la mesure o&#249; avant d'&#234;tre interrog&#233; par la police, il avait vu le portrait d'Oswald abondamment diffus&#233; par les m&#233;dias. Ceci n'emp&#234;cha pas la commission de consid&#233;rer le t&#233;moignage de Brennan comme accablant et particuli&#232;rement probant. D'autres personnes avaient pourtant vu ou entendu autre chose ce jour l&#224;. Curieusement, la commission n'a pas manifest&#233; le m&#234;me int&#233;r&#234;t pour ces t&#233;moins du drame.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les t&#233;moins oubli&#233;s :&lt;br class='autobr' /&gt;
Imm&#233;diatement apr&#232;s les coups de feu, nombreux sont ceux qui se sont dirig&#233;es vers un autre endroit de Dealey Plaza. Un v&#233;ritable mouvement de foule a spontan&#233;ment converg&#233; en direction du Grassy Knoll (bute herbeuse).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'afflux de monde en direction du Grassy Knoll ne peut &#234;tre mis en doute. Des instantan&#233;s photographiques attestent de cette convergence. Cette attitude spontan&#233;e concerne plus de la moiti&#233; des personnes se trouvant sur Dealey Plaza le long d'Elm street. Non seulement le simple badaud, mais aussi des policiers de la ville se sont pr&#233;cipit&#233;s dans cette direction. Pourquoi donc la commission Warren a purement et simplement ignor&#233; ou pour le moins n&#233;glig&#233; les t&#233;moins qui avait entendu ou vu autre chose et qui avait r&#233;agi en cons&#233;quence. Parmi eux deux t&#233;moins, pour ne retenir que ceux-ci, aurait d&#251; particuli&#232;rement retenir l'attention de la commission. Il s'agit de Lee Bowers et de Hed Hoffman. Le premier a &#233;t&#233; n&#233;glig&#233; par la commission qui n'a pas exploit&#233; tous les aspects de son t&#233;moignage et qui n'a pas souhait&#233; lui poser les questions qui risquait de remettre en cause sa th&#232;se : celle du tireur unique. Le second a &#233;t&#233; pour sa part compl&#232;tement ignor&#233; par les enqu&#234;teurs de la commission.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lee Bowers &#233;tait particuli&#232;rement bien plac&#233; pour observer tout ce qui se passait dans l'espace compris entre la voie ferr&#233;e et le Grassy Knoll. Du poste d'aiguillage o&#249; il se trouvait, aucun mouvement ne pouvait lui &#233;chapper. La circulation dans le parking &#233;tant interdite depuis le milieu de la matin&#233;e, il sera surpris de voir circuler, dans l'heure pr&#233;c&#233;dant l'arriv&#233;e du cort&#232;ge pr&#233;sidentiel, 3 voitures diff&#233;rentes &#224; des intervalles de temps r&#233;guliers et patrouillant chacune dans un secteur pr&#233;cis. La derni&#232;re d'entre elle p&#233;n&#233;tra dans la zone quelques minutes avant les coups de feu, son conducteur semblant tenir un microphone &#224; la main. Ce fait est d'autant plus curieux qu'aucune voiture des services secrets ou de la police n'avait semble-t-il pour mission de circuler dans cette zone. Alors que faisaient donc ces v&#233;hicules dans un endroit aussi sensible, peu de temps avant le passage du cort&#232;ge ? Il difficile de s'emp&#234;cher de penser que leurs conducteurs &#233;taient l&#224; pour s'assurer que tout &#233;tait en ordre dans le secteur. Autre fait troublant la derni&#232;re voiture, celle qui avait fait l'inspection la plus longue et la plus minutieuse &#233;tait encore l&#224; au moment des coups de feu et non loin de la palissade en bois, l&#224; o&#249; Bowers observera quelque chose de beaucoup plus important et de capital pour l'enqu&#234;te. Au moment des d&#233;tonations Bowers verra de la fum&#233;e s'&#233;lever de l'endroit o&#249; se trouvaient 2 hommes. La description qu'il fera de ces derniers sera &#233;trangement semblable &#224; celle de Julie Ann Mercer. Cette derni&#232;re bloqu&#233;e dans un embouteillage dans Elm street le matin de l'attentat, verra 2 hommes se diriger vers le sommet du Grassy Knoll, l'un d'eux portant un &#233;tui &#233;trangement semblable &#224; un conditionnement d'un fusil. Les 2 t&#233;moins ont fait une description vestimentaire des 2 individus quasi identique sans se concerter bien &#233;videmment puisque leurs observations ont &#233;t&#233; faites &#224; des moments et &#224; des endroits diff&#233;rents. Pourquoi donc, encore une fois, la commission Warren n'a-t-elle pas accord&#233; plus d'int&#233;r&#234;t &#224; ces t&#233;moignages capitaux. Comment expliquer un tel comportement sinon en supposant que leurs d&#233;clarations s'&#233;cartaient de leur th&#232;se : celle du tireur unique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Hed Hoffman &#233;tait lui aussi tr&#232;s bien plac&#233;. Non loin du Triple Underpass il verra peu apr&#232;s les coups de feu, un des hommes qu'avait observ&#233; Bowers courir vers un complice &#224; qui il tendra une arme . Ce dernier la placera dans un sac apr&#232;s l'avoir d&#233;mont&#233; et dispara&#238;tra. Beaucoup de d&#233;tracteur d' Hed Hoffman, mettent en doute sa d&#233;claration en arguant le fait que celle-ci faite dans les ann&#233;es 1990 est bien trop tardive pour &#234;tre cr&#233;dible. Malheureusement pour eux, on sait depuis peu qu'Hoffman, sur les conseils d'un membre de sa famille et contre l'avis de son p&#232;re qui le lui avait formellement interdit, sera entendu par le FBI une semaine environ apr&#232;s l'attentat. Curieusement, l&#224; aussi, il semble que le proc&#232;s verbal de sa d&#233;position se soit &#233;gar&#233;...&lt;br class='autobr' /&gt;
Quoiqu'en dise la commission Warren, il semble bien qu'il se soit pass&#233; quelque chose d'anormal au niveau du Grassy Knoll. Pourquoi les nombreux t&#233;moins et en particulier ceux &#233;voqu&#233;s plus haut ne seraient ils pas aussi cr&#233;dibles que ceux qui ont vu un tireur post&#233; &#224; la fen&#234;tre du cinqui&#232;me &#233;tage du d&#233;p&#244;t de livres ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'en conclure ? Si on admet la pr&#233;sence d'un tireur au niveau de la palissade en bois du Grassy Knoll on comprend mieux pourquoi Oswald ou celui tenant l'arme vue &#224; la fen&#234;tre du cinqui&#232;me &#233;tage a fait feu vers le sud dans Elm street et non dans Houston Street o&#249; un tireur unique aurait eu un tir beaucoup plus facile &#224; ex&#233;cuter. Plus facile mais plus al&#233;atoire, au cas o&#249; il viendrait &#224; rater son objectif. Dans cette hypoth&#232;se, le tireur n'a aucun droit &#224; l'erreur. Pour avoir le plus de chance d'atteindre sa cible, il attendra que la limousine arrive au bout de Houston Street et qu'elle ralentisse juste avant de prendre par la gauche la direction d'Elm Street. La cible vis&#233;e est alors pratiquement &#224; l'arr&#234;t et la t&#234;te du Pr&#233;sident appara&#238;t tr&#232;s grosse au tireur qui l'observe &#224; travers la lunette de vis&#233;e de son arme.&lt;br class='autobr' /&gt;
La voiture vient de quitter Main Street et va bient&#244;t empruter Houston Street pour se retrouver face au d&#233;p&#244;t delivres. Oswald ou le tireur post&#233; &#224; la fen&#234;tre du cinqui&#232;me &#233;tage (cercl&#233;e de rouge) voit la limousine arriver face &#224; lui. Poursuivant sa route, la voiture pr&#233;sidentielle sera oblig&#233;e de pratiquement s'arr&#234;ter pour n&#233;gocier le virage &#224; gauche &#224; 120&#176; et p&#233;n&#233;trer dans Elm Street. La limousine presque immobile est alors une cible id&#233;ale pour un tireur isol&#233; et la r&#233;ussite du tir &#224; peu pr&#232;s garantie.&lt;br class='autobr' /&gt; Toutefois, en cas d'&#233;chec il ne peut changer sa position et op&#233;rer une rotation de 120&#176; avec son arme sans &#234;tre vu des spectateurs mass&#233;s le long du cort&#232;ge. De plus, les cartons qu'il a dispos&#233; pour limiter les chances d'&#234;tre observ&#233; par la foule, lui interdisent toute rotation importante. Pour toutes ces raisons, il est difficile d'imaginer qu'Oswald qui quelques mois plus t&#244;t a rat&#233; la cible facile qu'offrait le g&#233;n&#233;ral Walker soit en mesure de r&#233;ussir un tir autrement plus d&#233;licat au plan technique et &#233;motionnel. Tuer le pr&#233;sident des Etats-Unis n'est facile pour personne. Aussi, il lui faut &#234;tre aid&#233;. Ceci vaut pour lui, s'il est bien le tireur qu'a vu Brennan, comme pour tout autre tireur. En quoi consiste cette aide ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;ussite d'un tel tir est facilit&#233;e si l'on a convenu au pr&#233;alable de proc&#233;der en effectuant un tir crois&#233; &#224; l'aide de 2 ou plusieurs armes. Limitons nous aux d&#233;clarations de Brennan et de Bowers qui chacun ont vu ou observ&#233; &#224; des endroits diff&#233;rents, des manifestations li&#233;es &#224; un tir d'armes &#224; feu. Leurs observations permettent d'imaginer le tir crois&#233; de 2 tireurs. L'un faisant feu vers le Pr&#233;sident dans son dos, l'autre tirant vers l'Est en direction du flanc droit de la limousine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_341 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L320xH200/lastlook3-67c27.jpg?1788795076' width='320' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Position de la limousine au moment du coup de feu fatal (Photo Kate Taylor)&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Cercl&#233; de jaune, la position probable du tireur appel&#233; &#034;Badgeman&#034; pour sa tenue vestimentaire (veste ressemblant &#233;trangement &#224; celle d'un policier)&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette hypoth&#232;se, il est clair que la victime des tireurs, sous le feu crois&#233; de leurs fusils, n'a pratiquement aucune chance de s'en tirer. C 'est ainsi que les choses ont d&#251; se passer si l'on admet que les d&#233;clarations de Bowers et de Brennan sont dignes de foi toutes les 2. Peut-&#234;tre les tireurs &#233;taient ils encore plus nombreux. C'est possible, mais nous entrons l&#224; dans le domaine des sp&#233;culations qui lorsqu'elles sont approximatives desservent les partisans de la th&#232;se du complot. C'est pour cette raison qu'il est pr&#233;f&#233;rable de s'en tenir aux t&#233;moignages de ceux qui se sont manifest&#233; aux moments des faits et qui s'y sont tenus. Pour en revenir &#224; Oswald, si tent&#233; qu'il soit le tireur du d&#233;p&#244;t de livres et qu'il ait &#233;t&#233; dans son entreprise, on peut &#233;mettre des hypoth&#232;ses et trouver un d&#233;but d'explication &#224; sa conduite et &#224; son comportement apr&#232;s l'attentat.&lt;br&gt;
2- Examinons maintenant l'attitude et le comportement d'Oswald si l'on admet qu'il a &#233;t&#233; aid&#233;.En faisant une telle supposition on opte pour la th&#232;se d'une &#233;ventuelle conspiration. Dans ces conditions, les diff&#233;rences d'attitude et de comportements d'Oswald &#233;voqu&#233;es plus haut peuvent s'expliquer.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'attitude d'Oswald membre d'une hypoth&#233;tique conspiration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette &#233;tude il faut s'en tenir aux suppositions sugg&#233;r&#233;es par les faits et rien d'autre. Oswald &#233;tant d&#233;c&#233;d&#233;, Ruby ayant disparu emport&#233; par un cancer, l'un comme l'autre n'ont pas pu dire tout ce qu'il savait ou du moins expliquer leur implication &#233;ventuelle dans les &#233;v&#233;nements de Dealey Plaza du 22 novembre 1963. Oswald aurait eu certainement des choses int&#233;ressantes &#224; dire et Ruby n'a pas dit tout ce qu'il savait &#224; la commission Warren. Il ne s'agit pas pour ce qui concerne ce dernier de pures inventions, mais de ses propres d&#233;clarations. Dans une interrogatoire film&#233;, il a d&#233;clar&#233; sans &#233;quivoque qu'il ne pourrait tout dire tant qu'il ne serait pas en s&#233;curit&#233;, c'est &#224; dire tant qu'il demeurerait incarc&#233;r&#233; &#224; Dallas. Dans ce cadre il demandait d'&#234;tre transf&#233;r&#233; &#224; Washington o&#249;, en lieu s&#251;r, il serait en mesure de dire tout ce qu'il savait. H&#233;las et on se demande bien pourquoi, la commission Warren n'acc&#233;dera jamais &#224; sa requ&#234;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le proc&#232;s d'Oswald avait eu lieu, il aurait peut-&#234;tre permis de lever le doute sur un point capital. : Oswald et Ruby se connaissaient ils ? Etaient-ils impliqu&#233;s dans le meurtre de Kennedy et de quelle mani&#232;re ? Admettre que les deux hommes se connaissaient et r&#233;pondre par l'affirmative &#224; la deuxi&#232;me question, c'est admettre &#034;de facto&#034; l'existence d'un complot (projet secret concert&#233; entre un ou plusieurs individus contre quelqu'un).&lt;br class='autobr' /&gt;
Si on admet que les deux hommes se connaissaient et qu'ils &#233;taient les membres d'un complot, limit&#233; &#224; leurs seules personnes ou non, la diff&#233;rence d'attitude d'Oswald peut s'expliquer. On peut supposer que le sc&#233;nario pr&#233;vu s'est parfaitement d&#233;roul&#233; jusqu'&#224; l'entrevue d'Oswald avec Tippit. L'examen des faits montre, en effet, qu'&#224; partir de ce moment l&#224;, tout s'encha&#238;ne et l'attitude d'Oswald change brutalement pour une raison difficile &#224; expliquer. Essayons d'y voir un peu plus clair en essayant de r&#233;pondre aux interrogations l&#233;gitimes que nous sommes en droit de nous poser. Apr&#232;s quoi il sera temps d'examiner certains d&#233;tails &#233;voqu&#233;s par des t&#233;moins.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oswald et le meurtre de Tippit&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet &#233;pisode est capital, &#224; plus d'un titre, dans l'accusation d'Oswald. A lui seul il peut expliquer si oui ou non Oswald a &#233;t&#233; aid&#233; dans sa t&#226;che. Rappelons aussi que dans la chronologie des &#233;v&#233;nements qui ont conduit &#224; l'arrestation d'Oswald, le meurtre de Tippit a &#233;t&#233; l'&#233;l&#233;ment d&#233;terminant. Mais avant d'en venir &#224; son assassinat des questions viennent &#224; l'esprit.&lt;br&gt;
1- Que faisait Tippit seul dans sa voiture dans le quartier d'Oakliff distant de quelques miles des lieux de Dealey plaza alors que la plupart de ses coll&#232;gues r&#233;pondant &#224; l'appel de radio du quartier g&#233;n&#233;ral de la police s'&#233;taient dirig&#233;s vers les lieux de l'attentat ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Si c'&#233;tait pour essayer d'intercepter le suspect d&#233;crit par la police comme Lee Harvey Oswald, rien ne prouvait qu'Oswald ait eu le temps mat&#233;riel de se trouver dans son secteur de patrouille. Etait-ce dans ce cas bien raisonnable d'envoyer Tippit seul dans un secteur o&#249; l'assassin pr&#233;sum&#233; vraisemblablement arm&#233; risquait de se trouver ? Pourquoi ne pas lui avoir envoy&#233; du renfort. Cette mesure de prudence, aurait &#233;t&#233; d&#233;terminante pour la suite des &#233;v&#233;nements. De plus tout le monde, &#224; cet instant, ignorait qu'Oswald avait rejoint son domicile et qu'il en &#233;tait sorti. En effet rien n'obligeait Oswald &#224; ressortir presque aussit&#244;t de chez lui. Le t&#233;moignage de sa logeuse madame Earle Roberts est sur ce point, clair et indiscutable. Autre fait troublant pour lequel la commission Warren n'a pas manifest&#233; de r&#233;el int&#233;r&#234;t : les 2 coups de Klaxon donn&#233;s par une voiture de police devant le logement d'Oswald au moment o&#249; celui-ci &#233;tait en train de se changer. L&#224; aussi elle est pr&#233;cise dans ses d&#233;clarations. Non seulement elle a entendu le signal sonore mais elle a aussi vu la voiture de police dont le num&#233;ro d'identification peint sur la porti&#232;re d&#233;butait par 10. Ce qui correspond au num&#233;ro de la voiture de Tippit. Les deux coups de Klaxon correspondaient ils &#224; un signal convenu ? Quoi qu'il en soit et la police de Dallas ne peut contester ce point au risque de se contredire par ailleurs : la voiture de Tippit &#233;tait apparemment la seule &#224; patrouiller dans le secteur. La probabilit&#233; que la voiture de Tippit soit &#224; l'origine des coups de Klaxon est &#233;lev&#233;e. Si tel est le cas pourquoi et dans quel but ? Admettre ce point est capital car si tel est le cas on est oblig&#233; d'en venir &#224; la conclusion qu'Oswald et Tippit se connaissaient ?&lt;br&gt;
2- Oswald est-il bien le meurtrier de Tippit ?&#8232;Si on admet que Tippit et Oswald se connaissaient, les faits observ&#233;s c'est &#224; dire la raison pour laquelle Tippit &#233;tait le seul &#224; se retrouver dans le secteur d'Oakliff et l'objet des 2 coups de Klaxon peuvent s'expliquer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux faits sont incontestables :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le secteur d'Oakliff est bien celui o&#249; se trouve le logement d'Oswald et la voiture de Tippit patrouillait dans ce secteur.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Madame Roberts, la logeuse d'Oswald, a bien d&#233;clar&#233; &#224; la commission Warren qu'une voiture de police avait ralenti et donn&#233; 2 coups de Klaxon en passant devant le logement d'Oswald.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apparemment seule la voiture de Tippit &#233;tait en mesure de se retrouver &#224; cet endroit et de donner les 2 coups de Klaxon signal&#233;s par madame Roberts puisque toutes les autres voitures depolic, r&#233;pondant &#224; l'appel g&#233;n&#233;ral avait converg&#233; vers Dealey Plaza. Interrogeons nous alors sur la signification de ce signal sonore.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si Oswald et Tippit ne se connaissaient pas et si la voiture de police mentionn&#233;e par madame Roberts est bien la sienne, on comprend alors mal la raison de cet acte. Dans le cas contraire en revanche, tout laisse supposer qu'il s'agissait d'un signal &#224; l'encontre d'Oswald. L&#224; encore, si le proc&#232;s d'Oswald avait eu lieu, il aurait int&#233;ressant de le questionner sur ce point en particulier. Peut-&#234;tre aurait-il fourni, &#224; cette occasion, des pr&#233;cisions int&#233;ressantes. Prenons donc pour hypoth&#232;se que les deux hommes se connaissent. Si Tippit avertit Oswald, c'est par convention de manoeuvre. C'est aussi la raison pour laquelle Oswald quitte son domicile pour gagner un point de rendez-vous convenu. On peut difficilement imaginer que ce point de rencontre soit la voiture de Tippit. Si c'&#233;tait le cas, pourquoi n'a t-il pas attendu Oswald devant chez lui dans sa voiture et non &#224; quelques encablures de son domicile ? Peut-&#234;tre Oswald rejoint-il tout simplement le lieu de rendez-vous d&#233;cid&#233;. Or le seul endroit que l'on puisse imaginer est celui o&#249; Oswald a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; : le Texas Theater. Un autre d&#233;tail d'importance appara&#238;t dans le t&#233;moignage de madame Roberts. Cette derni&#232;re affirme avoir vu Oswald une fois sorti vers l'arr&#234;t de bus en face de son logement et y demeurer. Appel&#233;e au t&#233;l&#233;phone par une amie elle n'a plus vu Oswald une fois la communication t&#233;l&#233;phonique termin&#233;e. Si tel est le cas, on peut d&#233;finitivement exclure que la voiture de Tippit soit le lieu de rendez-vous convenu puisqu'en premi&#232;re intention Oswald d&#233;cide de prendre le bus. On peut donc raisonnablement en d&#233;duire qu'Oswald s'est rendu &#224; pied au Texas Theater vers 13h05 distant d'un kilom&#232;tre et demi environ.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici l'emploi du temps d'Oswald tel que l'a reconstitu&#233; la Commission Warren. Comme on le voit beaucoup d'incertitudes demeurent. Peu de t&#233;moins ont vu ou cru avoir vu Oswald (les avis divergent entre eux). Leurs observations se limitent &#224; une portion tr&#232;s r&#233;duite du trajet suppos&#233; de l'assassin pr&#233;sum&#233;. Personne ne l'a vu pendant la majeure partie de l'itin&#233;raire qu'il aurait emprunt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_343 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L280xH400/lot-2-0bd3e.jpg?1788795076' width='280' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Source Commission Warren&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Mais que devient alors Tippit pendant que Lee Harvey Oswald se dirige vers le Texas Theater. On peut imaginer qu'il poursuit sa route tranquillement pour le rejoindre. A aucun moment il n'utilise la radio de sa voiture. On peut donc supposer qu'il ne se sent pas menac&#233;. De plus s'il s'approche sans crainte de la personne qui le tuera c'est qu'il ne se sent pas menac&#233;. Alors qu'a-t-il bien pu se produire pour que les &#233;v&#233;nements prennent une tournure aussi dramatique ? Essayons d'imaginer en s'en tenant encore une fois au faits tels qu'ils ont &#233;t&#233; rapport&#233;s par les t&#233;moins principaux que sont madame Markham et monsieur Benavides.&lt;br class='autobr' /&gt;
De leurs d&#233;clarations il ressort que la sc&#232;ne du meurtre s'est d&#233;roul&#233;e de la mani&#232;re suivante :&lt;br class='autobr' /&gt;
Tippit s'est approch&#233; tranquillement de l'individu. Arriv&#233; &#224; sa hauteur, il s'arr&#234;te. L'homme en question accoud&#233; &#224; la porti&#232;re droite de sa voiture, &#233;change alors quelques mots avec Tippit. Il est alors 13 h16. Quelques secondes apr&#232;s, Tippit sort de sa voiture pour aller &#224; la rencontre de l'individu en passant par le devant du v&#233;hicule. Arriv&#233; &#224; hauteur de la roue avant droite, l'homme fait feu brutalement et abat Tippit. Le meurtrier fait alors le tour du v&#233;hicule par l'avant et s'arr&#234;te &#224; l'endroit o&#249; g&#238;t Tippit et lui loge alors &#224; bout portant une balle dans la t&#234;te pour s'assurer d&#233;finitivement de la mort de sa victime. Apr&#232;s quoi le meurtrier s'enfuit tout en recompl&#233;tant le chargeur de son revolver et dispara&#238;t. Que peut-on en conclure ?&lt;br&gt;
1- Si Tippit s'est approch&#233; de son tueur sans m&#233;fiance et sans en r&#233;f&#233;rer &#224; son quartier g&#233;n&#233;ral c'est qu'il ne se sentait pas menac&#233; et qu'il le connaissait. Dans le cas contraire, Tippit a commis alors une imprudence difficilement imaginable chez un policier aussi exp&#233;riment&#233; que lui.&lt;br&gt;
2- Le meurtrier est soit Oswald comme l'a dit la commission Warren en se reportant aux d&#233;clarations des 2 t&#233;moins principaux ou une autre personne que connaissait bien Tippit. On observera toutefois qu'Oswald a quitt&#233; son logement vers 13 heure 04 et que Tippit a &#233;t&#233; abattu &#224; 13 heures 16. De deux choses l'une : soit Oswald est un coureur &#224; pied extraordinaire, soit il s'est rendu en voiture ou en taxi non loin de l'endroit o&#249; Tippit a trouv&#233; la mort . Malheureusement pour l'accusation, aucun t&#233;moignage ne permet de v&#233;rifier l'une ou l'autre des deux hypoth&#232;ses. De plus, aucun chauffeur de taxi de Dallas ne se souvient avoir pris en charge Oswald &#224; proximit&#233; de son logement ou dans le secteur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ces conditions, il est difficile de rejoindre les conclusions de la commission Warren quand elle affirme qu'Oswald est le meurtrier de Tippit. La lecture compl&#232;te du rapport et en particulier le volume consacr&#233; aux d&#233;positions des t&#233;moins (The Hearings) laisse parfois le lecteur perplexe. C'est le cas des d&#233;positions des deux principaux t&#233;moins &#224; charge du meurtre de Tippit : Markham et monsieur Benavides. Il ressort de leurs d&#233;clarations quelques fois contradictoires et donc sujettes &#224; caution, que le meurtrier d&#233;crit ne correspond pas forc&#233;ment au portrait et &#224; la silhouette d'Oswald. De plus, leur d&#233;positions sont intervenues apr&#232;s que le portrait d'Oswald ait &#233;t&#233; abondamment diffus&#233; sur toutes les cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision de l'&#233;tat du Texas et du pays tout entier. On peut donc supposer qu'ils ont &#233;t&#233; , inconsciemment ou non, influenc&#233;s par ce matraquage m&#233;diatique avant de faire leur d&#233;position. De plus si l'on suppose que Tippit est bien celui qui a donn&#233; le coup de Klaxon, il a de l'avance par rapport &#224; Oswald qu'il n'a pas attendu devant chez lui et tr&#232;s proche du point de rencontre suppos&#233; : le Texas Theater. Or l'endroit o&#249; Tippit est abattu est distant de quelque centaines de m&#232;tres du lieu de rendez-vous. On peut donc l&#233;gitimement penser que Tippit a rencontr&#233; son meurtrier quelques instants apr&#232;s avoir donn&#233; le coup de Klaxon mentionn&#233; plus haut. A ce moment l&#224; Oswald est peut-&#234;tre encore chez lui ou vient de se mettre en route et n'est donc pas en mesure le meurtre dont on l'accuse.&lt;br&gt;
3- Si Oswald est le meurtrier c'est qu'il s'est soudainement senti menac&#233; ou contrari&#233; par ce que vient de lui dire Tippit. Dans ce cas Tippit s'y serait pris autrement et se serait entour&#233; de pr&#233;cautions &#233;l&#233;mentaires pour limiter son exposition. Il n'aurait pas pris alors le risque de quitter son v&#233;hicule pour s'exposer encore davantage. Si Tippit a commenc&#233; &#224; d&#233;gainer son arme comme on le constatera sur sa d&#233;pouille peu apr&#232;s le meurtre, c'est probablement dans un geste d'autod&#233;fense. Aucun t&#233;moin n'a d'ailleurs fait de d&#233;clarations tendant &#224; prouver que l'attitude de Tippit &#233;tait d&#233;termin&#233;e et agressive. A aucun moment il ne donne l'impression qu'il proc&#232;de &#224; une interpellation en bonne et due forme. Bien des &#233;l&#233;ments portent donc &#224; croire que Tippit connaissait son assassin et que ce dernier avait de bonnes raisons de le supprimer. Si l'assassin n'est pas Oswald, le mobile du meurtrier est de r&#233;duire Tippit au silence, parce qu'il d&#233;tient des informations que son meurtrier ne souhaite pas voir divulguer plus tard. Et si ces informations sont directement li&#233;es &#224; l'assassinat de Dealey Plaza, on comprend encore mieux le mobile. L&#224; commence le domaine des hypoth&#232;ses les plus diverses sur la nature et la composition d'un complot &#233;ventuel et de l'appartenance d'Oswald et de Tippit, chacun dans leur r&#244;le et attributions respectives, &#224; ce complot. C'est un pas que je ne franchirais pas. D'autre l'ont fait avant moi mais je consid&#232;re que la mise en accusation de personnes est beaucoup trop grave pour &#234;tre faite &#224; la l&#233;g&#232;re. Par souci d'&#233;quit&#233; et par convention de manoeuvre, j'essaie depuis tant d'ann&#233;es de m'en tenir &#224; l'analyse des faits et de ce qu'elle sugg&#232;re ou peut laisser supposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;L'apr&#233;s meurtre de Tippit et l'arrestation d'Oswald&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Evoquons &#224; nouveau les deux hypoth&#232;ses pour &#233;tudier ce point critique et apporter une explication &#224; l'&#233;volution de l'attitude d'Oswald.&lt;br&gt;
1- Oswald est l'assassin de Tippit&lt;br class='autobr' /&gt;
Oswald vient de tuer Tippit et fuit les lieux du crime. Il s'enfuit en courant et empruntant la premi&#232;re avenue son affolement est manifeste. Il se r&#233;fugie sur le parking de l'arri&#232;re cour d'un garagiste, se d&#233;barrasse de sa veste et s'arr&#234;te devant la devanture d'un magasin. L&#224; toujours empreint &#224; une nervosit&#233; importante, il n'arr&#234;te pas de se retourner comme s'il se sentait menac&#233; ou traqu&#233;. Intrigu&#233; par son comportement, le commer&#231;ant l'observe et le suit des yeux jusqu'&#224; ce qu'il p&#233;n&#232;tre dans le Texas Theater. Si vite que l'ouvreuse ne s'aper&#231;oit pas qu'il vient de rentrer sans payer. Alert&#233;e par le commer&#231;ant, cette derni&#232;re appelle la police sur ses conseils. Oswald p&#233;n&#232;tre dans la salle de cin&#233;ma et manifeste un &#233;trange comportement. Passant du balcon au parterre, il ne cesse de changer de place et n'arrive pas &#224; trouver le calme manifest&#233; au d&#233;p&#244;t de livres au moment o&#249; il est interpell&#233; par Baker et Truly. Etonnant pour quelqu'un qui avait r&#233;ussi &#224; parfaitement ma&#238;triser ses &#233;motions apr&#232;s avoir commis le crime le plus difficile au plan technique et &#233;motionnel qui soit : le meurtre du Pr&#233;sident. Dans la m&#234;me situation plus d'un aurait pas eu le m&#234;me self control. Alors on comprend mal l'attitude d'Oswald &#224; l'int&#233;rieur de la salle de cin&#233;ma. M&#234;me si on admet qu'il vient de tuer Tippit et sans essayer de cr&#233;er une &#233;chelle de valeur dans l'horreur, l'assassinat d'un policier est un meurtre moins exceptionnel que celui d'un pr&#233;sident. On peut donc imaginer qu'Oswald aurait &#233;t&#233; en mesure de faire preuve de la discr&#233;tion et de la retenue manifest&#233;e face &#224; Baker et Truly. Or c'est manifestement le contraire qui se produit. Pourquoi ? Venons maintenant &#224; l'arrestation d'Oswald par la police de Dallas.&lt;br class='autobr' /&gt;
La police alert&#233;e par l'ouvreuse de la salle de cin&#233;ma fait irruption dans la salle. Les lumi&#232;res s'allument et la police se dirige d'abord au balcon. Apr&#232;s quoi elle rebrousse chemin et s'en retourne au parterre. L&#224; sur indication du commer&#231;ant, la police s'approche d'Oswald et l'interpelle. Il s'en suit une lutte br&#232;ve au cours de laquelle des coups sont &#233;chang&#233;s. Oswald se d&#233;bat bri&#232;vement avant d'&#234;tre finalement ma&#238;tris&#233;, non sans avoir tent&#233; de faire usage de son arme &#224; l'adresse du policier Mac Donald charg&#233; de le ma&#238;triser. Oswald est alors amen&#233; au poste de police. En route il ne dit rien. A l'arriv&#233;e au si&#232;ge de la police de Dallas, au policier qui lui propose que son vissage soit cach&#233; il d&#233;clare &#224; ce dernier n'avoir aucune raison de se reprocher quoi que ce soit. Les interrogatoires vont d&#233;sormais commencer pour ne cesser de se succ&#233;der jusqu'au transfert d'Oswald pr&#233;vu le dimanche.&lt;br&gt;
2- Oswald n'est pas l'assassin de Tippit :&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'hypoth&#232;se la plus probable si l'on admet qu'Oswald s'est bien rendu &#224; son domicile &#224; 13 heures pr&#233;cises comme l'a toujours clam&#233; avec force et sure d'elle m&#234;me Earl Roberts sa logeuse. C'est aussi celle qui colle le mieux avec l'heure &#224; laquelle Tippit a &#233;t&#233; abattu c'est &#224; dire &#224; 13 heures 16. Oswald sorti de chez lui vers 13 heures 06 n'avait pas mat&#233;riellement le temps n&#233;cessaire pour se rendre &#224; pied, comme l'a pr&#233;tendu la commission Warren, &#224; l'endroit o&#249; Tippit a &#233;t&#233; abattu. Pour &#234;tre en mesure de commettre un tel acte, Oswald aurait du se rendre en voiture ou en bus sur les lieux du meurtre. Or nous avons vu plus haut qu'aucun chauffeur de taxi ou de bus, n'avait d&#233;clar&#233; avoir pris en charge Oswald entre 13 heures 06 et 13 heures 16. Dans ces conditions Oswald, s'est rendu &#224; pied de son domicile au Texas Theatre et Tippit a &#233;t&#233; abattu avant qu'Oswald n'ait atteint le cin&#233;ma et le lieu du meurtre du policier. On en vient alors &#224; en d&#233;duire que Tippit a &#233;t&#233; abattu par un tiers, qu'il connaissait puisqu'il s'est approch&#233; de lui sans m&#233;fiance et qui avait de bonnes raisons de le supprimer.&lt;br&gt;
Essayons maintenant d'imaginer le film des &#233;v&#233;nements qu'a d&#251; vivre Oswald entre son d&#233;part de son domicile et son arrestation au Texas Theatre. Oswald ignorant le meurtre se rend au Texas Theatre le lieu de rendez-vous convenu avec son complice. Qui &#233;tait donc ce complice sinon Tippit, si c'est bien ce dernier qui, selon toute vraisemblance, a donn&#233; les 2 coups de Klaxon de la voiture de police vue par Earl Roberts la logeuse d'Oswald devant le domicile de ce dernier. On peut donc supposer que Tippit pr&#233;vient Oswald suivant un signal convenu au pr&#233;alable. Dans le cas contraire, comment expliquer une telle attitude. Admettre une telle hypoth&#232;se c'est aussi convenir que d'une part Tippit et Oswald se connaissait, et que d'autre part une autre personne les connaissant est intervenue pour commettre le meurtre de Tippit. Seuls l'examen des faits sugg&#232;rent un tel sc&#233;nario et permet d'y voir plus clair et de comprendre l'attitude d'Oswald &#224; l'int&#233;rieur du Texas Theatre. Si comme nous le supposons Oswald doit se rendre au Texas Theatre apr&#232;s les coups de Klaxon de confirmation de Tippit, il le fait &#224; pied et tranquillement sans se d&#233;partir du calme qu' il affichait au d&#233;p&#244;t de livres au moment o&#249; Baker et Truly l'interceptaient. Il y arrive probablement vers 13 heures 30 et s'y installe apr&#232;s s'&#234;tre acquitt&#233; de l'achat de son ticket. Assis au parterre il attend son complice et doit tr&#232;s rapidement trouver le temps long quand il constate que son complice qui avait pourtant de l'avance par rapport &#224; lui ne s'y trouve pas ou ne se manifeste pas. C'est &#224; ce moment l&#224; qu'Oswald doit sentir qu'il se passe quelque chose d'anormal et contraire au sc&#233;nario pr&#233;vu. Son attitude change alors et il essaye de se manifester en changeant de place. De cette fa&#231;on il esp&#232;re que son complice le rep&#233;rera et se manifestera. Tr&#232;s vite il s'aper&#231;oit que ce dernier a du retard mais il reste confiant apr&#232;s avoir chang&#233; de place une derni&#232;re fois. Mais qu'attendait donc Oswald de la part de son complice ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant de r&#233;pondre &#224; cette question il nous faut revenir sur un d&#233;tail d'importance qu'a n&#233;glig&#233; la commission Warren. C'est regrettable car il permet &#224; lui seul de supposer qu'Oswald et Tippit &#233;taient complice. En effet on retrouvera sur la banquette arri&#232;re de la voiture de Tippit un uniforme complet. Etonnant et r&#233;v&#233;lateur &#224; la fois. Si l'on admet la complicit&#233; d'Oswald et de Tippit et en consid&#233;rant le choix du rendez-vous, on peut supposer que l'uniforme de policier &#233;tait destin&#233; &#224; Oswald et que ce dernier devait le rev&#234;tir &#224; l'int&#233;rieur du cin&#233;ma. L'obscurit&#233; de la salle permettait de le lui fournir en toute discr&#233;tion et Oswald n'avait plus qu'&#224; se changer tranquillement dans les toilettes et quitter le cin&#233;ma et retrouver Tippit dans sa voiture &#224; l'ext&#233;rieur et se rendre en toute impunit&#233; &#224; un autre endroit convenu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que conclure de cette &#233;ventualit&#233; sugg&#233;r&#233;e par l'&#233;tude des faits ? Si les faits se sont d&#233;roul&#233;s de cette mani&#232;re, on peut en d&#233;duire qu'Oswald se sont faits pi&#233;g&#233;s tous les deux par leurs complices et qu'ils &#233;taient tous les deux des bouc &#233;missaires destin&#233;s &#224; focaliser l'attention des enqu&#234;teurs et rendre l'investigation mort n&#233;e. Tippit abattu, Oswald encore en vie constituait une menace pour une &#233;ventuelle conspiration. Le rendez-vous du Texas Theatre aurait peut-&#234;tre d&#251; &#234;tre fatal &#224; Oswald. C'est s&#251;rement ainsi que l'avait pr&#233;vu les comploteurs. Essayons d'imaginer comment. Attirer l'attention du voisinage &#233;tait sans doute la mission du personnage qui s'est manifest&#233; &#224; Brewer devant son magasin, a laiss&#233; une veste sur un parking et est entr&#233; sans pay&#233; dans le Texas Theatre. Extravagant, peut-&#234;tre mais pas tant si on consid&#232;re la diff&#233;rence d'attitude de comportement d'Oswald au d&#233;p&#244;t de livres et au poste de police une fois arr&#234;t&#233;. En effet il tr&#232;s difficile d'admettre qu'Oswald ait pu changer d'attitude aussi radicalement. Est-il possible que la seule p&#233;riode o&#249; il ait &#233;t&#233; agit&#233; et nerveux soit celle comprise entre le meurtre de Tippit et son arrestation, surtout si l'on admet qu'il n'a pas eu selon toute probabilit&#233; le temps mat&#233;riel d'atteindre le lieu o&#249; Tippit a &#233;t&#233; abattu. Le personnage charg&#233; d'attirer l'attention a pleinement r&#233;ussi sa mission. Convaincant dans son r&#244;le, c'est gr&#226;ce &#224; son intervention que Brewer et la caissi&#232;re du cin&#233;ma alerterons la police. Une fois &#224; l'int&#233;rieur du cin&#233;ma son r&#244;le ne s'est peut-&#234;tre pas arr&#234;t&#233; pour autant. De plus, son attitude a peut-&#234;tre permis &#224; la police de se diriger plus facilement vers Oswald au moment o&#249; elle a fait irruption. En effet, soit Oswald a chang&#233; de place plusieurs fois de places pour attirer l'attention de son complice, soit ce personnage, ayant une ressemblance avec Oswald, a agi de telle sorte qu'on le remarque pour faciliter les recherches de la police au moment o&#249; celle-ci ferait irruption dans la salle. Quoi qu'il en soit, les policiers de Dallas se dirigeront vers Oswald au moment de leur arriv&#233;e, non sans avoir quelque peu h&#233;siter. C'est Brewer qui leur fournira l'indication n&#233;cessaire pour se diriger vers Oswald. Ainsi, le pi&#232;ge avait fonctionn&#233; comme la conspiration l'avait pr&#233;vu. A un d&#233;tail pr&#233;s. Oswald &#233;tait arr&#234;t&#233; vivant, ce qui n'avait probablement pas &#233;t&#233; pr&#233;vu. On peut imaginer en effet que les comploteurs supposaient qu'Oswald se sachant pi&#233;ger se serait d&#233;fendu et perdu pour perdu aurait fait usage de son arme. C'est ce qu'il a essay&#233; de faire, mais d'une part celle-ci ne semble pas avoir fonctionn&#233; normalement et d'autre part, les policiers n'ont pas fait non plus usage de la leur et ont pr&#233;f&#233;r&#233; ma&#238;triser le suspect en utilisant leurs bras. Oswald pronon&#231;ait alors la phrase rest&#233;e c&#233;l&#232;bre : &#034; eh bien tout est fini&#034;. Oswald comprend la situation mais se reprend tr&#232;s vite. Pendant son transfert et avant d'atteindre le poste de police il met au point sa strat&#233;gie de d&#233;fense. La aussi, son attitude dans les locaux de la police de Dallas laisse supposer qu'il n'&#233;tait pas seul.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les interrogatoires et l'attitude d'Oswald jusqu'&#224; son assassinat :&lt;br class='autobr' /&gt;
L'attitude d'Oswald une fois ma&#238;tris&#233; par la police &#224; l'int&#233;rieur du Texas Theatre suscite bien des interrogations et sugg&#232;rent qu'il avait des complices. La principale caract&#233;ristique d'Oswald au cours de sa d&#233;tention est de n'avoir rien dit ou presque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_126 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L358xH232/custody-5e74a.jpg?1788724582' width='358' height='232' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Oswald arr&#234;t&#233; fait face &#224; la presse le vendredi 22 novembre dans la nuit&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Parfaitement ma&#238;tre de lui, il &#233;tonnera tous ceux qui l'approcheront par son calme extraordinaire. Will Fritz qui l'interrogera &#224; plusieurs reprises en t&#233;moignera et ajoutera m&#234;me &#224; son &#233;gard qu'il &#233;prouvait face &#224; Oswald le sentiment que ce dernier &#233;tait rompu aux techniques de l'interrogatoire. Anticipant toutes les questions qu'on lui posait il semblait avoir toujours la r&#233;ponse. Beaucoup de ceux qui eurent affaire &#224; lui ont eu l'impression qu'il cherchait &#224; gagner du temps. Aussi il s'appliquera &#224; ne rien dire ou presque. Il rejette tout en bloc et d&#233;clare ne pas comprendre pourquoi il a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; . Il ne reconna&#238;t pas avoir tu&#233; Tippit et encore moins le Pr&#233;sident. &#034;Tout juste lance t il &#224; la cantonade qu'il n'est qu'un pigeon &#034;a patsy&#034;. Et c'est bien l&#224; que r&#233;side l'&#233;nigme d'Oswald. Etait il le pigeon qu'il a pr&#233;tendu &#234;tre ou &#233;tait il au contraire un des acteurs essentiels de la conspiration &#224; laquelle il appartenait.&#8232;Il est peu probable qu'Oswald ait &#233;t&#233; un simple pigeon. A cette hypoth&#232;se on peut opposer le &#034;professionnalisme&#034; d'Oswald et sa capacit&#233; &#224; encha&#238;ner les interrogatoires sans commettre la moindre faute. Son attitude au cours de sa d&#233;tention porte &#224; croire qu'il cherchait &#224; gagner du temps pour laisser le temps aux v&#233;ritables responsables d'organiser leur fuite. Et il faut bien dire qu'il a plut&#244;t bien r&#233;ussi si cette hypoth&#232;se est v&#233;rifi&#233;e. De plus, le t&#233;moignage de sa femme Marina est int&#233;ressant quand on lui demande son avis sur la culpabilit&#233; de son mari. Elle a toujours d&#233;clar&#233; que si Lee son mari avait &#233;t&#233; innocent et &#233;tranger aux faits qu'on lui reprochait, il l'aurait fait savoir et de mani&#232;re violente. M&#234;me si on peut mettre parfois en doute la parole de Marina, tant sa position &#224; l'&#233;poque &#233;tait inconfortable et sa crainte d'&#234;tre expuls&#233;e dans son pays d'origine bien r&#233;elle, il faut la croire quand elle affirme que Lee aurait cri&#233; &#224; l'injustice. Son comportement laisse supposer qu'il avait un r&#244;le &#224; jouer et qu'&#224; ce titre il est bien &#233;videmment coupable. Il avait en effet l'occasion pour une des premi&#232;res fois de sa vie de jouer un r&#244;le important et il faut bien avouer qu'il l'a bien tenu. Peut-&#234;tre il pensait qu'en se taisant il laissait le temps &#224; ses comparses de s'organiser et qu'en &#233;change il le tirerait &#224; terme de la situation inconfortable dans laquelle il se trouvait. Il faut dire que sa prestation n'a pas &#233;t&#233; suffisamment convaincante pour l'&#233;pargner et emp&#234;cher les conspirateurs de le supprimer. M&#234;me si ces derniers avaient plut&#244;t rassur&#233; dans les 2 jours qui ont suivi l'attentat ils ne souhaitaient pas manifestement qu'Oswald reste en vie tant ce dernier constituait une menace. Il n'avait pas la garantie de son silence une fois incarc&#233;r&#233; et son proc&#232;s &#224; venir. Il fallait le r&#233;duire au silence. Ruby s'en chargera et de fort belle mani&#232;re le dimanche 24 novembre 1963 en fin de matin&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Introduction</title>
		<link>http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?article1</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre NAU</dc:creator>



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&lt;p&gt;Plus de six d&#233;cennies ont pass&#233;. Soixante ans de doutes et d'espoirs d&#233;&#231;us. Les enqu&#234;tes officielles et les documents rendus publics n'ont pas r&#233;ussi &#224; convaincre le plus grand nombre de l'unique culpabilit&#233; de Lee Harvey Oswald dans l'assassinat du Pr&#233;sident John Fitzgerald Kennedy le 22 novembre 1963 &#224; Dallas.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Accueil&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plus de six d&#233;cennies ont pass&#233;. Soixante ans de doutes et d'espoirs d&#233;&#231;us. Les enqu&#234;tes officielles et les documents rendus publics n'ont pas r&#233;ussi &#224; convaincre le plus grand nombre de l'unique culpabilit&#233; de Lee Harvey Oswald dans l'assassinat du Pr&#233;sident John Fitzgerald Kennedy le 22 novembre 1963 &#224; Dallas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'assassinat : hasard ou volont&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;e</title>
		<link>http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?article6</link>
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		<dc:creator>Pierre NAU</dc:creator>



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&lt;p&gt;Certains &#233;v&#233;nements de l'histoire restent grav&#233;s plus longtemps dans les consciences ou dans le subconscient collectif. L'assassinat du pr&#233;sident Kennedy a provoqu&#233; un choc &#233;motionnel consid&#233;rable aux &#201;tats-Unis. Je ne me souviens plus tr&#232;s bien s'il s'agit de Pierre Salinger le &#034;Press Secretary&#034; de John Fitzgerald Kennedy ou un de ses contemporains qui d&#233;clarait &#224; l'&#233;poque que d&#233;sormais tout un chacun se souviendrait &#224; jamais de l'endroit o&#249; il se trouvait au moment o&#249; le Pr&#233;sident a &#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;L'assassinat&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=justify&gt;Certains &#233;v&#233;nements de l'histoire restent grav&#233;s plus longtemps dans les consciences ou dans le subconscient collectif. L'assassinat du pr&#233;sident Kennedy a provoqu&#233; un choc &#233;motionnel consid&#233;rable aux &#201;tats-Unis. Je ne me souviens plus tr&#232;s bien s'il s'agit de Pierre Salinger le &#034;Press Secretary&#034; de John Fitzgerald Kennedy ou un de ses contemporains qui d&#233;clarait &#224; l'&#233;poque que d&#233;sormais tout un chacun se souviendrait &#224; jamais de l'endroit o&#249; il se trouvait au moment o&#249; le Pr&#233;sident a &#233;t&#233; assassin&#233;. Cette phrase est r&#233;v&#233;latrice du traumatisme cr&#233;&#233; &#224; l'&#233;poque parmi la population am&#233;ricaine et dans une moindre mesure &#224; l'&#233;tranger.&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;
&lt;strong&gt;1 Pur hasard ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le peuple am&#233;ricain voulait donc savoir ce qu'il s'&#233;tait pass&#233; et comment on en &#233;t&#233; arriv&#233; l&#224;. Ceci d'autant plus que les am&#233;ricains ont une confiance absolue dans leur syst&#232;me. Un tel acte remettait donc en cause les fondements de la r&#232;gle d&#233;mocratique et par suite de la constitution.&#8232;Pour satisfaire le besoin de savoir de la population, le nouveau pr&#233;sident en exercice nomma donc la commission Warren d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre avec pour mission de faire toute la lumi&#232;re sur cet attentat et de lui remettre rapidement ses conclusions. Bien &#233;videmment tous les moyens d'investigations techniques et scientifiques &#233;taient mis &#224; la disposition de l'enqu&#234;te et les services f&#233;d&#233;raux FBI et Services secrets apportaient leur pr&#233;cieux concours &#224; l'entreprise.&#8232;La principale contrainte impos&#233;e &#224; la commission &#233;tait le facteur temps. On ne peut donc pas compl&#232;tement bl&#226;mer les autorit&#233;s f&#233;d&#233;rales de lui avoir demand&#233; de faire vite. Il n'&#233;tait pas envisageable de proc&#233;der &#224; une vaste enqu&#234;te qui ne remette pas ses conclusions dans un d&#233;lai raisonnable. Ainsi la commission Warren d&#233;buta son travail. On ne peut pas lui reprocher non plus de ne pas s'&#234;tre totalement investi dans l'entreprise puisque un an apr&#232;s James Earl Warren remettait son rapport final au Pr&#233;sident Lyndon Baines Johnson.&#8232;Ce dernier avait de quoi &#234;tre satisfait car la commission lui apportait des conclusions claires de nature &#224; rassurer le pays tout entier. L'assassinat avait &#233;t&#233; l'oeuvre d'un d&#233;s&#233;quilibr&#233;, en mal de reconnaissance de son entourage et qui plus est communiste, ce qui dans le contexte de l'&#233;poque &#233;tait un d&#233;faut majeur.&#8232;L'opinion publique &#233;tait ainsi rassur&#233;e et le syst&#232;me n'&#233;tait pas remis en cause. En la personne d'Oswald on fournissait l&#224; l'exutoire id&#233;al &#224; une population particuli&#232;rement choqu&#233;e et d&#233;sireuse de conna&#238;tre la v&#233;rit&#233;. L'affaire &#233;tait boucl&#233;e. Des pr&#233;cautions compl&#233;mentaires seraient d&#233;sormais prises avant tout voyage pr&#233;sidentiel afin d'&#233;viter qu'un tel drame ne se reproduise. L'am&#233;rique qui ne pouvait pas se permettre de rester dans le doute plus longtemps &#233;tait satisfaite.&lt;br&gt;
Toutefois, tr&#232;s rapidement, les belles certitudes allaient laisser la place au doute. A peine diffus&#233;, le rapport est lu par des gens de tous horizons de la presse &#233;crite, des avocats et par l'am&#233;ricain moyen. Tr&#232;s vite les premi&#232;res critiques se font jour. L'avocat new-yorkais Mark Lane fait partie de ceux qui mettront tr&#232;s vite en &#233;vidence les limites et les carences du rapport Warren. D&#232;s 1966, il publie un livre qui est une sorte de contre enqu&#234;te o&#249; il met en &#233;vidence les points pr&#233;cis sur lesquelles la commission ne s'est pas suffisamment attard&#233;e. Il va m&#234;me jusqu'&#224; pr&#233;tendre que deux am&#233;ricains sur trois ne croient plus aux conclusions du rapport Warren. Si nul ne sait sur quelles donn&#233;es statistiques se base Mark Lane pour &#233;mettre une telle affirmation, l'&#233;moi est vif chez ceux qui se sont int&#233;ress&#233;s de pr&#233;s &#224; l'enqu&#234;te. Il n'est pas certain qu'il en est &#233;t&#233; de m&#234;me pour le citoyen am&#233;ricain. Contrairement aux affirmations de l'avocat, le public pr&#233;f&#233;rera longtemps rester sur les certitudes &#233;mises par le rapport Warren. Ce n'est qu'en 1978 qu'une commission parlementaire sera charg&#233; de rouvrir le dossier sans que cette d&#233;cision ne captive pour autant les foules. Le v&#233;ritable d&#233;tonateur viendra bien plus tard et par l'interm&#233;diaire du cin&#233;ma avec la projection du film d'Oliver Stone : JFK. La v&#233;ritable prise de conscience par le peuple date de 1993 l'ann&#233;e de sa diffusion. L'impact de ce film est consid&#233;rable. Oliver Stone, dans ce long m&#233;trage, rend un hommage au procureur de la Nouvelle Orl&#233;ans Jim Garrison, le seul &#224; avoir men&#233; une instruction d&#233;bouchant sur des inculpations et un proc&#232;s. Reprenant les th&#232;ses du procureur pour l'essentiel, le film est aussi l'occasion pour de nombreux spectateurs aux &#201;tats-Unis de visionner pour la premi&#232;re fois les images de l'attentat prises par Abraham Zapruder &#224; l'aide de sa cam&#233;ra Bell de 8 mm. Le but de est atteint : l'Am&#233;rique profonde d&#233;couvre qu'on ne lui a pas tout dit et que des zones d'ombres demeurent.&lt;br&gt;
Pendant des ann&#233;es l'ensemble de l'Am&#233;rique a peut-&#234;tre refus&#233; d'ouvrir les yeux pour &#233;viter de mettre &#224; vif une blessure &#224; peine cicatris&#233;e et r&#233;veiller un mauvais souvenir. Peut-&#234;tre qu'un traumatisme encore plus profond et qu'elle n'avait pas encore exorcis&#233; la pr&#233;occupait davantage : la guerre du Viet-Nam. Au plus profond de lui m&#234;me, le citoyen am&#233;ricain voulait encore croire que l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy &#233;tait un accident de l'histoire et rien d'autre. Cependant, on peut s'&#233;tonner de l'apathie profonde dans laquelle le pays se trouvait. Les assassinats de Matin Luter King et de Robert Francis Kennedy le fr&#232;re du Pr&#233;sident assassin&#233; &#224; 3 mois d'intervalle en 1968 auraient d&#251; provoquer une prise de conscience. Mais encore une fois les enqu&#234;tes men&#233;es &#224; la suite de ces 2 attentats concluaient &#224; la th&#232;se d'un tireur fou aux mobiles assez vagues.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le hasard de l'histoire et les &#233;v&#233;nements des trente derni&#232;res ann&#233;es ont donc contribu&#233; &#224; maintenir l'Am&#233;rique profonde dans sa confiance en la version officielle rassurante que la commission Warren lui avait donn&#233; de l'assassinat de Dallas. L'am&#233;ricain en g&#233;n&#233;ral plus que tout autre citoyen du monde a horreur du doute. En particulier si ce dernier est de nature &#224; d&#233;stabiliser les institutions. Pour s'en convaincre, il suffit d'observer la crise de confiance g&#233;n&#233;r&#233;e par la guerre du Viet-Nam au sein de la population. Conscient de tout ceci, les hommes en charge de l'ex&#233;cutif et les autorit&#233;s du pays ne souhaitaient pas non plus r&#233;veiller un douloureux &#233;pisode de l'histoire int&#233;rieure am&#233;ricaine. Aussi, &#224; dessein, ont ils maintenu pour v&#233;rit&#233; officielle co&#251;te que co&#251;te et jusqu'&#224; aujourd'hui la conclusion de la commission Warren.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;
&lt;strong&gt;2 Volont&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Outre les raisons &#233;voqu&#233;es plus haut, l'ex&#233;cutif avait de bonnes raisons de ne pas rouvrir une enqu&#234;te officielle, susceptible d'apporter des r&#233;ponses aux questions l&#233;gitimes pos&#233;es par ceux qui ne se satisfaisaient pas du rapport Warren. Si cette d&#233;marche pouvait se comprendre tant que la guerre du Viet-Nam n'&#233;tait pas termin&#233;e et que les am&#233;ricains n'avaient pas en partie exorcis&#233; les cons&#233;quences psychologiques de cet &#233;pisode douloureux de leur histoire, vingt ans ou trente ans plus tard elle ne s'imposait plus. Apr&#232;s tout il &#233;tait beaucoup plus difficile pour tous d'assumer l'&#233;chec Vietnamien, synonyme de premi&#232;re d&#233;faite militaire pour la premi&#232;re puissance mondiale, que l'assassinat d'un de leurs Pr&#233;sidents. Alors pourquoi cette continuit&#233; dans la d&#233;marche consistant &#224; imposer absolument la th&#232;se de la commission Warren. Pourquoi n'avoir pas saisi l'occasion offerte par les conclusions de la commission s&#233;natoriale de 1978 qui, aussi maigres soient elles, repr&#233;sentaient malgr&#233; tout un r&#233;el progr&#232;s, 15 ans apr&#232;s l'attentat. Pour la premi&#232;re fois, &#224; la lumi&#232;re d'un &#233;l&#233;ment nouveau en particulier, l'hypoth&#232;se d'un complot &#233;tait &#233;mise officiellement par des &#233;lus. L'&#233;coute d'un enregistrement audio de la radio embarqu&#233;e d'une des motocyclettes d'un policier de l'escorte, permettait de d&#233;nombrer non pas 3 mais 4 coups de feu. Ce point int&#233;ressant et capital &#224; la fois, remettait compl&#232;tement en cause les conclusions de la commission Warren qui a toujours pr&#233;tendu que seuls trois coups de feu avaient &#233;t&#233; tir&#233;s et par un seul homme Lee Harvey Oswald. D&#233;sormais une preuve mat&#233;rielle venait conforter dans leurs id&#233;es les tenants de la th&#232;se d'un complot. Oswald n'ayant pas pu tirer un un coup de feu suppl&#233;mentaire (seules trois douilles avaient &#233;t&#233; retrouv&#233;es au d&#233;p&#244;t de livres) un tireur suppl&#233;mentaire l'avait aid&#233;. Pourtant la commission s&#233;natoriale sera d'une prudence extr&#234;me dans son rapport en se contentant d'indiquer qu'il existait une probabilit&#233; pour que l'attentat soit l'oeuvre d'un complot. Ce sera la derni&#232;re fois qu'une instance officielle sera mandat&#233;e pour enqu&#234;ter sur l'assassinat de Dallas. Depuis plus rien jusqu'au film choc d'Oliver Stone. L&#224;, les esprits am&#233;ricains se sont r&#233;veill&#233;s. Pour la premi&#232;re fois, &#224; la vision de ce film, le spectateur avait le sentiment que tout n'avait pas &#233;t&#233; dit sur l'attentat. De plus les am&#233;ricains commen&#231;aient &#224; porter un regard diff&#233;rent sur leurs institutions. L'affaire du Watergate aboutissant &#224; la d&#233;mission du Pr&#233;sident Nixon, les op&#233;rations men&#233;es par la conduite de la CIA lors de l'ex&#233;cution de certaines op&#233;rations, l'Irangate ont quelque peu &#233;branl&#233; la confiance des am&#233;ricains dans leurs dirigeants et dans leurs institutions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ces conditions un &#233;pisode suppl&#233;mentaire mettant en cause des carences de fonctionnement, des n&#233;gligences voire pire des complicit&#233;s dans l'appareil &#233;tatique ou ses services au moment de l'attentat de Dallas auraient provoqu&#233; &#224; n'en pas douter un s&#233;rieux s&#233;isme psychologique dans tout le pays. Aussi la tentation de d&#233;poser aux Archives Nationales des &#233;l&#233;ments int&#233;ressants pour progresser dans la qu&#234;te de la v&#233;rit&#233; &#233;tait grande. C'est la solution retenue par le pouvoir. C'est regrettable et d&#233;cevant pour un pays qui a su faire tr&#232;s rapidement l'ex&#233;g&#232;se du conflit Vietnamien. Beaucoup plus rapidement en tous cas que nous fran&#231;ais vis &#224; vis de ce que l'on appelle enfin et depuis peu de temps la guerre d'Alg&#233;rie.&lt;br&gt;
Alors pourquoi l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy le 22 novembre 1963 &#224; Dallas reste-t-il un sujet tabou pour la classe politique et les institutions am&#233;ricaines ? Pourquoi l'Etat est-il si r&#233;ticent &#224; rendre publique des &#233;l&#233;ments int&#233;ressants de nature &#224; faire progresser la v&#233;rit&#233;. Si les tenants de la th&#232;se du complot ne sont que des affabulateurs et si l'Etat en d&#233;tient la preuve pourquoi laisse-t-il libre cours &#224; leur imagination et aux insinuations laissant entendre qu'il existe des complicit&#233;s au plus au niveau de l'Etat dans cette affaire ? Sil d&#233;tient les preuves du contraire, pourquoi ne pas en informer tout le monde. Mais peut-&#234;tre n'a-t-il pas le choix et que les pi&#232;ces consign&#233;es aux Archives Nationales vont dans le sens sugg&#233;r&#233; par la commission s&#233;natoriale de 1978. Fouiller le pass&#233; n'est pas toujours une chose facile et bien souvent on invoque la raison d'Etat quand on ne veut pas s'y r&#233;soudre. L'histoire de France est pleine d'exemples dans ce domaine. N'avons nous pas en France encore du mal &#224; exorciser l'&#233;poque de Vichy et de la collaboration 55 ans apr&#232;s. Les Etats-Unis n'&#233;chappent pas &#224; la r&#232;gle. Le poids de l'histoire est parfois trop lourd &#224; porter. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est vrai que la personnalit&#233; du Pr&#233;sident Kennedy n'aide pas. A son &#233;poque et encore maintenant il exerce une r&#233;elle fascination. M&#234;me si quelque fois la l&#233;gende a d&#233;pass&#233; la r&#233;alit&#233;, il restera malgr&#233; tout &#224; jamais le seul Pr&#233;sident &#224; avoir promis la lune &#224; ses citoyens et r&#233;ussi &#224; tenir ce pari audacieux. Il est dommage que les balles d'un ou de plusieurs assassins &#224; Dallas l'aient emp&#234;ch&#233; de voir &#231;&#224;. De plus, dans la courte histoire des Etats-Unis, la famille Kennedy et le Pr&#233;sident en particulier repr&#233;sentait et repr&#233;sente toujours d'une certaine fa&#231;on la r&#233;f&#233;rence, &#224; l'instar de la famille royale d'Angleterre avant qu'elle ne soit d&#233;sacralis&#233;e &#224; la suite de ses nombreux scandales internes. Plus que dans toute autre nation, l'am&#233;ricain s'identifie &#224; son Pr&#233;sident. Il n'est pas la personne inaccessible que l'on rencontre dans un pays comme chez nous o&#249; les pr&#233;sidents sont g&#233;n&#233;ralement issus d'une certaine &#233;lite ou caste politique. Il n'en est pas de m&#234;me aux Etas-Unis o&#249; tout le monde peut esp&#233;rer devenir Pr&#233;sident et avoir des chances r&#233;elles d'y arriver. Il n'existe pas de fili&#232;re particuli&#232;re et les &#233;lections d'un pass&#233; r&#233;cent ont vu un h&#233;ros de la derni&#232;re guerre mondiale, un marchand de cacahu&#232;tes et un acteur de cin&#233;ma acc&#233;der &#224; la magistrature supr&#234;me. Le Pr&#233;sident Kennedy avait quelque chose de plus. Il fascinait et il faisait r&#234;ver. Il avait un projet d'avenir et une hauteur de vue qui lui permettait de se projeter dans l'avenir. Son id&#233;e de &#034;&lt;i&gt;Nouvelle fronti&#232;re&#034;&lt;/i&gt; &#233;tait d&#233;j&#224; &#224; l'&#233;poque la pr&#233;figuration la mondialisation qui pr&#233;vaut actuellement. Sa conception de l'int&#233;gration raciale et les lois qui en d&#233;couleront et que mettra en oeuvre son successeur, compl&#233;taient au plan int&#233;rieur la hardiesse de son programme. Au risque de ne pas plaire &#224; tout le monde bien &#233;videmment. &lt;br&gt;
John Fitzgerald Kennedy &#233;tait et demeure un symbole. Adul&#233; de son vivant, sacralis&#233; au moment de sa disparition et quelque peu d&#233;mystifi&#233; depuis (les mythes r&#233;sistent mal &#224; l'&#233;rosion du temps), son charisme &#233;tait grand et son rayonnement reste 40 ans apr&#232;s sa mort tr&#232;s important. Aussi le peuple am&#233;ricain s'est-il senti d&#233;sesp&#233;r&#233;ment seul et priv&#233; d'un pr&#233;sident dont il &#233;tait fier et qui avait de grands desseins pour son pays. Dans ces conditions sa disparition brutale en pleine gloire a &#233;t&#233; d'autant plus mal ressenti. Dans le conscient collectif seul un fou, un d&#233;s&#233;quilibr&#233; ou un communiste pouvait mettre fin &#224; cette belle histoire. On comprend alors pourquoi les gouvernements successifs se sont bien gard&#233;s ou ont tout au moins &#233;viter de r&#233;actualiser un dossier qui pouvait devenir explosif. En particulier si l'existence d'un complot &#233;tait confirm&#233;e.&lt;br&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;3 Epilogue &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut laisser du temps au temps disait un homme politique fran&#231;ais. Le drame de Dealey Plaza est peut-&#234;tre encore trop proche et le peuple am&#233;ricain insuffisamment pr&#233;par&#233; &#224; admettre une v&#233;rit&#233; qu'il redoute. La g&#233;n&#233;ration des hommes politiques actuels est s&#251;rement encore trop contemporaine de celle qui &#233;tait au pouvoir dans les ann&#233;es soixante pour prendre le risque de secouer le pays et d&#233;stabiliser les institutions. Mais la v&#233;rit&#233; finit toujours par triompher. C'est une question de temps. Il appartient au peuple am&#233;ricain d'en h&#226;ter le processus s'il le d&#233;sire et s'il est suffisamment pr&#233;par&#233;. Une chose est &#233;tonnante malgr&#233; tout. La famille Kennedy ne s'est semble-t-il jamais prononc&#233;e sur le sujet ? Pourquoi ? Lui a-t-on seulement pos&#233; la question ? Robert Francis Kennedy aurait-il rouvert l'enqu&#234;te si il avait &#233;t&#233; &#233;lu ? On ne saura jamais. A moins que Sirhan-Sirhan ait une petite id&#233;e sur le sujet. Mais l&#224; se termine l'examen des faits et par convention on se gardera bien d'&#233;mettre des suppositions purement sp&#233;culatives.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les enjeux de l'assassinat</title>
		<link>http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?article5</link>
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		<dc:date>2026-09-06T19:55:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre NAU</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Que l'attentat soit l'oeuvre d'un tireur isol&#233; commettant un acte fou ou d'un complot organis&#233;, il faut bien s'interroger sur les mobiles et les enjeux d'un tel acte. A qui l'assassinat a-t-il pu &#233;ventuellement profiter si la th&#232;se du complot est retenue ? Essayons donc d'apporter un d&#233;but de r&#233;ponse &#224; ces trois interrogations : &#8226;	Pourquoi a-t-on assassin&#233; John Fitzgerald Kennedy le 22 novembre 1963 &#224; Dallas ? &#8226;	Qui avait int&#233;r&#234;t &#224; faire disparaitre le Pr&#233;sident ? &#8226;	Dans l'hypoth&#232;se d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;L'assassinat&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=justify&gt;Que l'attentat soit l'oeuvre d'un tireur isol&#233; commettant un acte fou ou d'un complot organis&#233;, il faut bien s'interroger sur les mobiles et les enjeux d'un tel acte. A qui l'assassinat a-t-il pu &#233;ventuellement profiter si la th&#232;se du complot est retenue ? Essayons donc d'apporter un d&#233;but de r&#233;ponse &#224; ces trois interrogations :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &#8226;	Pourquoi a-t-on assassin&#233; John Fitzgerald Kennedy le 22 novembre 1963 &#224; Dallas ?&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226;	Qui avait int&#233;r&#234;t &#224; faire disparaitre le Pr&#233;sident ?&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226;	Dans l'hypoth&#232;se d'un complot , y-a-t-il eu des complicit&#233;s dans les milieux officiels ?&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;1- Pourquoi l'attentat de Dallas ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Pr&#233;sident Kennedy est victime en cette belle fin de matin&#233;e de novembre 1963 d'un attentat commis par un ou plusieurs tueurs. La commission d'enqu&#234;te nomm&#233;e par le nouveau Pr&#233;sident a conclu &#224; l'acte isol&#233; d'un d&#233;s&#233;quilibr&#233; en mal de reconnaissance Lee Harvey Oswald. Quelles sont donc les motifs qui ont pouss&#233; Oswald &#224; commettre un tel acte ?&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Les mobiles &#233;ventuels d'Oswald&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Oswald a &#233;t&#233; abattu par Jack Leon Rubinstein (Ruby) et son proc&#232;s n'a pas pu avoir lieu. On ne saura donc jamais ce qu'il aurait r&#233;pondu au moment o&#249; il aurait &#233;t&#233; interrog&#233; sur ses mobiles. Comme la commission Warren avant nous, nous ne pouvons qu'&#233;mettre des hypoth&#232;ses &#224; partir des faits observables qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; les semaines de l'attentat. Or, &#224; l'&#233;tude de ces derniers on est gu&#232;re avanc&#233;, tant Oswald discret et peu expansif de nature, n'a pas chang&#233; apparemment d'attitude dans les moments qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; la tuerie de Dealey Plaza. Rien dans ses faits et gestes ne permettent de d&#233;celer le moindre signe de pr&#233;paratifs d'un attentat. Pas d'entra&#238;nement au tir, aucune entrevue avec des complices &#233;ventuels. Bref le portrait parfait du tueur solitaire, discret, calculateur et froid. C'est celui &#233;tabli par la commission Warren. Cette description d'Oswald est peu convaincante et loin du personnage qu'il &#233;tait habituellement. Impulsif, en qu&#234;te incessante d'un id&#233;al dont il avait une id&#233;e assez impr&#233;cise ou pour le moins confuse, Lee &#233;tait souvent en train d'&#233;chafauder des projets fous et assez peu r&#233;alistes. Cette instabilit&#233; tranche avec l'apparente ma&#238;trise affich&#233;e au d&#233;p&#244;t de livres peu apr&#232;s les coups de feu, au moment o&#249; il rencontre Baker et Truly. Oswald &#233;tait un communiste convaincu. A ce titre il avait &#233;migr&#233; en URSS, travaill&#233; &#224; Minsk, &#233;pous&#233; une Russe avant de d&#233;cider de rentrer aux Etats-Unis, d&#233;&#231;u par le mod&#232;le sovi&#233;tique apr&#232;s deux ans de pr&#233;sence seulement. Frustr&#233; et aigri il avait toutes les raisons d'&#234;re d&#233;sabus&#233; &#224; son retour aux Etats-Unis, pays qui lui &#233;tait si insupportable qu'il avait d&#233;cid&#233; d'en partir 2 ans auparavant. On peut alors imaginer qu'en proie &#224; une pulsion soudaine, il ait alors saisi l'occasion du passage du Pr&#233;sident Kennedy &#224; Dallas pour d&#233;cider de l'abattre. Imaginable mais peu probable n'en d&#233;plaise &#224; la commission. En proie &#224; une folie meurtri&#232;re en avril, il avait aussi d&#233;cider de supprimer le G&#233;n&#233;ral Walker et &#233;chouer lamentablement dans sa tentative. Encore faut-il &#234;tre certain de la culpabilit&#233; d'Oswald &#224; qui on a attribu&#233; un peu facilement cette tentative de meurtre. Pour toutes ces raisons seul un acc&#233;s de folie d'un communiste convaincu et d&#233;cu, joint au besoin de r&#233;parer cet &#233;chec cuisant peut expliquer le mobile d'Oswald. Marina sa femme qui &#233;tait bien plac&#233;e pour juger de l'&#233;ventualit&#233; d'une telle motivation de la part de son mari a r&#233;pondu par l'affirmative. Au moment des faits et bien des ann&#233;es apr&#232;s elle a toujours cru en la culpabilit&#233; de son mari et &#224; l'explication donn&#233;e des raisons qui l'ont pouss&#233; &#224; commettre le crime dont on l'accuse. La position de Robert Lee Oswald est plus nuanc&#233;e. Depuis plus de trente ans, il est partag&#233; entre sa conscience qui le pousse &#224; croire en l'innocence de son fr&#232;re et sa raison qui l'incite &#224; consid&#233;rer avec objectivit&#233; les indices mat&#233;riels et l'instabilit&#233; caract&#233;rielle de son fr&#232;re tendant &#224; sugg&#233;rer sa culpabilit&#233;.&#8232;Il est difficile de se faire une opinion et d'y voir clair dans les motivations d'Oswald. Le v&#233;ritable enjeu de l'attentat dans son cas, peut &#234;tre le moyen d'&#234;tre enfin reconnu et d'entrer dans l'histoire &#224; sa mani&#232;re. L'enjeu compl&#233;mentaire &#233;tant le besoin de se venger de toutes les d&#233;sillusions accumul&#233;es tant sur le plan personnel qu'id&#233;ologique. On objectera cependant qu'Oswald n'avait pas de raison majeure d'en vouloir &#224; un Pr&#233;sident qui dans les derniers mois pr&#233;c&#233;dant sa disparition menait une politique de rapprochement avec le monde communiste et Khroutchev en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;2 - Qui avait int&#233;r&#234;t&#224; faire dispara&#238;tre le Pr&#233;sident ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;pondre &#224; cette question c'est admettre que l'on ne se satisfait pas de la conclusion officielle et que Lee Harvey Oswald ne peut &#234;tre retenu pour seul responsable de l'attentat de Dealey Plaza. Il faut alors rechercher dans les &#233;v&#232;nements de l'&#233;poque et dans l'action du Pr&#233;sident, les mobiles qui ont p&#251; conduire une conspiration &#224; assassiner John Fitzgerald Kennedy. Trois &#233;v&#232;nements majeurs int&#233;rieurs et ext&#233;rieurs aux cons&#233;quences multiples, ont pu &#233;ventuellement servir de mobile &#224; une conjuration :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&#8226; L'&#233;chec du d&#233;barquement dans la baie des cochons &#224; Cuba ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; L'int&#233;gration raciale et sa mise en oeuvre difficile dans les Etats du Sud ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; la guerre du Viet-Nam.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Mobiles de groupes anti-castristes :&lt;br class='autobr' /&gt;
Les anti-castristes n'avait jamais pardonn&#233; &#224; Kennedy l'&#233;pisode de la baie des cochons et l'&#233;chec de l'op&#233;ration. Mal pr&#233;par&#233;e et en l'absence du soutien a&#233;rien n&#233;cessaire au succ&#233;s et refus&#233; par le Pr&#233;sident, la tentative de d&#233;barquement avait &#233;chou&#233;. Le prestige de Fidel Castro, dont le pouvoir &#224; l'&#233;poque n'&#233;tait pas encore bien assur&#233;, en ressortait grandi. A l'inverse, les Etas-Unis &#233;taient ridiculis&#233; et les anti-castristes frustr&#233;s et en col&#232;re se sentaient trahis. Toute nouvelle tentative de d&#233;barquement devenait pratiquement impossible, l'effet de surprise ne pouvant plus jouer. Les anti-castristes &#233;taient condamn&#233;s &#224; l'exil avec de minces espoirs de retour au pays, sans un effondrement du &#034;Lider Maximo&#034;. Dans ces conditions les rancoeurs accumul&#233;es ont peut-&#234;tre pouss&#233; certains anti-castristes comptant parmi les plus radicaux &#224; se venger de Kennedy en l'assassinant. C'est une hypoth&#232;se possible. Pour autant, cette &#233;ventualit&#233; n'a jamais &#233;t&#233; clairement d&#233;montr&#233;e. Il reste aussi &#224; savoir si un tel groupuscule &#233;tait en mesure d'organiser un attentat de cet ordre. Sans aide et sans soutien logistique d'importance, l'entreprise &#233;tait compromise. Dans ces conditions, l'aide d'un tiers disposant des moyens n&#233;cessaires et qui avait, lui aussi, de bonnes raisons d'en vouloir au Pr&#233;sident para&#238;t incontournable.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Mobiles d'&#233;ventuels opposants &#224; la politique d'int&#233;gration raciale :&lt;br class='autobr' /&gt;
La politique d'int&#233;gration raciale men&#233; par le Pr&#233;sident Kennedy ne plaisait pas &#224; tout le monde aux Etats-Unis. Dans les Etats du Sud en particulier o&#249; la pratique de la s&#233;gr&#233;gation raciale proche de celle de l'apartheid men&#233;e en Afrique du Sud &#233;tait bien r&#233;elle. Les personnalit&#233;s d'extr&#234;me droite ne cachaient pas leur farouche hostilit&#233; &#224; un tel projet, en particulier George Wallace dans l'&#233;tat de l'Alabama. Tout le monde se souvient du bras de fer entre l'Etat et les autorit&#233;s f&#233;d&#233;rales au moment de l'int&#233;gration de l'&#233;tudiant noir James Meredith dans l'universit&#233; de l'Alabama. L'intervention de la garde nationale avait &#233;t&#233; alors n&#233;cessaire, pour que Meredith puisse entrer dans l'&#233;tablissement. D'autres incidents moins m&#233;diatis&#233;s eurent lieu dans d'autres Etats du Sud. Le Texas non plus n'&#233;tait pas un farouche partisan de la politique d'int&#233;gration du Pr&#233;sident et certaines personnalit&#233;s et m&#233;dias de Dallas ne faisaient pas myst&#232;re de leur opposition au projet. Le Gen&#233;ral en retraite Walker celui qu'Oswald a peut-&#234;tre tent&#233; d'assassiner et d'autres &#233;taient de ceux l&#224;. Le Dallas News n'avait-il pas fait para&#238;tre le matin m&#234;me de l'assassinat le fameux tract o&#249; 2 photos du Pr&#233;sident, l'une de face et l'autre de profil, apparaissaient avec la mention :&#034;Recherch&#233; pour trahison&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_339 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L379xH545/ce770-2-e11fc.jpg?1788761893' width='379' height='545' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=center&gt;Source Commission Warren (Exibit n&#176;770)&lt;/p&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p align=justify&gt;Entre autre reproches, la politique d'int&#233;gration raciale y &#233;tait d&#233;nonc&#233;e sans ambigu&#239;t&#233;. Pour certains extr&#233;mistes de droite le voyage de John Kennedy &#233;tait v&#233;cue comme une provocation. Surtout dans la ville de Dallas qui comptait parmi les villes les plus conservatrices de l'Etat. Le comit&#233; d'accueil de la ville &#224; l'a&#233;roport de Dallas Love Field ne se composait pas uniquement de partisans enthousiastes. En nombre restreint mais bien visibles, on d&#233;nombrait outre les drapeaux texans des &#233;tendards sudistes. Le symbole &#233;tait fort et le message &#224; l'adresse du Pr&#233;sident on ne peut plus clair. Comme on le voit une certaine hostilit&#233; envers le Pr&#233;sident r&#233;gnait et sa politique en mati&#232;re d'int&#233;gration raciale &#233;tait diversement appr&#233;ci&#233;e. Etait ce un motif suffisant pour que les opposants &#224; ce projet d&#233;cident de le supprimer ? Rien n'est moins s&#251;r. Les &#233;ventuels conspirateurs n'avaient pas la garantie que son successeur, originaire du Sud et du Texas pourtant, remette en cause la politique d&#233;cid&#233; par Kennedy. Or c'est exactement le contraire qui s'est pass&#233;. Loin de revenir sur les orientations du Pr&#233;sident d&#233;funt, Lyndon Johnson mettra tout en oeuvre pour que les lois relatives &#224; l'int&#233;gration raciale deviennent effectives d&#232;s 1965. Pour toutes ces raisons, l'hypoth&#232;se selon laquelle un groupe d'extr&#234;me droite aurait d&#233;cid&#233; de supprimer le Pr&#233;sident Kennedy pour emp&#234;cher la promulgation des lois mettant d&#233;finitivement hors la loi la s&#233;gr&#233;gation raciale est tr&#232;s peu probable.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Mobiles d'&#233;ventuels opposants au retrait Am&#233;ricain du Viet-nam :&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s avoir envoy&#233; quelques conseillers au moments des premiers accrochages entre le Nord Viet-Nam et le Sud Viet-Nam, les incurcions r&#233;p&#233;t&#233;es des communistes du Nord aid&#233;s par les maquisards vietcong du Sud conduisirent les Am&#233;ricains &#224; accroitre leur pr&#233;sence. Conscient des risques d'une telle escalade et du pi&#232;ge dans lequel son pays &#233;tait attir&#233;, John Kennedy envisageait d&#232;s la fin de 1962 un retrait progressif des troupes am&#233;ricaines au profit d'une Vietnamisation obligeant le Sud-Viet-Nam &#224; prendre son destin en main. Seuls quelques conseillers militaires resteraient pour assister techniquement les militaires vietnamiens dans la mise en oeuvre du mat&#233;riel fourni par les USA. Cette d&#233;cision de d&#233;sengagement avait &#224; court et moyen terme des cons&#233;quences sur l'industrie de l'armement am&#233;ricaine et en particulier sur l'aviation qui dans les conflits modernes se taille la part du lion. L'industrie a&#233;ronautique voyait lui &#233;chapper un filon important sur lequel elle comptait pour &#233;couler sa production. C'&#233;tait donc particuli&#232;rement vrai pour l'aviation mais aussi, dans une moindre mesure, il est vrai, pour l'arme terrestre. On comprend donc pourquoi la perspective d'un retrait progressif duViet-Nam ne plaisait pas &#224; tout le monde. Ceci dit, si &#224; chaque march&#233; potentiel d'armement perdu apr&#232;s une d&#233;cision politique la vie des chefs d'Etat &#233;tait menac&#233;, il n'y aurait plus beaucoup de dirigeants en exercice. Alors pourquoi certains en sont venus &#224; imaginer que le lobby de l'armement am&#233;ricain ait &#233;t&#233; amener &#224; armer des tireurs pour faire dispara&#238;tre John Fitzgerald Kennedy ? Les faits et rien d'autre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Contrairement &#224; l'hypoth&#232;se pr&#233;c&#233;dente, beaucoup de choses ont chang&#233; apr&#232;s la mort du Pr&#233;sident Kennedy. Loin d'amorcer le retrait envisag&#233; par son pr&#233;d&#233;cesseur, le nouveau pr&#233;sident sera l'artisan d'une mont&#233;e en puissance rapide et importante des forces am&#233;ricaines et ordonnera tr&#233;s vite des bombardements d'une rare intensit&#233; sur le Nord Viet-Nam. Tr&#233;s vite, c'est &#224; dire 5 jours apr&#233;s la mort de John Fitzgerald Kennedy, il abrogera le moratoire emp&#233;chant l'afflux d'armes au Viet-Nam. Ce changement radical de politique intervenu tr&#233;s vite apr&#233;s l'assassinat, est pour le moins surprenant. Cette attitude interpelle d'autant plus qu'il s'agira l&#224; de la seule v&#233;ritable diff&#233;rence par rapport &#224; la politique de son pr&#233;d&#233;cesseur. Pour le reste, on observera une parfaite continuit&#233; ou presque. L'origine Texane du nouveau Pr&#233;sident ach&#232;vera de rendre encore plus suspecte ce brusque changement de politique. C'est en effet &#224; Fort Worth, tout pr&#233;s, bien pr&#233;s de Dallas qu'un grand constructeur am&#233;ricain est &#233;tabli. L'amalgame &#233;tait fait, sans toutefois apporter la moindre preuve &#224; ces insinuations. Aucune instruction s&#233;rieuse n'a permis de mettre en &#233;vidence une quelconque implication directe ou indirecte du lobby de l'armement am&#233;ricain. On en reste donc au stade du proc&#233;s d'intention, inacceptable en soit, surtout lorsqu'il s'agit de l'assassinat du Pr&#233;sident des Etats-Unis. Il reste pourtant que les faits d&#233;crits plus haut accusent ou pour le moins interpellent. De toute fa&#231;on, l'organisation d'un attentat aussi parfait dans son ex&#233;cution, ne peut &#234;tre le seul fait du lobby de l'armement. Si l'ex&#233;cution d'un tel acte suppose une organisation et une logistique &#224; la port&#233;e d'une multinationale, des complicit&#233;s sont n&#233;cessaires. Aucune organisation aussi puissante soit-elle n'a pas le pouvoir de changer l'itin&#233;raire d'un cort&#232;ge pr&#233;sidentiel au dernier moment. C'est ce qui s'est pass&#233; &#224; Dallas.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;3 Y at-il eu des complicit&#233; dans les milieux officiels ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224; aussi les faits sont t&#234;tus et incontestables. Une question vient &#224; l'esprit &#224; l'analyse des &#233;v&#232;nements. Pourquoi, comme le pensait &#224; tort Jim Garrisson ( voir pourquoi surcette page) le trac&#233; du d&#233;fil&#233; a-t-il &#233;t&#233; modifi&#233; ou plus exactement pourquoi il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; d'int&#233;grer le crochet par Houston Street et Elm Street pour faire passer la limousine pr&#233;sidentielle au pied du Texas School Books Depository et pratiquement contre le Grassy Knoll ? En op&#233;rant de la sorte on exposait gravement le Pr&#233;sident en obligeant le chauffeur de la limousine &#224; ralentir avant de n&#233;gocier un virage &#224; 120&#176; et p&#233;n&#233;trer dans Elm Street . L'itin&#233;raire choisi facilitait la t&#226;che du ou des tireurs o&#249; qu'ils se trouvent. De plus, le public aurait pu tout aussi bien admirer le cort&#232;ge si ce dernier avait poursuivi sa route sur Main Street. Les d&#233;gagements de part et d'autre de l'art&#232;re principale de la ville sont suffisamment vastes et spacieux pour accueillir une foule importante. Enfin, il n'&#233;tait pas compl&#232;tement impossible de gagner le Trade Mark, o&#249; un banquet attendait le Pr&#233;sident, en passant par Main Street et emprunter la Stemmons freeway une fois le Triple Underpass franchi. Alors pourquoi avoir pris la d&#233;cion de faire passer le cort&#232;ge par cet endroit aussi vuln&#233;rable ou la s&#233;curit&#233; &#233;tait difficile a assurer ? Pour faciliter la t&#226;che du tireur ? Peut-&#234;tre. Pour cr&#233;er les conditions id&#233;ales d'un tir crois&#233; ? Probablement diront les partisans de la th&#232;se d'une conspiration mettant en sc&#232;ne plusieurs tireurs (l'un au d&#233;p&#244;t de livres et l'autre au sommet du Grassy Knoll). Il faut bien admettre qu'il est tentant de franchir le pas, tant il est bien difficile de trouver une autre explication &#224; ce choix de trajet. C'est un point sur lequel la Commission Warren n'a que trop peu insist&#233; se contentant de dire que la voie normale pour gagner le Trade Mart &#233;tait de passer par l'itin&#233;raire choisi. En fait il &#233;tait possible de faire une exception et de faire prendre &#224; la limousine le chemin figurant sur le sch&#233;ma ci-dessous moyennant quelques am&#233;nagements.&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si le cort&#232;ge aurait &#233;t&#233; ralenti il &#233;tait beaucoup moins expos&#233; &#224; cet endroit, dans la mesure o&#249; il &#233;tait plus difficile &#224; des tireurs de se dissimuler.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui avait le possibilit&#233; de d&#233;cider du choix de l'itin&#233;raire sinon les autorit&#233;s locales avec l'assentiment des services f&#233;d&#233;raux ? Comment les services secrets responsables de la s&#233;curit&#233; rapproch&#233;e du Pr&#233;sident ont-ils pu accepter ce trac&#233;. Il est difficile d'admettre de la part de professionnels aussi avertis une telle l&#233;g&#232;ret&#233; de comportement en acceptant, sans r&#233;serves, que la limousine pr&#233;sidentielle passe au pied d'un immeuble o&#249; un tireur d'&#233;lite pouvait ais&#233;ment se cacher ? En admettant qu'ils aient &#233;t&#233; pris au d&#233;pourvu par ce choix, ce qui est peu probable, on se demande bien pourquoi certaines pr&#233;cautions &#233;l&#233;mentaires n'ont pas &#233;t&#233; prises. Une fouille de l'immeuble et la fermeture des fen&#234;tres du d&#233;p&#244;t de livres auraient &#233;t&#233; judicieuses. La mise en place de membres des services secrets &#224; des points particuli&#232;rement sensibles comme le sommet du Grassy Knoll ou le Triple Underpass auraient du venir &#224; l'esprit des responsables de la s&#233;curit&#233; du cort&#232;ge. A toutes ces questions sans r&#233;ponse, l'&#233;normit&#233; des n&#233;gligences laisse perplexe et sugg&#232;re bien des suppositions. Les d&#233;cideurs de ce choix d'itin&#233;raire ne s'y seraient pas pris autrement s'ils avaient voulu faciliter le travail des tireurs. Ce n'est pas sans raison que les d&#233;fenseurs de la th&#232;se du complot y voient l&#224; une indication de la complicit&#233; d'organismes officiels. S'ils ne se trompent pas, ces derniers ont peut-&#234;tre alors fourni l'aide n&#233;cessaire aux conspirateurs pour accomplir leur sale besogne. Le doute est en tout cas permis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voil&#224; ce que l'analyse des faits sugg&#232;re sur les motifs qui ont pu pousser le tueur ou plus probablement les conspirateurs &#224; assassiner le 35i&#232;me Pr&#233;sident des Etats-Unis le 22 novembre 1963 &#224; Dallas. D'autres hypoth&#232;ses ont &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;es. Volontairement, elles ne sont &#233;voqu&#233;es ici car trop &#233;loign&#233;es de la simple analyse des &#233;v&#232;nements et plus proches des pures sp&#233;culations ou pire du proc&#232;s d'intention&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le trajet du cort&#232;ge pr&#233;sidentiel</title>
		<link>http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?article3</link>
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		<dc:date>2026-09-06T07:17:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre NAU</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le trajet du d&#233;fil&#233; pr&#233;sidentiel a toujours &#233;t&#233; l'objet de vives pol&#233;miques. L'hypoth&#232;se la plus commun&#233;ment avanc&#233;e est celle consistant &#224; dire que le cort&#232;ge devait initialement emprunter Main Street sans faire le crochet par Houston street et par Elm. De cette fa&#231;on, la limousine ne serait pas pass&#233;e au pied du Texas School Book Depository provoquant ainsi un ralentissement du cort&#232;ge proche de l'arr&#234;t et donc propice &#224; la r&#233;ussite d'un tir. C'est ce que Jim Garrisson avan&#231;a au cours de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;L'assassinat&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;Le trajet du d&#233;fil&#233; pr&#233;sidentiel a toujours &#233;t&#233; l'objet de vives pol&#233;miques. L'hypoth&#232;se la plus commun&#233;ment avanc&#233;e est celle consistant &#224; dire que le cort&#232;ge devait initialement emprunter Main Street sans faire le crochet par Houston street et par Elm. De cette fa&#231;on, la limousine ne serait pas pass&#233;e au pied du Texas School Book Depository provoquant ainsi un ralentissement du cort&#232;ge proche de l'arr&#234;t et donc propice &#224; la r&#233;ussite d'un tir. C'est ce que Jim Garrisson avan&#231;a au cours de son enqu&#234;te, voyant par l&#224; l'intervention directe des organismes gouvernementaux. En effet seule une agence gouvernementale &#233;tait en mesure d'op&#233;rer un tel changement. En r&#233;alit&#233; l'hypot&#232;se de Garrisson ne r&#233;siste pas &#224; l'analyse des faits et il faut bien admettre que sur ce point, il s'est compl&#232;tement tromp&#233;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_334 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L300xH408/route-7d80f.jpg?1788723638' width='300' height='408' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;L'erreur de Garrisson &#224; propos du changement de trajet vient de la lecture que l'on peut faire des coupures de presse de l'&#233;poque d&#233;taillant le trajet du cort&#232;ge. Sur le sch&#233;ma ci-contre entre Main et le Triple Underpass le crochet par Houston Elm street est absent. La tentation est alors grande d'en conclure que l'on a modifi&#233; le trajet au dernier moment pour faire passer la limousine au pied du Texas School Book Depository et non loin du Grassy Knoll pour faciliter la t&#226;che des tireurs. Mais si le sch&#233;ma est grossier et fait cette omission l'article qui accompagnait ce croquis est lui beaucoup plus explicite.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_335 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L237xH202/paper-98644.jpg?1788723638' width='237' height='202' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;Le d&#233;tail du trajet paru dans le Dallas morning news fait mention du crochet par Elm street. Toute la pol&#233;mique autour du trajet vient de cette impr&#233;cision &#034;f&#226;cheuse&#034; sur le sch&#233;ma. Il &#233;tait donc imp&#233;ratif de lire l'article ce que certains et non des moindres ont semble-t-il n&#233;glig&#233; de faire. De toute fa&#231;on ce point est accessoire et ne permet pas de rejeter l'hypoth&#232;se du complot au contraire. Une conspiration organis&#233;e n'aurait pas pris le risque de se lancer dans une telle entreprise sans &#234;tre certaine longtemps &#224; l'avance de l'itin&#233;raire emprunt&#233; pour pr&#233;parer minutieusement l'attentat. Ce que l'on peut dire en revanche c'est que les services officiels ont pris un risque lourd de cons&#233;quences en faisant passer le cort&#232;ge par Dealey Plaza o&#249; la s&#233;curit&#233; &#233;tait difficile &#224; assurer.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;2-Pertinence du choix de l'itin&#233;raire &lt;/strong&gt; :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;On peut toujours s'interroger &#224; post&#233;riori de la pertinence du choix d'un itin&#233;raire surtout quand un drame s'est produit. Sans faire pour autant un proc&#232;s d'intention aux organisateurs et sachant que le risque &#034;z&#233;ro&#034; n'existe pas, le crochet par Elm s'imposait-il et n'a-t-on pas fait prendre au Pr&#233;sident un risque qui lui a &#233;t&#233; fatal en le faisant passer au pied du Texas School Book Depository et face au Grassy Knoll (monticule herbeux se trouvant &#224; quelques longueurs et &#224; l'avant de la limousine) ? Le d&#233;bat reste ouvert et les questions suivantes&#8232;m&#233;ritent d'&#234;tre pos&#233;es :&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Fallait-il faire passer imp&#233;rativement le cort&#232;ge par Elm street pour rejoindre le Trade Mart ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; En quoi Dealey Plaza constituait-elle un endroit plus vuln&#233;rable qu'un autre ?&#8232;&lt;br&gt;&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Dans l'hypoth&#232;se d'une conspiration agissante, pourquoi son choix se serait-il port&#233; sur Dealey Plaza pour commettre l'attentat ?&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Fallait-il faire passer imp&#233;rativement le cort&#232;ge par Elm street pour rejoindre le Trade Mart ? &lt;br&gt;A la simple observation du r&#233;seau routier sur un plan de la ville, la fa&#231;on la plus simple de se rendre au Trade Mart &#233;tait de passer par l'itin&#233;raire emprunt&#233; par le d&#233;fil&#233; pr&#233;sidentiel le 22 Novembre 1963. Etait-ce pour autant n&#233;cessaire de faire venir le cort&#232;ge par Houston Street et l'obliger &#224; faire un quasi demi-tour avant de s'engager dans Elm street ? &lt;br&gt;
Non bien s&#251;r. Il exitait une autre solution. Trois rues convergent vers Dealey Plaza et sont parall&#232;les entre elles : Main street,&#8211; Elm street,et &#8211; Commerce street.&#8232;&lt;br&gt;La seule fa&#231;on de ne pas ralentir le cort&#232;ge aurait &#233;t&#233; de suivre Elm street. Il faut garder en m&#233;moire que la voiture apr&#232;s s'&#234;tre pratiquement arr&#234;t&#233; alors qu'elle quittait Houston street pour s'engager dans Elm street n'allait pas &#224; plus de 17 Km/h. En &#233;vitant ce virage &#224; plus de 150&#176;, la vitesse du v&#233;hicule n'aurait pas chut&#233; &#224; ce point et serait rest&#233;e constante. Ceci d'autant plus que le terme du d&#233;fil&#233; &#233;tait proche une fois le Triple Underpass franchi et que la foule &#233;tait plut&#244;t clairsem&#233;e le long d'Elm street.&#8232;Pour &#233;viter ce ralentissement un changement d'itin&#233;raire &#233;tait n&#233;cessaire d&#232;s que la limousine aurait atteint le centre ville apr&#232;s avoir travers&#233; les faubourgs de la ville.&#8232;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;Solution 1&lt;/strong&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt;
En empruntant Elm street &#224; son d&#233;but et non Main street, le chemin vers le triple underpass &#233;tait plus direct. La vitesse de la limousine aurait &#233;t&#233; constante, en passant au pied du Texas School Book Depository. La tache du tireur unique aurait &#233;t&#233; plus d&#233;licate puisque dans ce cas, il ne profitait pas de la d&#233;c&#233;l&#233;ration occasionn&#233;e par le virage &#224; 120&#176; sur la gauche de Houston dans Elm street.&#8232;C'&#233;tait &#233;galement le chemin le plus direct pour emprunter la bretelle de Stemmons, une fois le viaduc du chemin de fer d&#233;pass&#233;.&#8232;Toutefois, Elm street ne fut pas jug&#233; suffisante pour accueillir l'ensemble des gens susceptibles de se rendre sur place pour admirer le Pr&#233;sident et sa femme. Cette solution fut donc abandonn&#233;e.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;Solution 2&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_333 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L332xH212/trajet-b42be.jpg?1788723638' width='332' height='212' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;En poursuivant dans Main street vers le viaduc de chemin de fer, sans virer &#224; droite dans Houston street, la man&#339;uvre &#233;tait quasi impossible.&#8232;Dans l'absolu, au pris d'une man&#339;uvre d&#233;licate ou d'am&#233;nagements sp&#233;ciaux, il &#233;tait envisageable de rejoindre la bretelle de Stemmons depuis Main street, pour se rendre ensuite au Trade Mart par l'autoroute.&#8232;. Sur le sch&#233;ma ci-contre, l'itin&#233;raire orange aurait &#233;t&#233; alors obligatoire pour rejoindre l'autoroute de Stemmons &#224; laquelle on acc&#232;de directement en empruntant l'itin&#233;raire bleu, celui emprunt&#233; par le cort&#232;ge le 22 Novembre 1963. Cette solution d&#233;licate, contraire au code de la route aurait ralenti le cort&#232;ge, de la m&#234;me fa&#231;on. Faire une entorse code de la route &#233;tait possible. Eviter le ralentissement de la limousine ne l'&#233;tait pas, m&#234;me si certains avancent que la vuln&#233;rabilit&#233; du cort&#232;ge aurait &#233;t&#233; moindre, vu les possibilit&#233;s de cache r&#233;duite pour un tireur. Outre les difficult&#233;s &#233;voqu&#233;es, cette solution obligeait &#233;galement les autorit&#233;s &#224; interdire l'acc&#232;s de la ville par 2 art&#232;res principales. En toute logique, elle ne fut donc pas retenue.&#8232;La g&#233;om&#233;trie du r&#233;seau routier n'a pas chang&#233;. Quand on se rend sur place aujourd'hui, on prend bien la mesure de la difficult&#233; &#233;voqu&#233;e pr&#233;c&#233;demment.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_337 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.jfk-assassinat.com/local/cache-vignettes/L400xH300/convergence-75932.jpg?1788723638' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;La bretelle de la Stemmons freeway emprunt&#233;e par la limousine se trouve &#224; la droite du v&#233;hicule noir sur la photo. Notez jusqu'o&#249; la &#034;banane&#034; de s&#233;paration se prolonge et la difficult&#233; repr&#233;sent&#233;e par la man&#339;uvre qu'aurait du faire la limousine, venant de Main street, pour revenir sur ses pas et emprunter la bretelle de Stemmons.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;2 - En quoi Dealey Plaza constituait-elle un endroit plus vuln&#233;rable qu'un autre ?}&#8232;&lt;br&gt;Dealey Plaza &#233;tait le seul endroit du trajet offrant un espace aussi vaste o&#249; un ou plusieurs titreurs pouvaient se cacher tout en ayant le recul et la profondeur de champ n&#233;cessaires &#224; la r&#233;ussite de leur entreprise. L'&#233;tendue de ce point du parcours rendait difficile sa protection. Par ailleurs, la limousine pr&#233;sidentielle devait consid&#233;rablement r&#233;duire sa vitesse en 2 endroits : &lt;br&gt;&#8211; &#224; l'angle de Main Street et de Houston street ; &lt;br&gt;&#8211; au coin de Houston street et de Elm street.&#8232;En fin le cort&#232;ge devait passer sous un pont de chemin de fer, &#224; partir duquel un geste malveillant pouvait &#234;tre ais&#233;ment commis et de cet endroit la voiture pr&#233;sidentielle, se d&#233;pla&#231;ant &#224; faible vitesse, &#233;tait visible pendant un long moment par l'observateur anim&#233; de bonnes ou de mauvaises intentions. Cette remarque vaut &#233;galement, dans une moindre mesure il est vrai, pour quelqu'un post&#233; au sommet du Grassy Knoll. Ce n'est pas sans raison qu'Abrham Zapruder avait finalement opt&#233; pour un point de cette zone pour prendre son film.&#8232;La protection et la s&#233;curisation deDealey Plaza &#233;tait donc possible mais difficile &#224; r&#233;aliser. &lt;br&gt;L'objectif ne pouvait &#234;tre atteint que si l'on remplissait pr&#233;alablement les conditions suivantes : &lt;br&gt; &#8211; Exiger la fermeture de toutes les fen&#234;tres des immeubles donnant sur cette&#8232;vaste place et o&#249; un tireur pouvait s'embusquer ;&#8232;&lt;br&gt; &#8211; Poster des membres des services secrets en civil au sommet du Grassy Knoll et du Triple underpass ; &lt;br&gt; &#8211; Mettre en place des membres charg&#233;s de la s&#233;curit&#233; au sommet de tous les immeubles donnant sur la place ; &#8211; Proc&#233;der &#224; la fouille minutieuse de ces m&#234;mes b&#226;timents et en interdire l'acc&#232;s ou la sortie, sauf en cas d'urgence dans l'heure pr&#233;c&#233;dent l'arriv&#233;e du cort&#232;ge.&#8232;Force est de constater que toutes ces mesures, &#233;l&#233;mentaires pourtant, n'ont pas &#233;t&#233; prises, loin s'en faut.&#8232;Pour le moins la vuln&#233;rabilit&#233; de cette partie du trajet n'a pas &#233;t&#233; suffisamment prise en compte.L'absence, officiellement reconnue de membres des Services Secrets au sommet du Grassy Knoll par exemple a de quoi surprendre. Enfin confier cette mission d&#233;licate aux seuls organismes locaux fut une erreur lourde de cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;3 - Dans l'hypoth&#232;se d'une conspiration agissante, pourquoi son choix se serait-il port&#233; sur Dealey Plaza pour commettre l'attentat ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre les points faibles &#233;voqu&#233;s plus haut, Dealey Plaza offrait des avantages certains pour qu'une conspiration soit en mesure d'agir dans de bonnes conditions et avec de bonnes chances de r&#233;ussite.La topographie de l'endroit, l'espace, la profondeur de champ et la pr&#233;sence d'immeubles &#233;lev&#233;s et de points&#8232;strat&#233;giques (Grassy Knoll), disponibles sur cette place faisait de Dealey Plaza le seul endroit o&#249; il &#233;tait possible d'envisager : &lt;br&gt;&#8211; un tir crois&#233; mettant en sc&#232;ne plusieurs tireurs ; &#8211; une vue sur le cort&#232;ge pendant un long moment sans avoir &#224; se d&#233;placer et o&#249; l'observation de tous les &#233;v&#232;nements intervenant &#224; l'int&#233;rieur du cort&#232;ge et de la limousine &#233;tait facilit&#233;e ; &lt;br&gt;&#8211; la mise en place de guetteurs au points strat&#233;giques permettant la coordination de l'action des tireurs ; &lt;br&gt;&#8211; le ralentissement de la limousine permettant &#224; ces m&#234;mes tireurs d'ajuster une cible se d&#233;pla&#231;ant &#224; faible allure ; &#8211; la cache de plusieurs &#233;quipes de tir difficiles &#224; d&#233;tecter ; &lt;br&gt;&#8211; la proximit&#233; de voies ferr&#233;es et d'autoroutes dans l'environnement du Texas Scholl Book Depository et du Grassy Knoll offrait des possibilit&#233;s de fuite aux membres de la conspiration avant que les forces de l'ordre et les responsables de la s&#233;curit&#233;, en nombre insuffisant par ailleurs n'ait commenc&#233; &#224; r&#233;agir de mani&#232;re coordonn&#233;e et efficace.&lt;br&gt;
Enfin le passage sur Dealey Plaza intervenait &#224; la fin du parcours &#224; un moment ou la vigilance des membres charg&#233;s de la s&#233;curit&#233; rapproch&#233;e du Pr&#233;sident commencait &#224; s'emousser. Mis en confiance par le franc succ&#232;s rencontr&#233; par le d&#233;fil&#233; et sachant que le Trade Mart, le lieu du banquet, &#233;tait tout proche leur relatif relachement &#233;tait humain.&#8232;C'est la seule explication que l'on peut trouver &#224; leur apparente apathie au moment des coups de feu o&#249; seul Clinton Hill r&#233;agira de mani&#232;re professionnelle en se pr&#233;cipitant vers la limousine.&#8232;Evoquer la surprise pour expliquer leur manque de r&#233;action est &#224; la fois peu probable et insultant pour des professionnels de cette valeur et scrupuleusement s&#233;lectionn&#233;s.&#8232;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;4- Conclusions&lt;/strong&gt; : Une &#233;ventuelle conspiration n'&#233;tait pas sans ignorer tous ces &#233;l&#233;ments. Voyant tous les avantages offerts par les lieux et confort&#233;e dans son id&#233;e par les manquements des responsables de la s&#233;curit&#233; les jours pr&#233;c&#233;dents la venue du Pr&#233;sident et le 22 Novembre, elle ne pouvait r&#234;ver meilleures conditions.&#8232;Parfaitement au courant de l'itin&#233;raire suffisamment &#224; l'avance, elle disposait du temps n&#233;cessaire pour pr&#233;parer minutieusement son coup. A contrario, un changement de derni&#232;re minute aurait &#233;t&#233; un handicap pratiquement r&#233;dhibitoire. Nul doute qu'en pareil cas, une conspiration compos&#233;e de professionnels aguerris aurait diff&#233;r&#233; son entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;Pour toutes ces raisons l'hypoth&#232;se avanc&#233;e par Jim Garrisson ne peut &#234;tre retenue. Ceci d'autant plus qu'elle est contredite par les preuves mat&#233;rielles &#224; disposition (coupures de presse de l'&#233;poque). En revanche l'erreur commise aura bel et bien &#233;t&#233; de publier trop longtemps &#224; l'avance le parcours pr&#233;sidentiel. A n'en pas douter, cette publication ne pouvait qu'aider les membres d'une conspiration dans la mise en oeuvre de son crime.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les indices du Knoll</title>
		<link>http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?article4</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?article4</guid>
		<dc:date>2026-09-05T16:04:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre NAU</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avertissement : Cet article est reproduit ici avec la permission de l'auteur. Si la traduction m'appartient, le texte reste sa propri&#233;t&#233; exclusive et ne peut &#234;tre reproduit sans son autorisation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Peu de chose ont chang&#233; sur Dealey Plaza &#8212; si on pouvait ignorer les tours monolithes post&#233;rieures au Dallas de 1963 &#8212; qu'il est facile d'imaginer que le cort&#232;ge pr&#233;sidentiel est sur le point d'arriver. Le film de Zapruder est maintenant devenu bien connu du public, et il passe pour le film de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.jfk-assassinat.com/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;L'assassinat&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avertissement : Cet article est reproduit ici avec la permission de l'auteur. Si la traduction m'appartient, le texte reste sa propri&#233;t&#233; exclusive et ne peut &#234;tre reproduit sans son autorisation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;Peu de chose ont chang&#233; sur Dealey Plaza &#8212; si on pouvait ignorer les tours monolithes post&#233;rieures au Dallas de 1963 &#8212; qu'il est facile d'imaginer que le cort&#232;ge pr&#233;sidentiel est sur le point d'arriver. Le film de Zapruder est maintenant devenu bien connu du public, et il passe pour le film de meilleure qualit&#233; pris d'une position avantageuse proche de l'id&#233;al. Mais nous sommes &#233;galement au courant des s&#233;quences des suites, gr&#226;ce dans une bonne mesure &#224; la diffusion de film d'actualit&#233;s de qualit&#233; rapport&#233;s par plusieurs cameramen pr&#233;sents dans le cort&#232;ge. Ce sont les s&#233;quences qui ont &#233;t&#233; diffus&#233;es sur les r&#233;seaux de presse et qui ont d&#233;voil&#233; cette apr&#232;s-midi terrible.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;1 - La ru&#233;e vers le Knoll ! (monticule herbeux)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les moments imm&#233;diats de l'assassinat, de nombreux t&#233;moins et policiers se sont retrouv&#233;s dans le parc de stationnement plac&#233; au sommet de l'inf&#226;me Grassy Knoll. Leur pr&#233;sence est souvent cit&#233;e comme la preuve d'un assassin faisant feu de derri&#232;re la barri&#232;re.&#8232;La &#034; ru&#233;e &#034; vers le Knoll s'est r&#233;ellement produite plus d'une minute apr&#232;s les coups de feu, et a &#233;t&#233; d&#233;clench&#233;e par un motocycliste de la police de Dallas pr&#233;sent dans le d&#233;fil&#233;, Clyde Haygood, qui n'avait aucune connaissance pr&#233;alable de la direction du coup de feu. L'officier Haygood &#233;tait &#224; une distance d'un bloc quand il a entendu le premier des trois coups de feu. Apr&#232;s avoir d&#233;val&#233; Elm street, il s'&#233;tait arr&#234;t&#233; juste apr&#232;s avoir d&#233;pass&#233; la famille Newman qui s'&#233;tait allong&#233;e par terre, avait gar&#233; sa motocyclette, et avait couru pour rejoindre des policiers qu'il avait vu sur le pont de chemin de fer. Ce fut seulement alors que des gens commenc&#232;rent &#224; courir apr&#232;s lui, en pensant faussement qu'il &#233;tait aux trousses d'un coupable.&lt;br class='autobr' /&gt;
La &#034; ru&#233;e &#034; vers le haut du monticule &#224; travers le passage de la Pergola s'est produite encore plus tard. Des t&#233;moins &#233;minents tels que les Newmans n'ont pas commenc&#233;&#224; bouger pendant plus d'une minute ; Jean Hill n'a pas travers&#233; la rue avant plus de deux minutes.&#8232;La r&#233;action initiale de la plupart des personnes peu apr&#232;s le tir fut de se laisser tomber simplement par terre ou de chercher &#224; se prot&#233;ger. Plus tard, les rapports des m&#233;dias et les d&#233;clarations sous serment des t&#233;moins d&#233;crirent qu'ils avaient eu l'impression &#8212; peut-&#234;tre influenc&#233;s par la vue de Haygwood et l'acoustique pi&#232;ge de la Place &#8212; que des coups de feu semblaient provenir d'un secteur &#224; l'avant de la voiture.&#8232;Au commencement, le Grassy Knoll ne fut pas suspect&#233; par les chercheurs comme origine des coups de feu. Thomas Buchanan, dans son livre de 1964 &#034;Qui a tu&#233; Kennedy ?&#034; basait un coup de feu tir&#233; du &#034;viaduc du chemin de fer&#034; sur un &#034; impact de balle &#034; qui avait apparemment travers&#233; le pare-brise de la limousine. Seulement, quand la Commission Warren a d&#233;montr&#233; que le pare-brise ne pouvait seulement qu'avoir &#233;t&#233; frapp&#233; de l'int&#233;rieur (probablement par un fragment de plomb de la balle fatale) et rendit public le t&#233;moignage de Sam Holland, l'attention &#224; propos du knoll changea.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le monticule herbeux est devenu depuis un favori des chercheurs qui, &#224; partir de photographies prises de ce secteur, en ont d&#233;duit &#034;des assassins &#034; et des &#034; bouff&#233;es de fum&#233;e &#034;. En 1967 est venue l'annonce sensationnelle qu'une forme &#034; de tireur classique &#034; &#233;tait visible sur une image du film 8 mm de mauvaise qualit&#233; pris par Orville Nix. En moins de quelques mois, Josiah Thompson l'avait laiss&#233; de c&#244;t&#233;, notant le m&#234;me effet de mod&#232;le d'ombre sur une image prise longtemps apr&#232;s l'assassinat. En 1965, le critique David Lifton avait &#233;tudi&#233; des copies du clich&#233; Polaro&#239;d de Moorman qui comprenait une grande partie du Grassy Knoll, &#224; l'approche du coup de feu fatal. Lifton pensait qu'un des buissons du monticule constituait un abat-jour artificiel pour un tireur embusqu&#233;.&#8232;En 1976, encore une autre forme apparaissait &#224; partir d'ombres pr&#233;sentes sur un agrandissement du clich&#233; de Moorman, dans le livre de Robert Groden : JFK L'affaire de la conspiration. De la m&#234;me image, les chercheurs Texans Gary Mack et Jack White pr&#233;sent&#232;rent une forme qu'ils appel&#232;rent le &#034; Badgeman &#034; dans le documentaire TV de 1988 &#034;Les hommes qui ont tu&#233; Kennedy&#034;. Cette m&#234;me ann&#233;e, &#224; la demande de la NOVA, les techniciens du MIT ont analys&#233; la forme, en concluant &#034; qu'il fallait faire preuve d'une certaine imagination &#034; pour l'assimiler &#224; une silhouette humaine.&#8232;Une forme sur le knoll fut confirm&#233;e comme &#233;tant humaine ; la silhouette du &#034;Black Dog Man &#034; du mur de sout&#232;nement de la Pergola vue sur les photographies de Willis et de Betzner alors que la limousine descend Elm street. Des critiques ont fait grand cas de cette forme, certains m&#234;me sugg&#233;rant qu'elle tenait un &#034; fusil&#034;. Mais une interview oubli&#233;e depuis longtemps de Marilyn Sitzman par Josiah Thompson d&#233;termina que la forme &#233;tait tout &#224; fait b&#233;nigne.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;2 - Qui &#233;tait le Black dog man&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le livre de Robert Groden , &#034;Meurtre d'un Pr&#233;sident&#034; de 1993 offre des agrandissements du clich&#233; polaro&#239;d de Moorman, et des films de Muchmore et de Nix qui pr&#233;tendent montrer le Black Dog Man au coin du mur de sout&#232;nement. Dans un &#233;pisode de Geraldo en 1991, Groden pr&#233;senta une s&#233;quence du film de Nix montrant &#034; un objet bronze color&#233; inclin&#233; vers le bas et vers la gauche &#034;, comme la preuve de l'activit&#233; suspecte du Black Dog Man.&#8232;Ce programme s'ouvrait sur un ancien direct de Dealey Plaza qui comprenait une des derni&#232;res interviews de la d&#233;funte Marilyn Sitzman, la secr&#233;taire qui retenait Abraham Zapruder pendant qu'il filmait arc-bout&#233; sur un mur de sout&#232;nement de la Pergola. Se dirigeant vers le coin du mur de sout&#232;nement, Sitzman se rappellait : &#034; Voil&#224; ce qui arriva, il y avait un couple assis ici sur un banc du parc et il a laiss&#233; tomber une bouteille d'eau gazeuse, juste apr&#232;s que la voiture s'en soit all&#233;e sous le Triple Underpass. Et quand cette bouteille d'eau gazeuse a frapp&#233; le ciment, cela nous a en quelque sorte r&#233;veill&#233;s. Et M. Zapruder et moi-m&#234;me nous tenions toujours ici. Tous les autres s'&#233;taient couch&#233;s &#224; plat. Et ensuite tout ce dont je puis me rappeler, et qui passa par mon esprit : &#034;Qu'est ce que je fais debout ici ? &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les mouvements sur le film de Nix que Groden montra plus tard au cours du m&#234;me programme, ressemblent &#224; l'&#233;v&#233;nement rappel&#233; par Sitzman. Le couple &#233;tait parti quand Zapruder fit un panoramique au-dessus du mur de sout&#232;nement quelques secondes plus tard , s'&#233;tant sauv&#233; &#034; vers l'arri&#232;re&#034;. Deux ans apr&#232;s, Groden n'avait toujours pas reli&#233; le couple &#224; la forme grenue du mur de sout&#232;nement qu'il mettait en avant de la mani&#232;re la plus suspecte dans &#034;Le meurtre d'un Pr&#233;sident&#034;. Ni, apparemment, mentionn&#233; le soin de Josiah Thompson pour associer le couple que Sitzman lui avait d'abord d&#233;crit en 1966 au &#034;quatri&#232;me&#034; coup de feu errant rappel&#233; par le t&#233;moin figurant dans son livre de 1967 &#034;Six secondes &#224; Dallas&#034;. Sam Holland, contr&#244;leur de signaux de chemin de fer pour l'Union Terminal Railroad, qui avait &#233;t&#233; t&#233;moin de l'assassinat en haut du Triple Underpass. Sitzman parla &#224; Thompson d'un jeune couple noir qui d&#233;jeunait et buvait des cokes sur un banc derri&#232;re le mur de sout&#232;nement. Quand le cort&#232;ge pr&#233;sidentiel est arriv&#233;, les photographies de Willis et de Betzner montr&#232;rent qu'il s'&#233;tait replac&#233; pr&#232;s du coin du mur, se penchant apparemment avec leurs coudes sur le mur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sitzman se souvenait d'avoir entendu &#034; un &#233;crasement de verre et j'ai regard&#233; l&#224;-bas et les gosses ont jet&#233; par terre leurs bouteilles de coke, ils les ont juste jet&#233;es par terre. &#034; Sa description de la bouteille en train d'exploser &#233;tant &#034;c'&#233;tait beaucoup plus fort que les coups de feu &#034; et la possibilit&#233; que la lumi&#232;re du soleil se soit refl&#233;t&#233;e sur les tessons de bouteilles en vol expliquerait la d&#233;claration de Holland relative &#224; un tir et &#224; une bouff&#233;e de fum&#233;e sur le Knoll.&#8232;Thompson ne la reconna&#238;t pas, mais une raison probable pour qu'Holland ait regard&#233; vers le secteur du knoll en premier lieu r&#233;sidait dans le fait que &#8212; de la position o&#249; se trouvait Holland sur le pont du chemin de fer &#8212; la fen&#234;tre d'Oswald apparaissait&#8232;indistinctement au-dessus de celui-ci (le Knoll). Holland pensa plus tard qu'il pouvait distinguer trois coups de feu venant &#034; de l'extr&#233;mit&#233; nord de Houston street&#034;, &#233;galement &#224; proximit&#233; de la fen&#234;tre d'Oswald.&#8232;Le coup de feu suppos&#233; de Holland venant de &#034; dessous les arbres &#034; est une d&#233;viation de la bouteille de coke en train d'&#233;clater.&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;v&#233;lation de Sitzman &#224; Thompson a &#233;t&#233; red&#233;couverte par l'archiviste du Massachusett Richard Trask en 1985, qui &#034; en 1991 avait localis&#233; la photo du banc et remonta le sc&#233;nario du couple de noirs.&#8232;Le livre &#233;v&#232;nement de Trask en 1994, &#034;Des images de douleur&#034;, &#233;dite une image prise l'apr&#232;s-midi de l'assassinat par le photographe du Dallas Morning News Johnny Flynn montrant : &#034; deux hommes habill&#233;s simplement, l'un avec un bloc-notes st&#233;nographique &#224; la main, en train de se pencher et examinant un sac de d&#233;jeuner en papier , et un emballage portant l'inscription 'Tom Thumb &amp; buns 25 cents&#034;. Les restes de d&#233;jeuner reposent sur une lamelle de banc en m&#233;tal d'apparence &#233;trange dispos&#233;s perpendiculairement au mur en b&#233;ton et pr&#232;s du passage conduisant aux escaliers du Knoll. Le couple de noirs n'a jamais &#233;t&#233; identifi&#233;s &#8212; ils peuvent tr&#232;s bien &#234;tre &#034; l'insaisissable arme &#224; feu fumante&#034; requise pour r&#233;soudre le pr&#233;tendu &#034; grand myst&#232;re &#034; de l'assassinat de Kennedy.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;3 - Fum&#233;e et miroirs&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les coll&#232;gues de Holland sur le pont de chemin de fer ont &#233;galement d&#233;crit de la &#034; fum&#233;e &#034; mais portent un regard plus &#233;troit. Austin Miller a localis&#233; l'incident &#034; venant d'un groupe d'arbres situ&#233;s au Nord d'Elm street outre les voies de chemin de fer. &#034; C'est le groupe d'arbre, du mur de sout&#232;nement, d&#233;crit par Holland. Miller t&#233;moigna : &#034; je me suis retourn&#233; et ai regard&#233; vers le &#8212; il y a une petite place qui se trouve sur la colline. J'ai regard&#233; par dessus pour voir s'il y avait quelqu'un qui avait jet&#233; un p&#233;tard ou quoique ce soit d'autre. &#034; La petite place&#034; est la structure en b&#233;ton de la pergola, qui comprend le mur de sout&#232;nement. Rien au sujet d'un tir au niveau de la barri&#232;re.&#8232;James Simmons la localisa &#034; pr&#232;s du remblai devant le TSBD. &#034; Le mur est plus &#233;troit et plus &#034; en face du TSBD &#034; que la barri&#232;re. En 1966, Simmons d&#233;clara &#224; Mark Lane qu'elle &#034; &#233;tait venue de la gauche et face &#224; nous, vers la barri&#232;re en bois, et qu'il y avait un bouff&#233;e de fum&#233;e qui venait de dessous les arbres se trouvant sur le remblai. &#034; Simmons se tenait &#224; c&#244;t&#233; de Holland &#8212; le seul faisceau d'arbres visibles de leur position avantageuse &#233;tait celui d&#233;crit plus tard par Holland.&#8232;Marilyn Sitzman &#233;tait beaucoup plus pr&#232;s du coin de la palissade en bois qu'Holland, pourtant, le seul &#233;v&#233;nement peu commun qu'elle avait not&#233; r&#233;sidait dans la bouteille qu'avait fait &#233;clater le couple de noirs &#8212; rien au sujet d'un coup de fusil. Le m&#234;me jour elle d&#233;clara &#224; un d&#233;tective de la police que les coups de feu provenaient du d&#233;p&#244;t.&#8232;De m&#234;me, Emmett Hudson, le jardinier de Dealey Plaza, se tenait &#224; mi-chemin vers le haut des marches menant au knoll, et n'entendit rien de semblable &#224; un tir venant de la barri&#232;re, se trouvant &#224; quelques pieds derri&#232;re lui. Hudson clarifiera pour le HSCA qu'il a voulu dire le d&#233;p&#244;t quand il avait d&#233;crit les coups de feu comme venant de &#034; derri&#232;re &#034; lui ; les critiques avaient abus&#233; de lui en qualit&#233; de t&#233;moin du deuxi&#232;me tireur pendant des ann&#233;es.&#8232;La &#034; brume l&#233;g&#232;re de coups de feu&#034; qu'introduit Groden &#224; la page 204 de &#034;Meurtre d'un pr&#233;sident&#034; est, naturellement, un &#233;clat de feuille morte comme mieux indiqu&#233; dans un agrandissement &#224; la page 46. Il y a peu de doute pour que ce que David Lifton pr&#233;tend &#234;tre la &#034; fum&#233;e &#034; sur une image du film de Nix soit simplement l'ombre d'un arbre sur la partie ensoleill&#233;e du mur de sout&#232;nement, plus clairement visible sur les clich&#233;s de Moorman et de Bond. Le film de Nix, cependant, a nettement saisi le mouvement d'oscillation de la bouteille en train de se casser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plusieurs des t&#233;moins qui ont indirectement vu ou entendu la bouteille se casser et les formes fonc&#233;es du couple fuyant imm&#233;diatement la sc&#232;ne tout naturellement ont associ&#233; les &#233;v&#233;nements du mur &#224; l'explosion de la t&#234;te du Pr&#233;sident tellement proche. L'insistance de t&#233;moins qui d&#233;claraient avoir vu une &#034; bouff&#233;e de fum&#233;e, &#034; le jugement instantan&#233; des m&#233;decins de Parkland relatif &#224; des coups de feu frontaux, le couple de noirs qui ne s'&#233;tait pas pr&#233;sent&#233; &#8212; et plus tard, le mouvement de la t&#234;te vers l'arri&#232;re tel qu'on peut le voir sur le film de Zapruder &#8212; laiss&#232;rent le Grassy Knoll ouvert &#224; toutes sortes de sp&#233;culations.&#8232;La c&#244;t&#233; triste de la chose est que Sam Holland donnait une impression d'honn&#234;tet&#233; de ce qu'il avait vu que des critiques plus tard l'ont fa&#231;onn&#233; pour l'adapter &#224; leurs ordres du jour.&#8232;Josiah Thompson a eu l'occasion en 1966 de demander &#224; Holland si la &#034; bouff&#233;e de fum&#233;e &#034; pouvait avoir &#233;t&#233; caus&#233;e par l'&#233;clatement de la bouteille rappel&#233; par Sitzman, mais cela aurait remis en cause son hypoth&#232;se d'un double-impact simultan&#233; sur la t&#234;te du Pr&#233;sident. Ironiquement, Sam Holland s'&#233;tait plaint &#224; Thompson &#224; propos du subterfuge d'un nom d'emprunt employ&#233; par Mark Lane pour gagner une entrevue. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; sh&#233;rif adjoint pendant 17 ann&#233;es, Holland avait enqu&#234;t&#233; sur Thompson avec son vieil ami, le sh&#233;rif Bill Decker du comt&#233; de Dallas. La cr&#233;dibilit&#233; de Thompson &#233;tait sans aucun doute augment&#233;e par le fait qu'il &#233;tait le consultant sp&#233;cial du magazine Life &#224; propos de l'assassinat.&#8232;Au travers des propos de Thompson, Holland se plaignait que des critiques : &#8220;lui avait menti au sujet de l'utilisation qu'ils feraient de ses d&#233;clarations et l'avaient sans cesse harcel&#233;, essayant de prouver un point et puis un autre&#8221;. Ainsi la premi&#232;re partie de la soir&#233;e a &#233;t&#233; pass&#233;e &#224; panser les blessures dont Holland avait soufferte au cours des entrevues ant&#233;rieures. &#034; En d&#233;pit des assurances que Thompson &#034; souhaitait ne parler d'aucun cas particulier, &#034; Thompson admet un point : &#034;L' histoire de Holland fut adapt&#233;e au dernier morceau d' un puzzle&#8230; dont j'en avais per&#231;u la forme pour la premi&#232;re fois cinq mois plus t&#244;t. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;justify&#034;&gt;&lt;strong&gt;4 - Newman et le parapluie &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les d&#233;clarations sous serment du couple de Newman faites le 22 Novembre 1963 ont &#233;t&#233; &#233;dit&#233;es dans le volume XIX des auditions ; pour &#234;tre d&#233;natur&#233;es par la suite par des critiques tels que Meagher, Thompson et Marrs. Ce ne fut qu'en 1984, dans une production TV &#034;Le proc&#232;s de Lee Harvey Oswald&#034; que Vincent Bugliosi a simplement demand&#233; &#224; William Newman d'en dire un peu plus &#224; propos du &#034; jardin juste derri&#232;re moi &#034; qui apparaissait dans sa d&#233;claration sous serment du 22 novembre 1963. Newman indiqua le secteur se trouvant &#224; l'est de la Pergola ; c'est &#224; dire l'espace am&#233;nag&#233; en parc entre le D&#233;p&#244;t et la position de Newman le 22 novembre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans sa d&#233;claration sous serment, Newman pensait que les coups de feu &#233;taient venus de la direction du d&#233;p&#244;t, mais &#233;tait incertain quant &#224; l'altitude &#224; laquelle se trouvait le tireur et il avait ainsi regard&#233; &#224; un endroit plus haut que le &#034;jardin. &#034; La photo de Moorman montre que la barri&#232;re sur le Knoll herbeux est situ&#233;e plus vers la droite de Newman que vers l'arri&#232;re, tandis que le &#034; jardin &#034; &#8212; et le d&#233;p&#244;t &#8212; sont plus en arri&#232;re. Pour les millions de spectateurs du film de Zapruder, il s'av&#232;re au commencement que, d'apr&#232;s les dires de Newman, un coup de feu &#034; avait frapp&#233; le Pr&#233;sident du c&#244;t&#233; de la tempe. &#034; La conclusion de l'autopsie et la d&#233;couverte du mouvement vers l'avant aux vues 312-313 du film de Zapruder montrent que l'explosion de la partie sup&#233;rieure droite du cr&#226;ne &#233;tait r&#233;ellement une blessure de sortie. Dans le film JFK, un homme avec un parapluie au c&#339;ur de Dealey Plaza joue le r&#244;le de signal visuel pour les &#233;quipes charg&#233;s de l'assassinat. Non, Stone n'a pas invent&#233; ceci ; il y avait un homme agitant un parapluie ouvert de haut en bas lorsque la limousine l'a d&#233;pass&#233;. Mais ce que Stone a laiss&#233; de c&#244;t&#233; c'est que l'homme a &#233;t&#233; identifi&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans son t&#233;moignage devant le Comit&#233; (HSCA), Louie Steven Witt rappela son action symbolique de protestation sur Dealey Plaza &#224; l'aide d'un parapluie. A beaucoup de chercheurs, Witt offrit le type d'explication innocente que Thompson avait qualifi&#233; de &#034; tr&#232;s probable &#034; en 1967. Il y avait un autre protestataire, avec un panneau manuscrit de l'autre c&#244;t&#233; d'Elm street par rapport &#224; Witt. Witt et cet homme, comme beaucoup d'autres, se sont attard&#233;s sur Dealey Plaza longtemps apr&#232;s l'assassinat. Witt a indiqu&#233; au Comit&#233; qu'il avait voulu railler Kennedy, puisque le parapluie &#233;tait cens&#233; symboliser la sympathie de Joseph Kennedy pour les tentatives de paix de Neville Chamberlain en vue de calmer l'Allemagne avant le d&#233;but de la deuxi&#232;me guerre mondiale. Le fameux &#034; paix pour notre &#233;poque&#034; de Chamberlain avait &#233;t&#233; lu &#8212; devant les cam&#233;ras et appareils de photo &#8212; sous un parapluie et dans un a&#233;roport par jour de pluie. Au cours de la campagne de s&#233;duction aupr&#232;s des d&#233;l&#233;gu&#233;s le jour o&#249; JFK avait obtenu sa nomination en 1960, Lyndon Johnson avait r&#233;primand&#233; le p&#232;re de son adversaire, en disant &#034; je n'ai jamais &#233;t&#233; un homme parapluie de Chamberlain. &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Des critiques ont indiqu&#233; que Witt avait dit qu'il n'avait pas vu &#034; le coup de feu port&#233; au Pr&#233;sident ou ses mouvements &#8220;parce que Witt &#233;tait occup&#233; &#224; marcher vers le trottoir et &#224; lever le parapluie&#8221;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des photographies montrent que l'homme au parapluie &#233;tait d&#233;j&#224; post&#233; sur le trottoir avec un parapluie en position haute, et avait ainsi une vue claire de l'arriv&#233;e du d&#233;fil&#233; pr&#233;sidentiel. Mais il faut consid&#233;rer la dynamique du moment, telle que la possibilit&#233; que les premiers et deuxi&#232;mes coups de feu aient d&#233;tourn&#233; l'attention de Witt vers le d&#233;p&#244;t alors que le Pr&#233;sident approchait. Il faut se rappeler que Witt &#233;tait sur Dealey Plaza pour protester contre le Pr&#233;sident &#8212; au dernier moment, Witt pouvait avoir vu les agents des Services Secrets et Mme Kennedy, et r&#233;aliser l'absurdit&#233; de sa protestation idiote, et n'aurait pas pu faire face au Pr&#233;sident. Des ann&#233;es apr&#232;s, il ne pouvait pas se rappeler de la s&#233;quence exacte. L'aveu de Louie Witt aurait du achever la sp&#233;culation &#224; propos de l'homme au parapluie. Comme d'autres candidats &#224; la conspiration, de tels mythes ont la vie dure parmi la communaut&#233; des critiques. Ce peut &#234;tre les principes incertains et l'analyse perverse d'auteurs conspirationnistes partisans du &#034; fusil fumant &#034; dans ce cas-l&#224;. Ils continuent &#224; mener des millions de personnes &#224; une chasse &#224; l'oie sauvage sur le sommet du Grassy Knoll.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour plus d'information, visitez le site de :&#8232;Jerry Organ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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